Gestion des liens dans Ulysses III

Je poursuis mon test lent de Ulysses et Daedalus. Une chose est certaine : les créateurs de Ulysses ont ce qu’on peut appeler une vision de ce que doit être leur produit et de la façon dont on doit l’utiliser. Ce qui explique certains choix radicaux.

Mais où faut-il tracer la limite entre cette volonté de bien faire et se mêler de ce qui ne vous regarde pas ? J’ai ainsi été très surpris de découvrir que Ulysses III modifiait les liens dans les fichiers que j’importais — qu’il réécrivait mon texte — pour les gérer à sa sauce via des renvois en bas de page.

Quid
À gauche, le fichier dans TextMate, comme je l’ai écrit. À droite, le fichier ouvert dans TextEdit après avoir d’abord été importé dans Ulysses. Tous les liens ont été placés en bas de page. WTF?

Ça peut sembler un détail, et ça peut parfaitement convenir à votre façon de bosser, ce n’est pas mon cas — j’ai essayé de gérer les liens de cette façon, ça ne me convient pas.

Peu importe les motivations “techniques” derrière cette décision. Est-il excessif d’assumer que je sois assez intelligent — plus intelligent qu’une application — pour décider moi-même de la façon dont je souhaite écrire ? Notez que la question est de pure forme : je connais la réponse 😉

Bon, je ne compte pas utiliser Ulysses pour blogger (ce qui explique que je n’ai vu ça que maintenant). Ce n’est donc pas un souci que je devrais supporter, mais ça reste une décision qui dépasse de loin les… pouvoirs… que j’accorde à une application.

6 comments » Write a comment

  1. !!!!! Pour ma part, ce rangement — pripre en ordre comme disent mes cousins hélètes — me convient très bien…

    Justement, il me permet de (re)lire mon texte sans (re)passer sur des parties de texte qui ne sont que les URL de mes citations ou de mes renvois… De plus, mes notes en bas de page sont également en pied rangées.

    Bref, à l’inverse de ta réaction, cela ne me dérange pas plus que l’usage de l’excellent outil fuckyeahmarkdown pondu par Brett qui procède de même lors de la récupération d’une page HTML en Markdown…!

    Plus encore, je trouve que cela a un effet secondaire astucieux, celui de rappeler que l’on peut employer “n” fois dans un doc la même URL sans la copier coller — à chaque fois — inextenso dans le texte… J’aime bien cette gestion des HUD.

    Aussi, je ne m’offuque plus de ce nettoyage de mon code dans la mesure où il me permet de distinguer sans souci ce qui est mon texte (à moi…!) de la zone des URLs, etc. Mais bon, c’est mon avis et le je le partage avec moi-même (et trois, c’est pas trois fois rien…!).

    • Ça peut sembler un détail, et ça peut parfaitement convenir à votre façon de bosser, ce n’est pas mon cas — j’ai essayé de gérer les liens de cette façon, ça ne me convient pas.

      … d’où mon billet. On a le droit de me trouver bordélique, mais personne n’a le droit de m’obliger à faire le ménage 😉

  2. je m’étais aperçu de cette bizarrerie mais quand je veux envoyer sur mon blog, je fais un “save as” html et je copie-colle directement, donc processus invisible ? suis plus gêné sur Ulysse par absence gestion des insécables et autres finasseries typo – quand je passe à l’étape “finition” suis obligé transférer sur Pages, et mon dossier Ulysse est condamné à rester à l’état de brouillon par contre, à 6 semaines d’utilisation, avec maintenant un gros paquet de textes divers dans l’arborescence, je continue à penser que c’est l’événement essentiel qui m’est arrivé côté TdT avec le Rédacteur/Atari en 1988, Word sur PowerBook 145 en 1993 et passages à Pages en 2008 – vraiment un déverrouillage mental

    • vraiment un déverrouillage mental

      Oui, c’est également un peu mon sentiment. Et c’est aussi pour ça que je ne le lâche pas, malgré tout ce qui ne me plaît pas. Un peu comme l’a été Notational Velocity sur OS X : une façon de de ne plus penser à l’outil, d’être au contact direct du texte 😉