Droit à l’image

« Reconquérir le droit à l’image du photographe, c’est un élément fondamental au Québec »… et ailleurs aussi 😉

On en a déjà parlé, mais on ne le dira jamais assez.

Pour l’anecdote, cet été j’ai utilisé l’appareil photo une seule fois (!) dans un lieu public. C’était au Jardin du Luxembourg pour photographier une table vide. A une heure où il n’y a pas grand monde.

table échiquier au Jardin du Luxembourg

Et même ça ça m’a valu d’être interpellé sans amabilité par un inconnu :

– « Je ne veux pas être photographié ! »

Après un instant je réalise qu’il s’adresse et moi (je ne photographiais même pas dans sa direction). J’ai eu beau lui répondre que je photographiais seulement cette table, il a lourdement insisté. Toujours aussi aimable et apparement sidéré qu’on puisse prendre une table en photo (j’ai pas dit que la photo était réussie ;-)).

Lassé, je lui ai demandé :

– « Pourquoi voudrais-je vous photographier ? »

La question n’est pas que méchante. Quand on connait les désagréments possibles du simple fait de les prendre en photo, on en vient à se demander si vraiment il n’y a rien de plus intéressant que « les gens ».

La photographie numérique remet salement en cause la durée de vie des photos (les CD ou DVD jaunissent assez mal dans les boîtes à chaussures)… mais c’est peut-être un détail insignifiant, car il n’y a plus grand chose de photographiable.

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