Vous êtes bizarres, mais c’est comme ça que je vous aime le plus

On discutait hier, avec @urbanbike, de mon annonce pas fracassante de ne plus utiliser Twitter et, surtout, de ce qui l’avait motivée : ma fatigue d’entendre un bruit de fond qui ressemblait de plus en plus à celui d’une cour d’école. Marre de me faire “gendarmer” par des personnes qui s’imaginent que pouvoir coller mon nom derrière un @ faisait de nous de vieux amis — en gros, je lui ai expliqué que je regrettais de laisser tomber Twitter et les personnes avec qui j’aimais discuter, mais que bon, hein, marre quoi. (Je résume.)

Il n’était pas d’accord — avec ma décision d’envoyer valser Twitter, pas avec le constat que les cons sont pénibles aussi sur Twitter — mais c’est un email reçu cette nuit qui m’a fait tilter et fait changer d’avis.

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Parfois, la pub ça dit pas que des conneries

Une recherche de “Fisher Space Pen”, mon stylo-bille de prédilection, sur Amazon.fr, affiche cette pub :

Fisher

Y a un peu de ça, quand même : jouet pour les geeks, mais — d’être comparé à un bébé qui s’amuse avec de gros cubes ou, en l’occurrence, avec une ellipse presque parfaite — cela ne me fera pas changer de stylo bille pour autant.

Img 3198.jpg

Après toutes ces années, j’utilise toujours le même — un peu plus cabossé — que je trouve toujours aussi pratique. J’utilise aussi les recharges de marque Fisher (bleu fin)

Et cette fois — vu que vous avez été nombreux à judicieusement me reprocher de ne pas l’avoir fait dans le précédent billet et parce que ça ne coûte rien à personne — je vous propose des lien sponsorisés, si vous comptez acheter le Fisher en noir mat, ou en argent (et pour la recharge).

Avec ou sans Fisher — écrivez.

Pourquoi j’arrête Twitter

Comme les commentaires du blog, que j’ai fermés il y a quelques mois, j’ai pris la décision d’arrêter d’utiliser mon compte Twitter personnel.

Ce n’est pas une bouderie — même si certains ne manqueront pas de le dire avec un petit air méprisant, le sourire en coin.

Ce n’est pas non plus parce que vous m’emmerdez. Au contraire, c’est parce que je m’intéresse à ce que vous (me) dites.

Et parce que j’écoute, je suis aussi obligé d’entendre des choses que je préférais ne pas entendre. Soit que ça me fasse du mal, soit que ça me fasse douter au pire moment, soit que ce soit juste un peu trop bête ou un peu trop méchant pour moi.

Toutes les (nombreuses) choses intéressantes, intelligentes, sympas, amusantes, gentilles, etc., que j’entends également sur Twitter, ne compensent pas ça. Malheureusement.

Et les filtres dont dispose Twitter ne sont pas assez intelligents pour tout bloquer. Malheureusement aussi.

En clair si, comme certains, je me foutais complètement de vous et que je cherchais juste à gagner des followers, je continuerais à tweeter et j’ignorerais ce qui me gêne. Ce n’est pas le cas.

Quand je me suis mis sur Twitter, en 2007 si je me souviens bien, c’était un outil génial pour discuter de façon informelle — et sans se prendre la tête en se demandant si on était politiquement correct. C’était aussi une façon d’échanger avec enthousiasme.

Récemment, les conversations ont changé de ton, me laissant l’impression d’être dans une salle de classe avec de bons élèves qui passent leur temps à faire la morale aux autres et à leur expliquer comment bien faire, en l’absence du prof.

Les échanges de liens, les RT, eux-mêmes ont changé : d’une façon de partager l’info qui nous excitait, c’est devenu une monnaie, un troc ou je ne sais quoi un « je te donne de ma visibilité, si tu me donnes de la tienne ». Ou un truc du genre. Bof, quoi.

Bref, autant Twitter avait toujours été le premier truc que je démarrais chaque matin, avant même le petit-déj, parce que je savais que j’y trouverais des trucs stimulants. Autant, depuis quelque temps j’y allais en traînant les pieds, et de mauvaise humeur en me demandant ce qui m’attendait et quelle non-information allait être la plus RT. Ça s’est remarqué, que j’étais de mauvaise humeur, je crois.

Or, si j’aime bien râler — c’est l’occasion de s’amuser — je n’aime pas être de mauvaise humeur : ça n’aide pas à avoir envie de faire des choses, ni à les faire avec le sourire.

Je ne peux pas empêcher Twitter d’évoluer dans la direction que ses utilisateurs choisissent de lui donner. Mais j’ai le choix de ne pas y participer.

Merci pour chaque bon moment.

Le compte Twitter de @tiaaftmag reste actif, bien entendu.

Quant à moi, je reste joignable par email et sur app.net. Oh, je continuerai à lire les comptes Twitter de certains.

iPad Mini, un constat qui n’intéresse que moi (et Apple)

Le dessin est bien la seule activité qui me fait regretter d’avoir échangé mon iPad 3 contre un mini (plus de pixels, plus de place pour dessiner sans scroller). Pour le reste, le mini reste le meilleur iPad que j’ai jamais eu entre les mains.

[Ici, on entend de la musique étrange, jouée à la clarinette par le sosie d’un des frères Bogdanoff; le sosie de l’autre frère s’occupant des effets de lumière psychédélique]
Message subliminal en direction de Apple : magne-toi de sortir un mini Retina, merci.
[Les sosies des frères Bogdanoff quittent la scène]

Contrôle de versions, on y trempe le bout du pied

Quand on mentionne les outils de contrôle de versions à un auteur — un auteur qui sait déjà ce que c’est, ce qui relève hélas encore de l’exception — il a tendance à imaginer un bidule complexe, un truc de geeks.

Il n’a pas tort. Même si Versions, l’outil de Apple, a beaucoup amélioré ça en le rendant simple et intuitif. Ou encore un outil en ligne comme draftin qui est juste superbe.

Malheureusement, il y a quelques petites choses qui peuvent gêner avec Versions :

  • Cela ne fonctionne qu’avec certaines applications, notamment pas avec TextMate.
  • On ne contrôle pas la façon dont les versions sont préservées
  • Les versions sont locales, liées à une machine. Impossible de gérer les versions d’un fichier modifié sur plusieurs machines.
  • Et, bien sûr, cela ne fonctionne que sur Mac.

Ou avec draftin :

  • C’est en ligne seulement (je suis souvent déconnecté), et il faut importer tous les fichiers que l’on veut suivre.
  • Le gestionnaire d’importation n’est pas à la hauteur : lent et très limité.
  • Il ne reconnait que quelques extensions (pas les .markdown, que j’utilise depuis des années, pas de pot). J’en ai parlé avec le dev, il est conscient que c’est un souci.

J’y reviendrai un de ces quatre, car je trouve ces deux outils absolument passionnants. En attendant, je voulais juste signaler à celles et ceux qui se poseraient la question que ce n’est pas sur eux que je compte pour garder des versions de mon travail.

J’utilise Mercurial — un outil (gratuit) de contrôle de versions pour les programmeurs, en ligne de commande donc : un truc de geek effrayant… encore plus pour ceux qui connaitraient des geeks et qui souviendraient de termes barbares qu’ils emploient, comme “branches”, “forks”, “merges”, “conflits”, etc.

Brrr.

Sauf que cette complexité n’est pas obligatoire. Read more →