Archéologie

Je viens de tomber sur un billet que j’ai publié en 2002. Une éternité !

C’est à propos de la signification du mot “hyperlien”.

On a le droit d’être curieux de soi, n’est-ce pas ? 😉

Vous pouvez le lire ici.

En dehors de toute critique de pertinence, je n’ai pas assez (pas du tout) insisté sur le caractère potentiellement constructif des entraves…

Préhisto-Palm

Le Palm des hommes de cro-magnon. Une découverte révolutionnaire.

Vous saurez tout sur le site de PDACool, et en français ma bonne dame.

N’empêche je me pose une question à la lecture de cet article passionnant : où diable les cro-magnons rangeaient-ils leur Palm ? La poche (de chemise ou de pantalon) n’existait pas encore, non ?

La prochaine version du PDF joue le tout sécuritaire

Numilog nous propose un sondage sur son site web afin de connaître le format que nous préférons utiliser. Je viens d’y répondre et quelque chose me chiffonne…

Selon cet article (en anglais) publié sur CNET.com,la prochaine version du format PDF devrait apporter quelques innovations croustillantes au niveau sécuritaire.

* Meilleur contrôle des autorisations de lecture par utilisateur, définitions personnalisées des actions autorisées et quand elles seront accessibles. Vous imaginez un roman électronique qui ne soit lisible qu’en dehors des “heures de bureau” ? Je plaisante… euh… je plaisante ?

* Possibilité d’autoriser, ou non, la lecture du fichier sans exiger une authentification à un serveur, je cite :

Administrators can even define a “lease period,” within which the recipient has limited rights to use a document without checking in with the server, allowing workers to be more productive offline.

* Il y a surtout cette très belle option qui va permettre de signaler au programme de lecture que la version X du fichier actuellement installée sur l’ordinateur n’est plus bonne, qu’il faut la supprimer et demander à l’utilisateur de recharger la version à jour !

Permissions can also be changed as the nature and use of a document changes, Landwehr said. These include “shredding” instructions that destroy an obsolete version of a document and instruct the recipient to retrieve the current version.

* * *

Avec une belle grosse dose d’amour pour nos frères et soeurs humains, on pourrait se dire que “personne ne voudra adopter une politique des droits aussi contraignante pour le lecteur, aussi humiliante et aussi peu respectueuse de cet espace personnel, à défaut d’être privé, qu’est le disque dur de l’ordinateur”.

Héhé ! On peut rêver… Mais si Adobe propose ce genre de services c’est probablement pour satisfaire l’attente de ses clients. Je connais déjà quelques éditeurs qui rêvent de se pouvoir de contrôle inquisitorial sur la façon dont nous accéderions à leurs fichiers. Et l’auteur, au fait, il a quelque chose dire dans cette histoire ?

Adobe et son PDF n’est pas seul en course, Microsoft semble proposer des services similaires. Même si le PDF ne se destine pas spécialement à la diffusion d’oeuvres de fiction, vu la parano de certains éditeurs (français au moins)… J’ai l’impression que tout espoir est perdu de voir le livre électronique devenir ce qu’il mérite d’être : un moyen populaire et pratique, payant ou gratuit, de diffuser nos connaissances, nos cultures.

* * *

Il reste un petit espoir, d’une part que les éditeurs réalisent que cette façon de (mal)traiter les lecteurs, leurs lecteurs, va les faire fuir vers des cieux plus cléments et un peu plus reconnaissants pour cet argent qu’ils veulent dépenser.

Si l’acte de lire devient aussi orwellien que je doive demander la permission d’ouvrir un livre… J’ai quelques milliers d’heures en DVD qui attendent que je trouve le temps de les regarder.

D’autre part, il faudrait que nos auteurs prennent conscience qu’ils n’ont plus obligatoirement besoin des éditeurs traditionnels pour être publiés électroniquement !

A peu près n’importe qui (même un écrivain ;-)) peut rapidement parvenir à publier des livres électroniques correctement formatés (y compris en PDF) et les diffuser (gratuitement ou commercialement) via des sites spécialisés ou via son site personnel. c’est le lecteur ensuite qui se chargera du téléchargement et de la promotion, que ce soit par le bouche à oreille ou par la diffusion du fichier autour de lui (si on lui donne la possibilité de le diffuser!).

Est-il possible que les éditeurs se laissent aveugler/rassurer par la lourdeur de fabrication et de diffusion des livres en papier, qu’ils refusent de voir la menace qui plane ? Celle de ne plus être le passage nécessaire entre les auteurs et les lecteurs.

Ou alors ils en sont très conscient ?

J’apprécie le travail (de certains) des éditeurs — hé ! Je travaille dans une boîte d’édition ! —, je reste persuadé qu’ils ont un rôle à jouer dans l’édition électronique, mais pas en tant que gendarmes !

J’espère qu’il seront capables de comprendre que l’édition électronique devrait être autre chose qu’une recopie idiote de l’édition traditionnelle ornée d’un tas d’antivols bricolés autour du texte.

Aucun livre ne sera lu (…vendu !) si on ne peut l’ouvrir facilement, ou si on ne peut le lire là où on a envie, quand on en a envie.

Aucun livre ne mérite qu’on vende son âme au diable à un commerçant pour avoir le droit de le lire.

Cette gestion des droits, que vous voudriez la seule solution pour garantir vos droits et vos revenus, elle n’est qu’une contrainte inutile qui pèse sur les lecteurs qui payent vos livres de toute façon. A-u-c-u-n-e protection n’a résisté longtemps aux pirates…

Via l’excellent Homo Numericus.net.

Le meilleur format pour un ebook ?

Numilog nous propose un sondage sur son site web afin de connaître le format que nous préférons utiliser. Je viens d’y répondre et quelque chose me chiffonne…

Le PDF arrive très loin devant tous les autres formats proposés, ce qui m’étonne beaucoup et étonnera aussi tout ceux qui ont comparé les mérites respectifs des formats proposés dans le sondage (PDF, Palm, Microsoft reader, Mobipocket).

Est-ce vraiment la bonne façon de poser la question qu’a choisie Numilog ?

Certains n’ont’ils pas choisi le PDF parce qu’il est le plus connu ? Ont-ils seulement essayé les autres ?

* * *

J’utilise le PDF presque tous les jours dans mon boulot (je travaille pour une maison d’édition) et c’est un excellent (le seul ?) moyen pour obtenir à coup sûr des impressions de qualité irréprochable, identiques d’une machine à l’autre.

Mais ce n’est certainement pas le meilleur format pour lire un texte électronique, du moins sur un écran de PDA — que ce soit un Palm ou un PocketPC — et, à mon avis, même pas sur un écran d’ordinateur !

Le PDF est un format qui garanti la mise en page d’un document.

Mais quid de la notion de page dans un ebook ? Quand j’ouvre un livre dans Palm Reader, la pagination s’adapte à la taille de mon écran, une page correspond au nombre de lignes que l’écran peut afficher. Et c’est très bien ainsi.

Le PDF fixe le nombre de pages à l’avance, ce qui oblige le logiciel de lecture à découper une seule page en plusieurs petits morceaux si par malheur l’écran est plus petit qu’une page, découpes généralement pas très pratiques…

Sans compter que tout le travail de mise en page effectué par le maquettiste sur le PDF est inutile. Sur un PDA la mise en page se réduit au strict minimum : saut de ligne, saut de page, alignement, gras, italique, soulignement et coloration. Tout le reste est superflu.

Vous me direz : “sur un ordinateur on peux profiter de la mise en page”… Oui, mais je vous dirais que si c’est pour lire de slivres électroniques,je veux pouvoir les lire confortablement ailleurs que devant mon écran d’ordinateur. N’importe où, sur mon Palm par exemple 😉

* * *

De quoi avons-nous besoin pour lire un ebook ? D’un outil facile à utiliser et qui ne soit jamais un obstacle à la lecture. Palm, Mobipocket, Microsoft Reader ou même un agrégateur comme l’excellent Plucker sont infiniment plus adaptés et soucieux du confort du lecteur.

Pour lire sur un écran, je veux un format qui s’adapte à la taille et aux limites technologiques de ma machine, et je veux que le logiciel soit intuitif. Je veux pouvoir modifier facilement la taille du texte, ou prendre des notes ! J’aime pouvoir faire dérouler le texte automatiquement (à la vitesse qui me plaît) et m’épargner l’effort surhumain de presser un bouton ou cliquer sur l’écran avec un stylet 😉

Si je devais utiliser un format ‘rigide’, c’est parfois nécessaire, j’opterais pour Repligo qui permet plus de choses et offre un meilleur confort de lecture…

Je pourrais détailler la liste de ce qui m’ennuie dans le PDF comme format de lecture. Mais c’est bien plus intéressant de vous encourager à vous faire une idée par vous-même. La plupart des formats proposent un lecteur gratuit, ou au moins une version de démonstration. Testez-les.

Si vous n’aviez jamais goûté qu’au PDF sur votre Palm ou PocketPC, vous découvrirez que lire un ebook peut-être très agréable !

* * *

Le sondage de Numilog est une initiative intéressante. Coïncidence amusante, quand on y pense, Adobe vient justement de lancer une campagne de pub télé pour son format PDF, ici en France qui ne va pas aider à populariser les formats concurrents.

Cela ma’amène à la question essentielle qui découle de ce sondage :

Le peu de succès des ebooks n’est-il pas lié au fait que beaucoup de lecteurs ne l’expérimente que sous la forme d’un fichier PDF ?

Si on ne connaît que ça, on ne sait rien du plaisir de la lecture électronique.

Si un lecteur est initié à la lecture électronique via le PDF, je ne m’étonne pas vraiment qu’il s’éloigne en haussant les épaules, dépité par le manque d’intuitivité et de confort, et qu’il achète la version papier du bouquin.

Numilog devrait plutôt poser cette question à ses lecteurs : Avez-vous déjà utilisé un autre format que le PDF pour lire un livre électronique ?

Ensuite il faudrait proposer aux lecteurs d’essayer les différents formats…