In the year 3535Ain’t gonna need to tell the truth, tell no lies
Everything you think, do, or say
Is in the pill you took today
(In The Year 2525 – Zager and Evans)
J’aime bien cette chanson… même pas honte !
In the year 3535Ain’t gonna need to tell the truth, tell no lies
Everything you think, do, or say
Is in the pill you took today
(In The Year 2525 – Zager and Evans)
J’aime bien cette chanson… même pas honte !

A une époque, des films, des livres et même de la musique circulaient sous le manteau. C’était parfois très dangereux de posséder une copie ou de contribuer à la diffuser. Des pouvoirs s’opposaient à la circulation d’idées qui allaient contre les leurs. On appelait ça la censure.
Aujourd’hui, des films, de la musique et même des livres circulent sous le manteau. C’est parfois cher payé d’en posséder une copie ou de contribuer à la diffuser. Des pouvoirs s’opposent à la circulation de produits sous une forme ou dans un circuit qui ne leur rapporte rien. On appele ça le sens des affaires.
L’un est-il réellement plus légitime que l’autre derrière les mots fumigènes ?
Défense des droits [de l’auteur/de l’éditeur/du diffuseur/de qui l’on veut] et lutte contre [le piratage/la contrefaçon], ou défense [de la famille/de la religion/de l’Etat] et lutte contre la subversion [capitaliste/communsite/etc.].
Mais… pourquoi ai-je mis le premier paragraphe au passé ?
Les immeubles qui il y a encore quelques jours s’entendaient avec la lumière pour offrir à mes jeux photographiques leurs couleurs et leurs volumes disparates, se sont unis contre elle. Ils ne forment plus qu’un seul mur, terne, qui retient la lumière de l’autre côté.

Le ciel aussi est gris. Pas un de ces beaux ciel de plomb qui donne un relief magique au plus petit rayon de lumière. Un gris uniforme, monoton(e).

Du moins, c’est ce que je vois, et ça me rend triste.
En regardant ailleurs, à mes pieds par exemple, je trouve un peu de couleur :

Mais qui voudrait passer sa vie à contempler un caniveau ?
Paris et moi sommes tristes aujourd’hui, rien que ça 😉
Smyrne désormais ne m’était plus viable. Mon coeur avait succombé peu à peu à la fatigue. Quelquefois, sans doute, me reprenait le désir de voyager ou de m’engager dans la première armée venue, ou encore de partir à la recherche d’Adamas afin de consumer mon doute à sa flamme; mais j’en restais là, et ma vie prématurément fanée ne retrouvait pas ses couleurs.(Hypérion, Hölderlin.)