Serious reading

I got a letter from Don Delillo, to whom I’d written in distress. This, in part, is what he said:

The novel is whatever novelists are doing at a given time. If we’re not doing the big social novel fifteen years from now, it’ll probably mean our sensibilities have changed in ways that make such work less compelling to us-we won’t stop because the market dried up. The writer leads, he doesn’t follow. The dynamic lives in the writer’s mind, not in the size of the audience. And if the social novel lives, but only barely, surviving in the cracks and ruts of the culture, maybe it will be taken more seriously, as an endangered spectacle. A reduced context but a more intense one.

 

Writing is a form of personal freedom. It frees us from the mass identity we see in the making all around us. In the end, writers will write not to be outlaw heroes of some underculture but mainly to save themselves, to survive as individuals.

 

Delillo added a postscript: “If serious reading dwindles to near nothingness, it will probably mean that the thing we’re talking about when we use the word ‘identity’ has reached an end.”

Don Delillo, in Jonathan Franzen’s “Perchance to Dream” (Harper 1996). Reprinted in How to be alone (Kindle, 2010).

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À propos de l’iPad mini Retina

Je l’ai depuis quelques jours — alors que je n’aurai dû le recevoir que dans deux jours au plus tôt, mouahahahahah — et il y a peu à en dire qui n’ai pas été déjà dit partout. En résumé :

  • L’écran est beau superbe magnifique sublime incroyable. Il serait parfumé à la vanille — et garanti sans traces de doigts ni bactéries — je le lècherais.
  • Il est rapide. Mais iOS 7 semble encore parfois prendre son temps, un comble — iOS 7, dont je suis toujours aussi peu amoureux du design.
  • L’autonomie me semble au moins aussi bonne que le précédent — vous connaissez mes tests pas scientifiques du tout — que je trouvais déjà increvable.
  • Il est gris — j’aimais mieux en noir mais, au moins, les marques d’usures devraient être moins visibles sur le biseau. Good point.
  • Il n’y a pas de port USB 3 ni de SD card. Je n’ai pas remarqué que ça me manquait sur le précédent modèle, c’est grave ?
  • Il n’a pas de pied pour le poser. Pas grave : il a une smartcover (l’ancienne s’adapte bien au nouvel iPad), sinon le reste du temps je le tiens en mains, tant il est léger. Ou à deux mains, quand il devient mon volant, pour piloter une voiture de course.

J’ai hésité à prendre le modèle Air (pour avoir un écran plus grand, pour le mindmap) mais, pour moi, le mini est plus que jamais la meilleure tablette au monde — ni encombrante, ni trop petite, juste ce qu’il faut pour l’emmener partout avec moi — même si Microsoft s’obstine à ne pas proposer de version de Office sur iOS.

Y a quoi sur mon iPad ?

En plus des apps livrées par Apple :

  • Daedalus Touch (Markdown, syncro avec Ulysses III sur OS X).
  • Microsoft OneNote (syncro avec OneNote Web et PC).
  • iThouhghtsHD (mindmap).
  • Kindle.
  • 1Password.
  • Adobe Ideas (dessin)
  • SketchBook Pro (dessin).
  • Ink (dessin).
  • Zite (news).
  • Readability (lire).
  • GoodReader (lire, PDF + syncro SkyDrive et Dropbox).
  • Antidote (dictionnaire et grammaire).
  • Le Petit Robert.
  • Radio France.
  • Des Go de musique, des films et une poignée de séries (j’ai pris le modèle 64go).
  • Des jeux, un paquet.
  • Des livres, encore un paquet.
  • Des magazines… Là aussi un paquet. Sauf que je ne renouvellerai aucun de mes abonnements aux mags et journaux vendus dans le Kiosque, sauf un.
    J’en ai assez de payer pour des mags/apps qui n’ont rien pigé au numérique et qui s’obstinent à singer l’édition papier. Si je voulais du papier, j’irais en kiosque, les gars (ou les filles).
    Bref, fini de jouer les beta testeurs et les mécènes pour une presse qui refuse de réellement se repenser : tous à la poubelle. Tous, sauf The Magazine qui, lui, a tout compris.
    Je garderai peut-être aussi le Guardian. Malheureusement, aucun mag ou journal FR… de ceux vendus dans le Kiosque : on en trouve ailleurs.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais

    « Le vie privée pourrait en réalité être une anomalie. »

« La vie privée, une anomalie » : Google de plus en plus flippant, un article de Rue89 qui semble s’inquiéter de l’omniprésence de Google et de sa capacité à détruire l’idée même d’une vie privée.

C’est bien beau de flipper, Rue89, je te suggère de commencer par agir, par exemple en faisant le ménage sur ton propre site Web :

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Extrait du code source HTML de l’article de Rue89.

Si Google est si puissant, c’est uniquement parce que nous lui en donnons les moyens, parce que certains, et la presse pas moins que d’autres, voudrait bien croquer une part de son colossal gâteau.

J’en ai marre de toute cette merde. Marre de Google qui imagine qu’avoir les meilleurs algorithmes qui soient lui donne le droit de violer toutes les règles du bien vivre ensemble.

J’en ai marre de vivre de plus en plus la technologie comme un truc qui n’existe que pour me défoncer le cul, qu’elle soit made in Google ou made in Apple ou made in “la presse”—qui s’imagine en droit de faire la morale au monde entier… sauf chez elle.

Etre auteur, les pieds sur terre

Deux billets récents à lire et à relire :

Ce n’est pas le texte que vous constituez sur votre ordi, mais son chantier

François Bon : Cergy | quel traitement de texte

Je peux arrêter ce texte, le propulser, ou bien le continuer encore, mais pas indéfiniment, le Send me travaille, il me tend vers les lecteurs, urgentise chacune de mes phrases par sa simple possibilité. Il m’offre de les clôturer définitivement quitte à me ridiculiser.

Thierry Crouzet : La Send génération