Des courriers qui font plaisir

En plus d’en éditer, il m’arrive d’écrire des livres informatiques, des manuels d’utilisation sur tel ou tel logiciel. J’aime bien ce travail, et j’aime écrire ce genre de textes : c’est la meilleure façon que j’ai trouvé pour vaincre cette timidité maladive qui m’a empêché de devenir enseignant (et qui m’empêche de faire pas mal d’autres choses…). La foule (c-à-d plus de 2 ou 3 personnes) me paralyse, elle m’annule littéralement. Du coup, j’écris comme je donnai des cours particulier quand j’étais étudiant et jeune actif: en m’adressant à une seule personne, “mon” élève, “mon” lecteur. Avant de commencer à l’écrire, j’imagine ce lecteur, et c’est lui qui me tiendra compagnie jusqu’au bout : c’est lui (ou elle) que j’observe discrètement du coin de l’oeil quand je lui donne un chapitre à relire, c’est son froncement de sourcil que je guète, un hochement de tête, un sourire ou pourquoi pas un éclat de rire.

Ce qui me scie à chaque fois, ce sont les courriers de lecteurs que je reçois. Bien sûr, la majorité sont des questions techniques ou des appels à l’aide. Mais il y en a pas mal qui m’écrivent seulement pour donner leur impression. C’est génial (oui, même quand c’est critique). Ce matin, je viens de recevoir un e-mail d’un lecteur a qui on avait livré par erreur un de mes bouquins à la place d’un autre, sur un tout autre sujet mais dont les titres sont très proches. Et il a adoré ! Du coup, il me demande si je ne pourrais pas en faire un sur celui qu’il avait d’abord commandé 8)

Ouais, ça fait plaisir 🙂

L’après-midi de ma moitié

Cet après-midi, Sandra (ma compagne), va assister à une conférence au CNIT. Rien d’exceptionnel là-dedans. Sauf que cette fois, elle a voulu m’en parler et m’a montré le programme. Je cite:

Session J3b – Jeudi 8 mars 2007 14h00-16h00 – Salle Donatello 2 Les stratégies de débogage des systèmes embarqués : évolutions et approches nouvelles Joseph Ghosn, Lauterbach – Le débogage des architectures multicoeurs Serge Plagnol, Greenhills – Le débogage sur trace

Ouais ouais ouais…. Mais le plus incompréhensible, c’est qu’elle a l’air vachement contente d’y aller (“c’est la quatrième qui a l’air le plus intéressant!”, je cite). Parfois, je me demande si on parle la même langue, ou si on vit sur la même planète 😎

Samedi, boulot

Ok, je peux bosser depuis chez moi, y a pire comme situation. D’ailleurs, je bosse depuis chez moi, vêtu de mon déjà vieux t-shirt Firefox (avec un gros Take back the web et le beau logo dessiné dessus), un Levis usé (le genre tellement usé qu’il est devenu aussi confortable qu’un vieux canapé), en chaussettes, la barbe pas coiffée (;-)) et ce qui me reste de cheveux pas coif… euh… enfin qui sont là quoi, hirsutes du haut de leur 13mm de long. Donc je bosse, enfin j’essaye.

D’habitude, c’est le chat qui m’emmerde en se couchant sur le clavier ou sur les papiers, ou sur mes genoux. Mais il est pas là, je suppose qu’il doit emmerder Sandra. Non, j’arrive pas à bosser tout seul. J’arrête pas de penser à ce drôle de rêve qui m’a réveillé : j’étais avec cette jolie fille (genre la nymphe dans le dernier Shyamalan, Lady in the water), on voulait faire l’amour dans une douche (je sais pas pourquoi, mais ça n’avait rien à voir avec son hypothétique nature de nymphe en tout cas), ça se passait au dernier étage, dans une veille maison en brique et en bois. Mais alors qu’on entrait dans la douche, on se prenait (je me prenais, en fait) un bout du plafond sur la tête . On reculait, inquiets. En regardant le plafond, on voyait le grenier par le trou, avec ses vieilles poutres poussiéreuses et, par un autre trou, dans la toiture cette fois, on voyait le beau ciel bleu. Je vous passe le reste du rêve 😉

C’est con, mais ça me turlupine. Surtout que la maison ressemblait pas mal à une maison que je connais bien. Malheureusement, il y a peu de chance que je fasse jamais la connaissance de Bryce Dallas Howard, la nymphe en question. Puis j’aurai du mal lui adresser la parole sans penser à un autre “Dallas”, ça calme.

Merde alors, quel univers impitoyable. Même dans les rêves je me prends des rateaux 😉

Bon allez, je vais bosser.

Le monde inverti

Je viens de terminer (cette nuit, à 4h40 et quelques miettes) le monde inverti de Cristopher Priest. C’est un très bon roman de SF (Folio, je précise pour une certaine amoureuse de cette collection). Je vais pas essayer de vous en faire une critique, ça serait pitoyable. Mais c’est sympa à lire: prenant, original, bien écrit (et pas mal traduit) et puis y a une belle anglaise dedans 😉 Ceci dit, j’ai pas aimé la fin, dommage.

Argh

L’onomatopée comme forme d’expression? Déjà, je ne fais (presque) plus de photos (j’ai photographié le chat et, accidentellement, mes pieds hier en voulant photographier une boîte de pellicule (de la tri-x en format 120, ben oui, vous imaginiez quoi ?!) — ne me demandez pas comment c’est arrivé, faudrait que je vous parle du placard qui est mal rangé et ça me ferait trop honte —  qu’est-ce que je disais ? ah oui, je devais fermer une parenthèse! ) Voilà. Donc, l’onomatopée comme forme d’expression parce que je fais plus de photos et parce que j’écris tellement de trucs techniques pour le boulot que j’ai l’impression de plus pouvoir parler normalement, de plus pouvoir parler tout court ! D’ailleurs, j’ai oublié de quoi je voulais vous parler… Argh !

Bon WE 😉