En plus d’en éditer, il m’arrive d’écrire des livres informatiques, des manuels d’utilisation sur tel ou tel logiciel. J’aime bien ce travail, et j’aime écrire ce genre de textes : c’est la meilleure façon que j’ai trouvé pour vaincre cette timidité maladive qui m’a empêché de devenir enseignant (et qui m’empêche de faire pas mal d’autres choses…). La foule (c-à-d plus de 2 ou 3 personnes) me paralyse, elle m’annule littéralement. Du coup, j’écris comme je donnai des cours particulier quand j’étais étudiant et jeune actif: en m’adressant à une seule personne, “mon” élève, “mon” lecteur. Avant de commencer à l’écrire, j’imagine ce lecteur, et c’est lui qui me tiendra compagnie jusqu’au bout : c’est lui (ou elle) que j’observe discrètement du coin de l’oeil quand je lui donne un chapitre à relire, c’est son froncement de sourcil que je guète, un hochement de tête, un sourire ou pourquoi pas un éclat de rire.
Ce qui me scie à chaque fois, ce sont les courriers de lecteurs que je reçois. Bien sûr, la majorité sont des questions techniques ou des appels à l’aide. Mais il y en a pas mal qui m’écrivent seulement pour donner leur impression. C’est génial (oui, même quand c’est critique). Ce matin, je viens de recevoir un e-mail d’un lecteur a qui on avait livré par erreur un de mes bouquins à la place d’un autre, sur un tout autre sujet mais dont les titres sont très proches. Et il a adoré ! Du coup, il me demande si je ne pourrais pas en faire un sur celui qu’il avait d’abord commandé 8)
Ouais, ça fait plaisir 🙂

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