Un geste simple pour la nature (SFR)

Cessez de m’envoyer vos dépliants publicitaires avec vos factures !

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SFR ne manque quand même pas d’air de me “suggérer” (en gros caractères rouges sur l’enveloppe) un geste écologique en ne recevant plus de facture papier, tout en glissant systématiquement dans la sus-dite enveloppe leur livret publicitaire que je n’ai jamais demandé. Pour ce dernier, il n’y a pas d’option “ne plus recevoir”, d’ailleurs…

Question con à mes amis de SFR : en quoi Internet est-il plus respectueux de la nature qu’une feuile de papier ? Mon ordinateur + ma connexion Internet + le matériel de mon FAI + tout le câblage du Web + vos serveurs = une énorme consommation de ressources naturelles et d’électricité, non ?! N’est-ce pas plutôt que ça vous ferait faire des économies de ne plus devoir expédier de factures… augmenter votre marge et les profits de vos actionnaires ?

marketing mon amour

Y a pas à dire, un opérateur de téléphonie qui parle d’écologie, c’est aussi crédible que Total prenant fait et cause pour Greenpeace.

Jelly Roll Morton

À fond sur la chaîne HiFi. Le méga-archi-super-pied.

Y a mieux comme conditions de travail ? A part dé/re-boutonneur de blouses d’infirmières dans le vestiaire d’un hôpital… je vois pas 😉

😎

Pause thé

Le truc pour vraiment profiter de ce thé pour se détendre, pour moi en tout cas, c’est de ne penser à rien. Il termine d’infuser, ce n’est même pas un thé de qualité, un truc en sachet d’une marque qui n’en est pas une, mais ça me suffit. Dès qu’il sera prêt, je vais m’isoler de tout, y compris du téléphone. Un tête à tête avec ma boisson favorite. Ce n’est pas pour réfléchir calmement à tout ce qui est en attente, non: rien. Rien que le plaisir de boire un thé, le goût, la chaleur, et sentir le temps qui passe. Ou pas.

Je vous laisse, le thé est servi.

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😉

La guerre des mondes, par Orson Welles

J’en ai peut-être déjà parlé (?), mais je ne résiste pas au plaisir de rappeler l’existence de ce site qui propose en téléchargement les émissions radiophoniques du Mercury Theatre (Orson Welles) dont l’excellent remake de La guerre des mondes, qui avait foutu la panique aux auditeurs de l’époque — une reprise bien différente mais combien plus sexy que le navet bourré d’effets spéciaux pondu par Spielberg, à qui l’on pardonnera ce rare plantage 😉

N’hésitez pas à utiliser le BitTorrent plutôt que le MP3: vous contribuerez ainsi à la diffusion des fichiers 😉

Question piège

C’est une drôle de sensation de tourner la page d’un roman — plus exactement, d’un recueil de nouvelles d’un auteur — et, en plein milieu d’un dialogue, voir l’histoire partir dans une direction absolument inattendue. C’est la même héroïne, les mêmes lieux et pourtant… Le rythme, l’importance respective des personnages, tout est différent. Ce n’est plus le discours d’un guide touristique, c’est nous-même dans la peau d’un autre ! On peut toucher cette table chargée de nourritures exotiques en avançant la main; sers-toi, me dit Kalil qui se tient dans l’entrée et me sourit. Je lui souris. Au loin, on entend claquer les pieds nus du personnel sur les dalles usées et humides. Visiter ce bâtiment, salle après salle, comme emporté par le courant des conversations à voix basses, et des gémissements, tout autour. La chaleur dont l’auteur nous parle en vain depuis la première page, on réalise à quel point elle nous cuisait la peau et la tête à présent qu’on est entré dans ce bain public. On aime cette fraîcheur et ces murs épais, couverts de céramiques de Ghille. Le bain, où l’on vient se laver mais pas seulement. On y vient aussi pour baiser, hommes et femmes, des jours durants. Et où pourrait-on baiser ailleurs avec cette chaleur?

Page après page, on se surprend à adorer ce qu’on lit, enfin, on sourit devant l’imagination de l’auteur.

Et puis le chat vous saute sur les genoux — parce qu’il a envie d’une caresse ou parce qu’il veut vous raconter comment c’est gris, dehors, et comme ça l’ennuie. Vous vous étiez assoupis, le roman vous était tombé des mains et vous rêviez cette histoire, dans l’histoire.

Question piège, disais-je: en cette époque de droit paranoïaque, si je notais cette histoire née d’une autre, le temps d’un assoupissement, entièrement basée sur le travail d’un(e) autre mais, croyez-moi, qui n’a plus rien à voir. Qui en serait l’auteur? Y aurait-il plagiat ? Probablement, j’imagine.

Naaan, je vous dirais pas quel auteur m’a ainsi glissé des mains: il lui reste les 3/4 du recueil pour me séduire 😉