Je suis un junkie?

Ca ne se devine pas à la fréquence des mises à jour de ce blog, mais il n’y a pas un jour où je ne surfe pas quelques heures. Je le fais en partie pour le boulot, mais pas uniquement. Je viens de m’en rendre compte d’une façon très bête (donc efficace): au lieu de prendre un stylo pour écrire, comme j’avais prévu de le faire en m’asseyant au bureau, j’ai empoigné le clavier du Mac et lancé Firefox (le Mac est presque toujours en veille, ça aide). Je ne pensai pas surfer en m’installant au bureau. Je n’ai pas non plus décidé de repousser le bloc-notes et mon stylo sur le côté, pour faire de la place au clavier. En fait, je ne m’en suis rendu compte que lorsque je me suis demandé sur quel site je devais aller ? Aucun!

Ce n’est pas une dépendance au sens strict. Au pire une mauvaise habitude: céder à ma paresse naturelle (surfer, c’est laisser le temps filer, sans effort). N’empêche, ça fait bizarre. Du coup, j’ai changé ma page d’accueil (exit Google). La nouvelle page affiche juste une question : t’as rien de mieux à faire? Peut-être cela suffira à corriger cette sale manie ? 😉

Deux films pour le prix de deux ?

Quelqu’un peut m’expliquer la différence (ou plutôt l’absence de différence) entre Rio Bravo et El Dorado ? Avec un peu de souplesse, on pourrait même ajouter Rio Lobo dans le sac.

Vu que ce sont tous des films de Hawks, je suppose qu’il tenait à ce thème : le gars solide (John Wayne, il se pose un peu là comme comme cow-boy), droit dans ses bottes (shérif en béton armé), qui fait ce qu’il a faire (le bras en acier trempé — dans un gant de velours, pour la dame — de la justice). Mais comment il a fait pour en tourner deux (trois) qui se ressemblent tant qui ont pu sortir en salle ?

Je me souviens quand je les regardais, enfant — merci papa, pour les westerns et pour les Bruce Lee: j’avais pas trop le droit de les regarder, c’était pas assez sérieux j’imagine ? Je les matais en douce, sur le betamax. Je me souviens encore du bruit de l’appareil qui avalait la cassette, c’était un bruit sec et compliqué, c’était le bruit du bonheur à l’état pur: un film commençait! — j’attendais Mitchum dans Rio Bravo et Dean Martin dans El Dorado, je m’attendais à les voir se croiser dans un saloon, ou autour d’une baignoire. Heureusement, c’était le même John Wayne dans chaque film, avec lui c’était plus simple 😉

Ys m’a tuer (dixit mon compte en banque)

Je sais, le titre est mauvais. Pas grave, moi j’aime bien 😉

Et puis c’est vrai quoi. Ca fait mal.

Depuis des siècles que je tanne Xavier (le libraire de Scylla) pour qu’il vende quelques bouquins en VO et… rien. Autant lui parler de la vie passionnante de Bergemont Cataplasme, l’inventeur de la moutarde en poudre. Peanuts.

En même temps, ça m’arrangeait un peu qu’il fasse semblant de ne pas m’entendre tout en me demandant si je voulais un autre café dégeu ©™ — et tu prendras un choco Prince avec ton café ? T’as lu le dernier Egan? Tiens, regarde… — car c’était déjà assez dur de résister aux versions françaises qui tapissent les murs de son antre — il faudra ailleurs un jour s’interroger sérieusement là dessus: comment si peu de murs (même pas 4 murs entiers!) peuvent-ils proposer autant de rayonnages ? C’est… diabolique.

Oui mais voilà… son compère en ligne, lui, ne fait pas la sourde oreille: il propose aussi de la SF in english (mais sans le café et le choco Prince).

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Ok, le rayon n’est pas encore très varié. Mais comme aimait dire Bergemont Cataplasme, en montrant à ses apprentis comment mélanger l’eau à la poudre de moutarde qui avait fait sa gloire et sa fortune, “faut commencer doucement”.

C’est le genre de commencements que j’aime beaucoup, avec cette bonne odeur de papier et quelques heures de plaisir à tourner les pages. Reste plus qu’à attendre le facteur 😉

Un livre pour apprendre à jouer aux échecs

Je crois que j’en ai déjà parlé il y a quelques années, mais je viens de retomber sur un livre assez remarquable: le Manuel des échecs. Une livre papier qui est également disponible au format PDF, gratuitement, sur le site Web de la Ligue Corse des Echecs. Le livre semble prévu pour de jeunes lecteurs, ce qui fait qu’il est très clair et très agréable, avec une mise en page plutôt sympa, contrairement à d’autres bouquins. Excellent travail.

A présent, il va me falloir trouver en autre excuse pour expliquer pourquoi je perds toujours 😉

Edit juillet 2012 : le manuel est dispo ici