Au commencement était la ligne de commande

In the Beginning was the Command Line.

Je dois être un des rares à découvrir l’existence de ce texte seulement aujourd’hui (cette nuit, pour être exact). C’est d’autant plus ridicule que c’est le titre que je venais de donner à un de mes textes (et la raison pour laquelle je suis tombé dessus en faisant une recherche sur le Web). Mais je suis bon joueur, je ne tiendrai pas rigueur à Stephenson de m’avoir piqué ce titre neuf ans avant que j’en aie l’idée 😎

Je serais bien en peine de résumer ce texte. D’abord parce que je l’ai lu vite fait cette nuit, ensuite parce que je suis pas doué pour ça. Mais, il se demande ce qu’est un système d’exploitation, et met en parallèle Windows, Mac (prè-OSX,) et Unix (+ BeOS). Les considérations purement techniques ne sont pas loin d’être obsolètes (ça date d’avant OS X), sa comparaison ne colle donc plus vraiment avec les OS disponibles aujourd’hui, mais sa réflexion reste vachement intéressante et étonnante (ce qui n’a rien de surprenant de la part de l’auteur de Snow Crash). Ce qui est sûr, c’est que je ne penserai plus jamais de la même façon à Disney Land et aux Morlocks (faudra le lire pour comprendre ;-)).

People who use such systems (“GUI OS”, like Windows or Mac) have abdicated the responsibility, and surrendered the power, of sending bits directly to the chip that’s doing the arithmetic, and handed that responsibility and power over to the OS. This is tempting because giving clear instructions, to anyone or anything, is difficult. We cannot do it without thinking, and depending on the complexity of the situation, we may have to think hard about abstract things, and consider any number of ramifications, in order to do a good job of it. For most of us, this is hard work. We want things to be easier. How badly we want it can be measured by the size of Bill Gates’s fortune.
(à propos de l’achat d’un système d’exploitation:) What we’re really buying is a system of metaphors. And–much more important–what we’re buying into is the underlying assumption that metaphors are a good way to deal with the world.

Le texte se termine sur une note très enthousiaste pour BeOS qui pourrait, à mon humble avis, être reportée sur Mac OSX à l’heure actuelle.

morlocks-2.jpg (source)

Cuisine + TV belge + comment combattre un trou noir avec un seul doigt

Bon j’ai pas la TV, mais j’ai quand même entendu parler d’une (petite?) polémique à la télé flamande belge: une émission culinaire dont le chef se fait une spécialité de préparer des plats qu’aimaient des gens “connus” (je trouverais plus intéressant de parler de plats agréables à manger, mais c’est sans doute ce genre de stupidité clinquante d’approche novatrice qui fait venir les foules avides d’êtres gavées et les annonceurs avides de les gaver). On y parle donc popotte dans cette émission, mais popotte avec des paillettes.

La prochaine émission devait parler de la truite au beurre. Deux aliments qui ne vous font pas sursauter d’horreur, moi non plus (bien que, le beurre…). Erreur ! Car c’était le plat préféré de Hitler (après on dira encore qu’on apprend rien à la TV). Parler du plat préféré du salaud moustachu cela a énervé pas mal de monde. C’est vrai que dans le genre “paillettes”… on peut s’étonner d’un tel choix.

Du coup, l’émission prévue est remplacée par “le plat préféré de Maria Callas” (ne me demandez surtout pas lequel c’était). Tout le monde sera d’accord, c’est un meilleur choix: elle avait moins de moustache.

Pas la peine de s’attarder sur la légitimité d’une colère qui s’en prend à une truite tartinée de beurre. Ce qui est visé à travers ce symbole glissant, c’est la possibilité de parler comme si de rien n’était des GSH (Gros Salauds de l’Histoire). Or, je n’attend aucune réponse intéressante à cette question ni de la part d’une foule en colère, ni de la part de producteurs TV. Mais, ce dont je suis persuadé c’est que ce programme télé ne récolte que ce qu’il a semé. Si son approche était moins racoleuse, les réactions le seraient aussi.

Changez de chef cuistot, changez de directeur des programmes, changez de boîte de production. Changez tout ce qu’il faut pour transformer cette satanée TV en autre chose qu’une boîte à débiliter tapissée de publicités aux couleurs aussi vives que fausses.

Et si moi j’étais un téléspectateur, au lieu de maudire cette pauvre truite, je n’aurais besoin que d’un doigt pour combattre ce trou noir mangeur d’espoir, ce banalisateur de l’horreur qu’est la TV. Un seul doigt, celui avec lequel je changerais de chaîne ou avec lequel — folie! — j’éteindrais cette merde.

Throw away your television
time to make this clean decision
(comme dit le poète)

C’est bon

Playlist Radiohead dans iTunes, c’est ça qui passe à l’instant:

Juste avant, c’était:

Je vous l’avais jamais dit ? La musique me rend absolument heureux.

Gmail: option anti-gamelle

Je viens de lire une astuce sur le blog de Gmail qui est aussi amusante qu’utile si vous êtes du genre à répondre parfois trop vite à un email! Qui a dit “comme toi” ???

😎

En activant Mail Goggles (“les binocles à Mail”, trad. perso), Google Mail va vous poser 2 ou 3 questions d’arithmétique avant d’accepter d’envoyer certains courriers, histoire de voir si vous êtes dans un état d’esprit assez calme. Si vous ne répondez pas c’est que vous êtes trop nerveux (ou trop nul en calcul 8)): l’email ne part pas!

FirefoxÉcranSnapz040.png

Pour activer Mail Goggles, il faut aller dan l’onglet Labs des Settings de Gmail (j’ai pas testé en français, pour l’instant y a des choses que ça ne fonctionne qu’avec un Gmail en anglais). Activez Mail Googles puis revenez dans les Settings pour régler les jours et les heures où il doit vous gendarmer (il vous surveille en fonction de l’horaire, pas du contenu… pour l’instant ?).

Rassurez-vous je n’envoie jamais des emails aussi aimables… Ca aura dégénéré en match de boxe bien avant d’en arriver là 😉