En millions de couleurs, même là où il ne faut pas

Je ne sais pas qui, un jour, a décidé que les “vieux” films N&B auraient plus d’audience — seraient plus jolis? — s’ils étaient en couleurs et s’est mis à les colorier avec ses grosses mains pleines de doigts (Ok, je suis méchant: c’est parfois un travail remarquable,mais bon c’est quand même toujours un travail inutile…)

citizen-kane.jpg
Youpie ! des couleurs !

Bref, si ça vous agace et si vous utilisez un Mac pour regarder vos films, voilà un truc tout bête: allez les préférences système, dans Accès universel et cochez Utiliser des niveaux de gris:

Préférences Système004.png

Paf! Tout l’écran (et le film avec lui) passe en niveaux de gris 🙂

TimeMachine, quand elle le veut bien

Il aurait dit quoi le héros de Wells si la machine à voyager dans le temps avait refusé de fonctionner, le laissant coincé avec les Morlocks ou avec les Eloïs — je vous laisse décider de ce qui serait le pire: finir sa vie avec des mignons et des mignonnes aussi stupides qu’un moulage en plâtre de Cupidon made in Taïwan, un élevage de steaks aux yeux bleu et au cheveux blonds, ou la finir avec des affreux dégoûtant, cruels et anthropophages, mais pas dénués de jugeote.

Non, je demande ça parce que la TimeMachine de Apple commence sérieusement à m’embêter. C’est la 3ème fois en 5 mois qu’un de mes backups sur la “Time Capsule” n’est plus reconnu, que je dois tout effacer (et donc perdre toutes les anciennes versions de mes fichiers), pour repartir de zéro (et donc perdre toutes les versions sauvegardées).

C’est quoi ce truc ? Sans rire, à quoi bon s’emmerder avec une “TimeMachine” et une “TimeCapsule” si c’est pour pas pouvoir remonter dans le temps ?

Une des qualités des Mac, c’est que ça marche bien. Du moins, la plupart du temps. Là où c’est agaçant, c’est que c’est un logiciel Apple, installé sur un ordinateur Apple, qui stocke ses backups sur un routeur Apple… Enfin bon, nul n’est parfait, pas même Apple. Je lui laisse encore une chance avant d’upgrader cette #@!? de TimeMachine en une “TimeMachine en Orbite” à coups de pieds là où je pense :-/

Quelque chose qui manque à Evernote !

C’est la possibilité d’exporter une note directement vers un blog. Comme avec MarsEdit (ou plus fort encore, comme permettait de le faire une ancienne version de Journler — supprimer cette option de cet excellent programme m’ a toujours semblé une décision trop radicale).

Plus le temps passe et plus Evernote devient central dans ma façon d’écrire. Tout ou presque commence par une note dans Evernote. Et, de plus en plus souvent, cela se termine aussi dans Evernote, je copie ensuite le texte dans l’éditeur Web du blog. Ce serait tellement plus pratique de cliquer sur un petit bouton “Publier”.

Il ne lui manque pas grand chose pour qu’il puisse devenir un superbe éditeur de blog (quelques options pour le formatage et pour la gestion des images en ligne). Avec un peu de chance, ils nous proposeront cela dans une prochaine mise à jour 8)

Les conteneurs de Butler dans Quicksilver?

Mon camarade Klaki a lâchement laissé tomber Quicksilver au profit de Butler sous le prétexte fallacieux que, je cite, “il me suffit une fois arrivé sous Mac Os de faire “Cmd + espace” , puis de taper “boot” et de finir en tapant entrée, pour que mes applis favorites soient lancée automatiquement”, alors qu’il fallait, je cite toujours le blasphémateur, “se faire chier avec des virgules avec Quicksilver”.

Pouvais-je laisser un tel affront de lèse-quicksilver sans réponse ? Non!

Hélas, j’ai eu beau me plonger dans la doc je ne trouvai rien qui ressemble même vaguement aux “conteneurs” de Butler. Le doute m’assaillait, insidieux et impitoyable: quoi? Un manque? Quelque chose qui n’a pas été prévu? Il serait donc faillible. Pourtant, il peut tout faire, je le sais. J’en étais à ma 130ème tasse de café. Joyeux comme un soir de défaite. J’étais arrivé à la gare terminal de tous les espoirs déçus. Le terminal… Quicksilver m’a abandonné… Le terminal… Butler, le peuple aura ta peau… Le term… Merde ! Le Terminal ! Unix ! LA solution !

Perçant les nuages gris amoncelés au-dessus de ma tête, faisant s’arrêter la pluie qui me glaçait jusque la moelle des os, faisant jaillir du sol détrempé des parterres d’herbes grasses et de fleurs des champs où s’égaillaient des moutons blanc, sous le regard bienveillant de jolies bergères un après-midi d’été, l’astre Quicksilver dardait ses rayons droit sur moi et, sous la dictée du Tout Puissant Logiciel, je notais frénétiquement la solution que je vous livre ici:

Créez un fichier texte (utilisez un vrai éditeur de texte, comme Smultron) et ajoutez ceci à la première ligne:

#!/bin/bash

Cette ligne, étrange mais obligatoire, indique à notre gentil fichier qu’il est promu au rang de script Bash ! Rien que ça. Le Bash, c’est le Terminal Unix, un outil si puissant que même Richard Stallman ne trouve rien à lui reprocher, c’est vous dire. Un script bash, de son côté, est un fichier texte qui contient des ordres que le Bash va sagement exécuter. héhé, me disais-je en écrivant toujours sous la dictée du Grand Quicksilver, pwned le Butler 😀

Allez à la ligne et tapez open suivi du chemin d’accès vers le logiciel à démarrer (il ne suffit pas de taper le nom du programme lui-même, il faut le chemin d’accès complet). Le plus simple, c’est de taper open suivi d’un espace, puis de faire glisser l’icône du programme depuis le dossier Applications directement dans votre éditeur de texte (ça marche très bien dans Smultron). Ici, par exemple, je lui dit de démarrer Skype:

Finder024.png

En relâchant la souris, cela donne un truc du genre:

open /Applications/skype.app

Ce qui est exactement ce dont j’ai besoin. Ajoutez d’autres programmes, par exemple:

open /Applications/Skype.app
open /Applications/Mail.app
open /Applications/Bean.app
open /Applications/iWork\ \'08/Pages.app
open /Applications/Smultron.app

Notez l’utilisation du caractère antishash “\” (Maj+alt+slash) dès qu’il y un espace ou un caractère spécial dans le nom ou dans le chemin d’accès (comme pour l’espace et l’apostrophe dans “iWork ‘08”), c’est obligatoire: vérifiez soigneusement qu’ils sont bien ajoutés car ce n’est pas toujours le cas (un bug du copier coller du chemin d’accès  j’imagine).

Pour ouvrir directement des dossiers ou des fichiers, ça marche de la même façon:

open ~/Documents
open ~/Documents/fichier.pdf

Le signe tilde “~” (alt+n) est un raccourci qui correspond à la racine de votre dossier d’utilisateur, votre petite maison.

Enregistrez le fichier sous le nom qui servira de raccourci pour l’exécuter dans Quicksilver, avec l’extension .sh (pour shell, le Terminal en anglais).

Et voilà, “il me suffit une fois arrivé sous Mac Os de faire Cmd + espace puis de taper boulot.sh et de finir en tapant Entrée, pour que mes applis favorites soient lancées automatiquement”… par Quicksilver.

Non mais 😀 😉

Terminal002.png

Normalement, quand vous tapez le nom d’un script shell dans Quicksilver, la commande Run sera sélectionnée par défaut. Si ce n’est pas le cas, appuyez sur Tab et tapez Run pour l’initier.

Petit avantage supplémentaire, pour désactiver temporairement le lancement d’un élément de la liste, pas besoin de le supprimer. Il suffit de placer le signe dièse devant sa ligne:

# open /Applications/Skype.app

Cela dit, je dois bien avouer que la fenêtre d’exécution de Butler est pas mal fichue et qu’elle a quelques avantages, surtout quand on veut naviguer dans nos collections de musiques 😉