Relativisme informatique

Corriger un bouquin consacré à Linux dans Microsoft Word sous un Windows XP qui tourne dans une machine virtuelle fonctionnant sous Mac OSX Leopard. Tester les exercices du dit bouquin dans le Terminal de Ubuntu 8.10 qui tourne dans une seconde machine virtuelle lancée sur le Mac :

Linux et Widnows dans Parallels, sous Mac OSX

Lire entre les lignes

nettoyage

Cette affiche, placardée dans le hall d’entrée de mon immeuble, n’a l’air de rien et pourtant elle est terriblement décevante.

Au premier abord, on se dit que c’est une bonne chose d’entretenir ces conduits, malgré le fait que le produit utilisé dégage une odeur pestilentielle qui mettra des heures à disparaître (je le sais, ils font ça deux fois par an), et malgré le fait que je rêve d’un monde ou, au moins, d’un immeuble sans vide-ordures: ma voisine du dessus passant ses soirées à faire claquer la porte du dit vide-ordures dans ce qui pourrait bien être la tentative la plus pitoyable de composition musicale. Pitoyable mais très sonore — bref.

Pourtant, si l’on y regarde de plus près, si par exemple on prend le temps de lire le petit texte en nota (pourquoi les parties véritablement intéressantes de ce genre de documents sont-elles toujours écrites en plus petit ?) , on se dit que cette affiche est un écho fidèle de la mentalité de notre époque, des valeurs fondamentales d’une société qui a élevé la mesquinerie au rang de règle de vie, une culture qui exprime l’essentiel de sa spiritualité et sa créativité dans l’alinéa ou la note de bas de page. Je cite:

Nota – Nous déclinons toute responsabilité des conséquences dues à des infiltrations d’eau lorsque les installations des vide-ordures présentent des anomalies: fissures, trous ou conduits éclatés, joints de vidoirs défectueux ou vidoir mal fermé.

Je peux comprendre les “vidoirs (…) mal fermés”, mais, et vous allez dire que je coupe les cheveux en quatre, comment sommes-nous supposé savoir si le “conduit” a des “fissures” ou s’il est “éclaté” ? Tout ce que, moi, je peux voir du vide-ordure c’est sa porte, grise et lourde et aussi vieille que l’immeuble qu’ils ont construit autour. J’ai pas trop l’envie (ni la place, avec mes grandes oreilles) d’y mettre la tête pour vérifier si un quelconque conduit est fissuré en amont ou éclaté en aval, ou inversement… N’est-ce pas le rôle de cette entreprise de vérifier ça, justement ?

Et même, le sachant, comment aurions-nous eu le temps de faire les travaux nécessaires pour éviter une “infiltration” entre le moment où cette affiche a été placardée (c’est-à-dire pas avant le vendredi 20, dans l’après-midi) et le jour des travaux (lundi 23, aujourd’hui) ?

Une charmante façon de dire “(je t’em)merde” à tout le monde.

Sous les pavés, la plage

Tout à l’heure je lisais ce billet à propos du boogie. Et des trains.

Pour la majorité d’entre-nous, prendre un train inconfortable ça se résume à avoir mal au cul, et à la tête. On en descend avec nos éternels ronchonnements contre cette *%#$ de SNCF et ses trains pourris. D’autres en descendent avec ça:

En tirant un peu beaucoup par les cheveux un tas de choses, et en en déformant pas mal d’autres, il n’y a aucune difficulté à imaginer qu’on était dans le même train qu’eux, dans le même wagon à apprécier le même confort…

“Sous les pavés, la plage” scandaient les énervés de mai 68. Ils n’avaient pas compris: sous les pavés il n’y a jamais qu’un trou. Un trou que l’on comblera avec autre chose, pour ne pas risquer d’y tomber. Mais dans le pavé, dans celui qui le prend en main et décide d’en faire quelque chose…

From the Halls of Montezuma….

Se réveiller en fredonnant l’hymne des Marine — vous savez, les Halls of Montezuma — c’est pas banal. Pas que je sois anti-militariste ou hostile aux militaires. Au contraire (je connais même les paroles), je suis le premier à leur reconnaître certaines qualités que je n’ai pas et dont j’aurai grandement besoin. Ainsi qu’une silhouette plus aérodynamique que la mienne, une silhouette moins en largeur (ou en profondeur, c’est égal vu que je suis à peu près rond comme une baballe). Mais les marches militaires, ce n’est tout simplement pas le genre de musique que j’écoute habituellement le matin.

Là où ça devient agaçant, c’est lorsque que je me surprend à siffloter cet air durant ma promenade matinale (2km ou plus, cette petite marche à rythme soutenu me préparant à la journée de boulot, et en plus ça me fait du bien. Je fais la même marche, au même rythme, après le boulot, cette fois elle me prépare à quitter le boulot (et son stress) et à profiter du reste de la soirée pour faire tout autre chose. Bref).

Il est l’heure d’aller bosser…

From the Halls of our Offices
To the Shelves of the Press Shop
We build our magazines
On the computer, on paper and in our heads
First to write about Mac and Apple
And to keep our columns clean
We are proud to claim the title of Writers
Semper late !

With all due respect to the Marine Corps.

L’an 2000 aura 10 ans de retard

On nous l’avait promis: en l’an 2000 on serait en plein dans le futur! On aurait sauté à pieds joints dans la science fiction. Oui madame! Le vidéophone, la télé en 3D et avec les odeurs, des fusées partout, l’épluche patates atomique, des cités sous dômes ou carrément sous terre pour échapper aux radiations d’un soleil devenu fou, des colonies dans l’espace, des colonies au bout de la galaxie, des mutants télépathes, des pistolets laser, de la bouffe instantanée qui aurait vraiment bon goût, des robots gentils, des robots méchants, la téléportation, des Klingons. Et des voitures volantes.

L’an 2000 est déjà loin derrière et on a eu droit à quoi ?

Windows 2000.

Non mais. C’est une blague ? Oh oui, j’oubliai: on a bien eu droit à notre grand frisson de l’an 2000: vous savez “le beugueuh de l’an 2000”, cette erreur terrifiante qui devait déboussoler tous les ordinateurs de la planète, notre économie et nos sociétés qui sont bien peu de choses. Le bug, ce cinquième cavalier de l’Apocalypse, qui devait amener le chaos, l’enfer sur Terre, la fin du monde. Sauf que la fin du monde n’a pas eu lieu, et que ce bug n’en était pas un, ou pas si important que ça tout compte fait — C’est rien, fausse alerte. On s’est gourrés, désolé. Les fêtes de fin d’années étaient bonnes chez vous? — , punaise, ils ont même réussi à rater leurs erreurs. Tu parles d’un futur.

L’an 2000 était donc franchement décevant. Faut le dire. Et ce qui a suivi n’était guère plus réjouissant. Même si on eu droit à Obama et Google, à l’iPod, à l’iPhone et à Mac OSX, on a aussi eu droit aux DRM et à George Bush. En même temps, ou presque. Quand même, ça gâche un peu le plaisir. Un président des USA qui rêve de croisades et qui “prêche” la démocratie comme la Sainte Inquisition prêchait l’amour de Dieu à coups de pieds dans la tronche. Et un tour de magie une arnaque qui ferait rougir même le plus malhonnête des joueurs de bonto: convaincre les élus (et nous) que vendre des fichiers numériques frelatés, vérolés, des fichiers qui marchent moins bien que ce qu’ils devraient, c’est mieux pour le client.

Je vous le dit, c’était plutôt décévant. Mais tout va changer. Tout !

L’an 2000 avait simplement une dizaine d’années de retard; le futur arrive, il a deux portes, des roues, une hélice, deux ailes et un drôle de parechoc. Et Le futur s’appelle Transition:

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Elle arrive en 2010, elle roule et elle vole ! Enfin, il paraît qu’elle volera.

Une voiture volante 😉

Transition un “concept car“… plane euh… un concept plar ? clane ? En français j’ai déjà trouvé (et je devrais le breveter): la voivion 😀