The War of the Worlds

L’énorme canular radiophonique de Welles (Orson) & Wells (George) va être rediffusé. 

Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette improbable rencontre entre les deux Well(e)s: 

En 1938, Orson Welles, avec son équipe du Mercury Theatre on the Air, a diffusé une adaptation radiophonique de “La guerre des mondes”, le roman de George Wells (1898). Le coup de génie de la chose, c’est que le programme a été diffusé non pas comme une fiction, mais comme s’il s’agissait d’un évènement interrompant les programmes habituels — l’invasion de New-York par des martiens — couvert en direct par des journalistes. D’après ce qu’on raconte, j’y étais pas, l’accueil fut phénoménal: les gens y ont cru et pas mal ont flippés.

Pour se faire une idée de l’impact il faut imaginer que la radio, à l’époque, c’était un peu notre Internet d’aujourd’hui: à peu près l’unique source d’information pour une partie de la population (avec les ragots de la concierge), un grand fourre-tout qui ne doutait pas de sa propre valeur, un media omniprésent et omniscient (et saturé de pub). C’était également un amplificateur de rumeurs et un moyen assez agréable de perdre son temps. Un vrai Internet quoi, à la différence — une différence qui rend cette radio d’il y a 70 ans tellement séduisante — qu’il n’y avait ni Facebook, ni cette cochonnerie de Flash pour nous gâcher la vie, ni Google pour nous espionner. Mais, je m’égare.

La rediff. de “The War of the Worlds” aura donc lieu à 1h du mat le 31 octobre (heure de Paris), dans la nuit de vendredi à samedi. Ca date, mais c’est hyper sympa 🙂

Si vous ne pouvez pas attendre jusque là, réjouissez-vous: un MP3 est disponible par ici (de rien).

Via kottke.org.

(et pour finir sur une marque de soutien infaillible aux lois votées en France, ce pays d’adoption que j’aime tant, voici quelques mots-clés pour faciliter le travail des brigades hadopistes qui se mettront prochainement en quête de cyber-criminels : piratage, contrefaçon, copie, illégale, fuck les Majors, torrent, MP3, P2P, pare-feu de OpenOffice).

Ca ne va pas

Quand vous ouvrez pour le troisième soir consécutif Le Patrouilleur du temps, toujours à la première page — Tandis que Salomon régnait dans toute sa gloire et que le Temple s’édifiait, Manse Everard arriva à Tyr, la cité de la pourpre. Et se retrouva presque aussitôt en danger de mort — c’est que quelque chose ne va pas. 

Oh non, c’est pas le texte qui ne va pas: c’est de la SF, ça fait pas dans la dentelle et c’est pas pour les chochottes😉

Non ce qui ne va pas c’est que je ne parviens pas à me souvenir à quoi j’ai passé ces trois soirées, si ce n’est à relire toujours la même phrase !? C’est dingue.

Bon, j’ai bien regardé deux mauvais films (dont un avec l’homme en bois, Steven Segal), et un bon film (avec Russel Crowe). Ok, j’ai lu un peu de philosophie (histoire de faire le malin devant une jolie fille, bien sûr). J’ai bossé aussi un peu (parce que, bon). Et j’ai surfé…

… Cochonnerie de Web, je t’aime et je déteste en même temps. Source inépuisable d’émerveillement et monstre chronophage qui détruit tout ce qui n’est pas lui. Ce soir je te coupe le caquet, je ferme ton robinet, je m’offre du temps livre

Tandis que Microsoft n’en finissait pas de faire rire, David Bosman rentra chez lui et, presque aussitôt en danger de perdre son temps, d’un geste vif il ferma l’écran de son portable.

(Poul Anderson, dans un univers parallèle)

Clac (à demain 😉 )

La souplesse des logiciels Open Source est un atout, dixit le Department of Defense himself

To effectively achieve its missions, the Department of Defense must develop and update its software-based capabilities faster than ever, to anticipate new threats and respond to continuously changing requirements. The use of Open Source Software (OSS) can provide advantages in this regard.

L’agilité est un atout pour réagir rapidement aux nouvelles menaces, y compris dans le développement des outils logiciels. De ce point de vue, les logiciels Open Sources offrent quelques avantages. Du moins, c’est ce que pense que le Département de la Défense US, qui liste les dits avantages dans un PDF :

(i) The continuous and broad peer-review enabled by publicly available source code supports software reliability and security efforts through the identification and elimination of defects that might otherwise go unrecognized by a more limited core development team.

(ii) The unrestricted ability to modify software source code enables the Department to respond more rapidly to changing situations, missions, and future threats.

(iii) Reliance on a particular software developer or vendor due to proprietary restrictions may be reduced by the use of OSS, which can be operated and maintained by multiple vendors, thus reducing barriers to entry and exit.

(iv) Open source licenses do not restrict who can use the software or the fields of endeavor in which the software can be used. Therefore, OSS provides a net-centric licensing model that enables rapid provisioning of both known and unanticipated users.

(v) Since OSS typically does not have a per-seat licensing cost, it can provide a cost advantage in situations where many copies of the software may be required, and can mitigate risk of cost growth due to licensing in situations where the total number of users may not be known in advance.

(vi) By sharing the responsibility for maintenance of OSS with other users, the Department can benefit by reducing the total cost of ownership for software, particularly compared with software for which the Department has sole responsibility for maintenance (e.g., GOTS).

(vii) OSS is particularly suitable for rapid prototyping and experimentation, where the ability to “test drive” the software with minimal costs and administrative delays can be important.

(je souligne) La GPL n’est pas si loin, qui promeut :

  1. La liberté d’exécuter le logiciel, pour n’importe quel usage ; 
  2. La liberté d’étudier le fonctionnement d’un programme et de l’adapter à ses besoins, ce qui passe par l’accès aux codes sources ; 
  3. La liberté de redistribuer des copies ; 
  4. La liberté d’améliorer le programme et de rendre publiques les modifications afin que l’ensemble de la communauté en bénéficie.

source, via

Oxford, octobre 2062. 

Avis aux étudiants du cours d’histoire des technologies, 1ère année. 

La leçon inaugurale sera bien entendu diffusée sur Youtube, mais pour une fois nous vous encourageons à y assister en direct dans l’auditoire Torvald. 

Le thème abordé par le prof. R. Stallman Jr. sera: “Le XXème siècle, un moyen-âge informatique: l’ère des logiciels propriétaires”. Le cours sera accompagné d’une démonstration de Microsoft Windows © ™, un authentique système d’exploitation propriétaire (le département d’archéologie ayant retrouvé une machine de type “PC” compatible et encore en état de marche). 

Le recteur.

Scrivener et NaNoWriMo : beaucoup de mots et d’économies en perspectives!

Bon, vu que j’ai déjà acheté plusieurs licenses de ce logiciel — qui est le plus génial depuis l’invention de la micro-informatique — je vais résister à la tentation. Mais si vous ne l’avez pas encore acheté, c’est l’occasion de sauter le pas et… de vous rendre service !

En effet, à l’occasion du NaNoWriMo, Keith (le papa de Scrivener) a décidé de récompenser les participants en leur offrant 50% (ou 20%) de remise.

NaNo quoi ?

NaNoWriMo, le National Novel Writing Month, qui aura lieu du 1er au 30 novembre. Tout un mois durant lequel des américains (mais pas seulement) se fixent l’objectif d’écrire un texte de 50 000 mots ou plus. Un vrai marathon !

Comme le disent les créateurs du NaNo, le but c’est la quantité, pas la qualité.

Non, je n’ai pas inversé les deux mots: le but, c’est bien la quantité. C’est de nous aider à vaincre le blocage devant la page blanche, de nous forcer à atteindre un objectif quantifiable. Le but, c’est de ne plus regarder la littérature comme un royaume enchanté (ou maudit), un monde brumeux dans lequel flotteraient les âmes des poètes morts, une route incertaine qui ne s’illuminerait que pour une poignée d’élus, selon le bon vouloir capricieux des muses.

Avec tout le respect dû aux muses, et à leur divine inspiration — car il est heureux celui que les Muses aiment ! Une voix suave coule de sa bouche. —, durant le NaNoWriMo, il s’agit de faire de la littérature, il s’agit d’écrire.

Bref, c’est un défit d’utilité publique.

J’ai participé la dernière fois, sans atteindre les 50 000 mots. Mais c’était très amusant et très stimulant.

Mais je ne sais pas écrire en anglais, moi !

Pas grave.

On peut écrire dans la langue que l’on veut, le but est d’arriver à 50000 mots,un point c’est tout. D’ailleurs, de mémoire, il me semble que personne ne lira votre texte: le comptage est informatisé.

Et puis, il existe une communauté de participant(e)s francophones plutôt dynamique et accueillante (desrencontres sont prévues, sur Paris et peut-être aussi ailleurs).

Je le répète, le but n’est pas d’écrire Guerre et paix ou Mme Bovary, mais d’écrire et d’écrire le plus possible.

Et Scrivener là-dedans ?

Toutes les infos sont dispo ici, en anglais. En bref:

Tout participant qui atteindra les 50000 mots à la fin du concours (après validation) pourra acheter Scrivener avec une ristourne de 50% — càd moins de 20$ pour ce programme qui est, je le répète, le plus révolutionnaire, le plus beau, le mieux pensé depuis l’invention de l’écriture. Un programme qui mérite à lui seul qu’on achète un Mac.

Pour ceux qui n’arriveraient pas aux 50 000 mots, ou qui n’ont pas trop envie de se bouger le popotin, Scrivener est proposé avec une ristourne de 20% durant le tournoi (entrez le code NANOWRIMO dans le champ “Coupon Code” au moment de passer commande sur le site).

Sans rire, déjà qu’il n’est pas cher au tarif normal, avec 20% de remise c’est donné. Et si vous atteignez les 50 000 mots (bravo!), ça devient une affaire en or.

Et comme ils ne font pas les choses à moitié chez Scrivener, une version d’essai spécialement conçue pour le NaNoWriMo, fonctionnera jusqu’au 7 décembre. Elle est téléchargeable ici.

Promis, l’année prochaine je participe à nouveau (je devrais avoir plus de temps).

[Toute impression que l’auteur du présent article est un fan inconditionnel de Scrivener serait absolument juste 😉 ]