Ode à la Corbeille

Corbeille, qui ne tient au Dock que par la volonté d’Apple
Corbeille, à qui on fait la gueule.

Corbeille, objet souvent dédaigné
Corbeille, qui reçoit nos fichiers usagés.

Corbeille, qui nous fait honte quand tu es pleine
Corbeille, que d’un clic on vide sans peine.

Corbeille, toi qui ma sauvé la mise
Corbeille, qui a préservé ce fichier de ma bêtise,
Je t’aime et je te fais la bise.

Mac, Windows ou Linux, Corbeille tu es partout la reine

A quoi sert une corbeille vide ? À rien.

Pourtant, c’est évident : c’est pleine, bourrée à craquer de nos vieux fichiers et dossiers qu’elle peut nous servir. Par exemple, à récupérer ce fichier important supprimé par erreur… Je le sais, j’ai récemment pu en apprécier l’efficacité.

Ne videz pas votre corbeille. Ou alors pas trop souvent 😉

Sources des images : 1, 2, 3.

Un joli ombrage sous les photos, à l’aide d’Acorn et d’une once d’AppleScript

Edit août 2012 : l’application automator mise à jour pour fonctionner avec Mountain Lion: Application Curved Shadow

Deux amis m’ont demandé comment je créais cet effet d’ombrage sous les images :

Curvedshadow 2

C’est dur à avouer, mais en réalité, je ne crée rien du tout : c’est Acorn qui fait tout, avec le filtre Curved Shadow.

Il est très bien ce filtre, et Acorn est franchement génial. Dépêchez-vous de l’essayer.

Mais si on compte utiliser ce filtre régulièrement, c’est fastidieux de chaque fois ouvrir l’image dans Acorn, puis ajuster sa taille (ici par exemple, c’est 450 pixels de large maximum), puis d’aller dans le menu Filter et appliquer le filtre Curved Shadow, puis d’aller dans le menu File -> Web Export puis de valider pour enfin récupérer l’image retouchée et l’uploader.

Sachant que Acorn peut être scripté, je me suis donc amusé à créer un petit AppleScript qui se charge de tout ça (sauf de l’upload) — c’est fou comme j’aime ça : faire bosser l’ordinateur à ma place !

Et si, comme je l’ai fait, vous emballez ce script dans une “action Automator” (j’en connais un a qui ça va faire plaisir), il vous suffira de faire glisser une image sur l’icone de l’action Automator pour lancer le processus : démarrer Acorn, le laisser bosser et se refermer tout seul comme un grand, en vous laissant une copie au format PNG de votre image, au même emplacement que l’original.

Je sais : je suis vraiment trop sympa 😉

Pour moi, ça a été l’occasion de me mettre à l’AppleScript (ça m’aura quand même pris la soirée pour y arriver), et ça a également été l’occasion de solliciter les conseils du développeur de Acorn, qui s’est montré efficace et vachement disponible pour un utilisateur qui lui avoué ne pas avoir acheté son logiciel — il ne le sait pas encore, mais il m’a gagné comme client.

Bref, si ça vous intéresse, voici le code. Je ne suis pas programmeur, il est donc certainement très imparfait, bancal, bossu et même pas beau. Mais il fonctionne et ça me va comme ça 🙂

Blabla légal à lire après avoir noué une cravate autour du cou, en prenant un air sérieux : Ni moi-même, ni Apple, ni Acorn ne pourrions être tenus pour responsable si ce script faisait exploser votre Mac ou s’il effaçait tous vos documents. C’est dit. Et puis, je ne m’inquiète pas car je sais que vous disposez d’une sauvegarde à jour…. N’est-ce pas ?

--A script to run Acron's New Image With Curved Drop Shadow script by drag and drop
--More infos @ https://davidbosman.fr/blog/2010/04/02/un-joli-ombrage-sous-les-photos-a-laide-dacorn-et-dune-once-dapplescript/
--(c) David Bosman 2010. Do whatever you want with it--except hurting martians.

on run {input, parameters}

tell application "Acorn"
    open input

    --thePath = /Users/david/Desktop/image.jpg
    set thePath to POSIX path of input


    --Get the Path without the filename
    --NewPath = /Users/david/Desktop
    set AppleScript's text item delimiters to "/"
    set NewPath to (items 1 thru -2 of text items of thePath) as string

    --Get file name, without the path
    set NewName to (item -1 of text items of thePath) as string

    --Concatenate NewPath and NewName, adding a "/" between and ".png" at the end (file 'll be saved as a png)
    set theFileName to NewPath & "/" & NewName & ".png"

    --If the original image is wider than 450 pixels, resize the copy to 450
    --change it to the desired width:
    set DesiredWidth to 450
    set w to width of document 1
    if w > DesiredWidth then tell document 1 to resize image width DesiredWidth

    --Use Acorn's optional Curved Shadow filter
    tell document 1 to do filter name "New Image With Curved Drop Shadow"

    --Tell Acorn to do a PNG Web Export and save it at the same place as the original file, as a PNG:
    tell document 1 to web export in theFileName as PNG

    --quit Acorn without saving the file (no need to)
    quit application "Acorn" without saving
end tell
return input

end run

C’est loin d’être parfait, même à mes yeux. Par exemple, le nom du fichier créé est du type “nom+extension-originale+.png” : je n’ai pas trouvé comment supprimer la première extension avant de lui ajouter le “.png”. Si vous avez une méthode : n’hésitez pas à m’en faire part 🙂

Notez que je l’ai testé sur une seule image à la fois (je ne compte pas avoir besoin de plus).

Edit: l’action Automator, si ça vous tente. Dites-moi si ça marche 🙂

Edit août 2012 : l’application automator mise à jour pour fonctionner avec Mountain Lion: Application Curved Shadow

Performances et perception des performances

Je ne suis pas programmeur, mais est-il normal qu’afficher par ordre alphabétique un peu plus de 700 fichiers ne se fasse pas « instantanément », ou presque ?

Explorateurfichierslent
(clic=big) Au moins, j’ai eu droit à une jolie barre de progression vert pomme.

Je ne sais pas si c’est normal, mais ça ne semble pas normal du tout : c’est désagréable d’attendre l’ordinateur là où il est justement sensé nous faire gagner du temps.

Ma machine est-elle faiblarde pour lister des fichiers ? Je vous laisse juge : Windows 7 (32bits) sur un ThinkPad X200s (Intel Core2Duo, 1,86ghz), 3go de RAM, disque SSD de 128Go.

Edit: non, ce n’est pas une blague du 1er avril.

Le prix de l’iPad

On parle beaucoup du prix de l’iPad: trop cher ou juste prix ? Notez que je n’ai vu personne se plaindre qu’il ne soit pas assez cher, cela au moins fera l’unanimité 😉

Voici un petit tableau instructif et ludique, sur le blog de MacGénération, qui compare le prix de l’iPad (en $) avec celui d’autres machines Apple : l’iPad coûte à peine quelques $ de plus qu’un iPod 1ère génération, en 2001. Un Lisa coûterait la bagatelle de 43 iPad.

L’ultime machine à écrire ?

Ipad + dock + clavier sans fil

Un clavier et une feuille de papier, électronique.

Est-il possible de faire plus simple ?

Via

Un appareil a du succès parce qu’il répond mieux que ses concurrents à des besoins. Un appareil marque l’histoire, quand il crée de nouveaux besoins, et de nouveaux usages.

L’iPad change tout.

Gutenberg et son imprimerie, Tim Berner-Lee et son WWW. Et ensuite (déjà ? alors qu’on commence à peine à comprendre comment utiliser Internet), l’iPad ? C’est ce que je crois.

Il nous fera (ré)inventer nos usages et nos outils. Créer de nouvelles applications — nouvelles, pas “bricolées” pour tenir sur son écran — pour répondre à des besoins qui restent à découvrir. Il nous fera repenser la manière dont on les utilise — une souris, pour quoi faire alors que l’écran tout entier réagit aux caresses de l’utilisateur ? Des fichiers, des dossiers ? Dites leur adieu et accueillez chaleureusement les applications, dans lesquelles ont fera ce qu’on a à faire sans se poser de question pour savoir où enregistrer et comment sauvegarder — au fond, l’iPad c’est Mac OS poussé au bout de sa logique : oser s’effacer pour laisser le champ libre à l’utilisateur. Car on utilise OS X aussi parce qu’il sait s’effacer quand on n’a pas besoin de lui (quelque chose que Microsoft n’a toujours pas compris avec Windows).

Même l’écriture changera. Comment croire que l’on pourra continuer à pondre uniquement des articles linéaires et statiques, comme au temps de la presse papier, avec cet appareil qui ne demande qu’à bourgeonner dans toutes les directions et sur tous les formats. Cet appareil qui ne demande qu’à laisser l’utilisateur partager, diffuser, échanger, dialoguer — pour avoir ne fût-ce qu’une vague idée de tout ça, il faut l’imaginer dans les mains des lecteurs, les regarder lire et interagir avec le texte le contenu. Et non, même si certains s’en satisferont, ajouter de la vidéo dans un article ne sera pas le changement attendu.

Ce n’est pas une mise à jour, ni d’un bricolage dont on a besoin. Ce que l’iPad nous offre, c’est l’opportunité de tout reprendre à zéro. Réfléchir, réinventer, redessiner une informatique (et une presse, et des livres, et le métier d’éditeur, aussi) qui n’aurait plus rien de technologique en fait. Une informatique aussi rudimentaire et aussi géniale et aussi efficace qu’un crayon et qu’un bout de papier. Connecté à Internet.

Nul ne sait combien de temps il lui faudra pour s’imposer, ni même si cette première version de l’iPad sera un succès commercial (même si je veux bien parier qu’il va cartonner). Mais je suis sûr d’une chose : l’avenir, il est là. Et il est sexy en diable. Et il commence dans moins d’une semaine pour certains privilégiés.

Au fait, si ce n’est déjà fait, allez donc lire le billet de Anthony sur l’iPad au pieu.

(edit: coquilles à la pelle. Si je vous dis que mon clavier est naze ?)