Je sais qui je suis. Ou pas ?

What we know is that each of us is an assemblage of trillion of cells, of thousands of different sorts. Most of the cells that compose your body are descendants of the egg and sperm cell whose union started you (…) and to put it vividly, not a single one of the cells that compose you knows who you are, or cares.

(Daniel C. Dennett, Sweet Dreams: Philosophical Obstacles To A Science Of Consciousness, MIT Press, 2005, p.2)

En français, ça pourrait donner :

Ce que nous savons, c’est que chacun d’entre nous est composé de milliards de cellules, de milliers de sortes différentes. La plupart des cellules qui composent votre corps sont les descendantes d’un oeuf et d’un spermatozoïde dont l’union est votre commencement (…) et, pour le dire de façon colorée, pas une seule de ces cellules qui vous compose ne sait qui vous êtes, ou ne s’en soucie.

Comme quoi, ranger sa bibliothèque, c’est aussi l’occasion de retrouver des bouquins que l’on pensait perdus. Je vais enfin pouvoir le lire.

Il est 5h, Paris ne s’éveille pas vraiment

Le jour se lève déjà. Les oiseaux chantent, sans doute pour profiter du seul moment de la journée où ils ont une chance d’être entendus par leurs congénères, car les bagnoles dorment encore, le long des trottoirs ou dans leurs garages, tout comme leurs propriétaires — dans leurs appartements :

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Je compte trois appartements (et pas seulement sur la photo, tout autour de nous), en plus du nôtre, où l’on voit de la lumière. Alors, oui : Paris s’éveille, mais plus à 5h. Bande de fainéants.

Quelqu’un pourrait flinguer Dutronc, histoire que je puisse légitimement écrire qu’il se retournerait dans sa tombe ? Je déconne, le flinguez pas : je l’aime bien 😉

Le mode plein écran de Word 2010

D’accord, ce n’est pas le mode plein écran de Scrivener (ni de Writeroom), mais le mode Lecture plein écran (accessible via l’onglet Affichage) de Word 2010 est agréable pour travailler tranquillement.

Par défaut, il permet uniquement de lire le document, pas d’y écrire. Mais, toujours depuis le mode Plein écran, il suffit d’aller dans les Options d’affichage et de choisir Autoriser la frappe. Le texte est alors modifiable :

Ca n’a l’air de rien, mais en plus de complètement masquer le ruban, ça permet aussi de gagner encore quelques pixels en hauteur. Ce n’est pas négligeable sur le petit écran du netbook sur lequel j’écris 😉

La version beta de MSOffice 2010 est disponible ici.

(Pour info, je publie ce billet directement depuis Word 2010 sur le blog, histoire de tester son mode « blog »)

On peut vivre sans ?

Hier, c’était la journée sans Internet. Rassurez-vous ce n’était pas “La” journée mondiale sans Web, sans réseaux sociaux, sans email, etc (ça existe ?) : c’était ma journée à moi, toute personnelle.

Et j’ai fait quoi pendant ce temps là ? J’ai lu, j’ai bavardé avec ma compagne — on a pris le temps de se préparer de bons petits plats. J’ai même écrit un début d’histoire. Et j’ai téléphoné à ma maman dont c’était l’anniveraire.

Ah oui, j’ai fait le tri dans ma bibliothèque.

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Dans ces boîtes, environ 500 livres mis au purgatoire, en attente de connaître leur sort : revente, don à une oeuvre ou… les garder. Pour décider, les caisses resteront à la cave durant quelques mois. Si aucun livre ne me manque durant ce laps de temps, ils partiront.

500, c’est pas mal, mais c’est à peine la moitié de ce que j’espérais. Faut dire que j’ai un mal de chien à me séparer d’un livre, même si je suis certain de ne plus le lire ou de ne pas le lire…

J’ose à peine chiffrer l’argent que ça m’a coûté d’acheter tant de livres que je n’ai pas encore lus, certains depuis plus de 10 ans. Car c’est une grosse leçon que je tire de ce nettoyage : j’achète bien trop facilement des livres, une simple envie ou un coup de tête suffit pour qu’il finisse sa vie à prendre la poussière dans ma bibliothèque. Et ça, ce n’est pas bien : un livre, c’est fait pour être lu.

Je vais aussi moins en acheter. C’est facile en fait, il suffit de faire exactement ce que je faisais quand j’avais pas un rond, quand j’étais étudiant : les emprunter à la bibliothèque.

Qui a édicté qu’il fallait “posséder” un livre ? Ok, il y a des textes dont je ne me séparerai pas. Certains recueils de poésie, Spinoza, Flaubert, Shakespeare, Racine, Hölderlin, plus quelques auteurs un peu plus récents voire même encore en vie 😉

Mais pour les autres ? De quoi suis-je privé en n’ayant pas le livre chez moi ? Dans le pire des cas, si le livre emprunté m’a séduit, il me suffira de l’acheter. Au moins, ce ne sera pas un coup de tête. D’ailleurs, j’en achèterai encore, surtout en SF (pas de panique, Xavier ;-)) genre assez peu représenté dans la bibliothèque de mon quartier, mais je les revendrai après lecture. Histoire de récupérer une partie de ma mise, et de ne plus encombrer l’appartement.

Je ne sais pas si c’est viable. Mais je veux tenter le coup. Si ça vous intéresse, je vous dirais comment ça tourne.