On peut vivre sans ?

Hier, c’était la journée sans Internet. Rassurez-vous ce n’était pas “La” journée mondiale sans Web, sans réseaux sociaux, sans email, etc (ça existe ?) : c’était ma journée à moi, toute personnelle.

Et j’ai fait quoi pendant ce temps là ? J’ai lu, j’ai bavardé avec ma compagne — on a pris le temps de se préparer de bons petits plats. J’ai même écrit un début d’histoire. Et j’ai téléphoné à ma maman dont c’était l’anniveraire.

Ah oui, j’ai fait le tri dans ma bibliothèque.

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Dans ces boîtes, environ 500 livres mis au purgatoire, en attente de connaître leur sort : revente, don à une oeuvre ou… les garder. Pour décider, les caisses resteront à la cave durant quelques mois. Si aucun livre ne me manque durant ce laps de temps, ils partiront.

500, c’est pas mal, mais c’est à peine la moitié de ce que j’espérais. Faut dire que j’ai un mal de chien à me séparer d’un livre, même si je suis certain de ne plus le lire ou de ne pas le lire…

J’ose à peine chiffrer l’argent que ça m’a coûté d’acheter tant de livres que je n’ai pas encore lus, certains depuis plus de 10 ans. Car c’est une grosse leçon que je tire de ce nettoyage : j’achète bien trop facilement des livres, une simple envie ou un coup de tête suffit pour qu’il finisse sa vie à prendre la poussière dans ma bibliothèque. Et ça, ce n’est pas bien : un livre, c’est fait pour être lu.

Je vais aussi moins en acheter. C’est facile en fait, il suffit de faire exactement ce que je faisais quand j’avais pas un rond, quand j’étais étudiant : les emprunter à la bibliothèque.

Qui a édicté qu’il fallait “posséder” un livre ? Ok, il y a des textes dont je ne me séparerai pas. Certains recueils de poésie, Spinoza, Flaubert, Shakespeare, Racine, Hölderlin, plus quelques auteurs un peu plus récents voire même encore en vie 😉

Mais pour les autres ? De quoi suis-je privé en n’ayant pas le livre chez moi ? Dans le pire des cas, si le livre emprunté m’a séduit, il me suffira de l’acheter. Au moins, ce ne sera pas un coup de tête. D’ailleurs, j’en achèterai encore, surtout en SF (pas de panique, Xavier ;-)) genre assez peu représenté dans la bibliothèque de mon quartier, mais je les revendrai après lecture. Histoire de récupérer une partie de ma mise, et de ne plus encombrer l’appartement.

Je ne sais pas si c’est viable. Mais je veux tenter le coup. Si ça vous intéresse, je vous dirais comment ça tourne.