Les commentaires sont fermés

Le hasard est parfois étonnant. Alors que le rôle et la forme des commentaires dans un site est un débat qui anime certains des sites US que je lis régulièrement et que, sous l’impulsion de quelqu’un qui se reconnaîtra ;-), je réfléchissais à la possibilité d’en faire un billet, j’ai dû prendre la décision de fermer les commentaires sur mon propre site.

Comme ça. Après un unique avertissement.

Il faut vous dire que je me sens trois obligations par rapport à ce (tout petit) blog, pour ses lecteurs et pour moi-même :

  • Faire de mon mieux pour publier des choses de qualité. Après, on peut discuter de la qualité, c’est sûr.
  • Rester honnête envers vous. Là, il n’y a rien à discuter. Et, en toute honnêteté, je ne veux pas que mon site se transforme en ring de boxe. Point final.
  • Que ça ne devienne pas une corvée pour moi de tenir ce site. C’est ma soupape, mon évasion d’un quotidien souvent stressant, ça doit le rester.

Les commentaires seront donc fermés pour les billets à venir. Je laisse les discussions en cours se poursuivre sur les billets publiés, sauf un.

Honnêtement ça m’ennuie, mais ça m’ennuie beaucoup moins que la perspective d’avoir à faire le ménage à longueur de journée pour garantir que le site ne dérive pas vers quelque chose dont je ne veux pas.

N’y voyez aucune censure : c’est un site personnel, le mien, pas un espace public ni un forum. Mais chacun reste libre de réagir via son propre site Web. C’est la magie et la toute-puissance du Web.

Et que ceux qui ont “causé” ce changement ne sentent coupables de rien : je ne désire pas héberger des choses inutilement violentes ou polémiques à mon goût, mais ça ne change pas le respect que j’ai pour vous ou vos idées (à ce sujet, les commentaires que j’ai supprimés sont à votre disposition).

Tel un César miniature, dictateur de poche, je ne laisse donc que trois solutions pour réagir à ce que je pourrais écrire à l’avenir :

  • Soit m’écrire un email.
  • Soit (me) répondre depuis votre site.

Et je vous y encourage de toutes mes forces. Cognez-moi dessus si j’écris des conneries, réagissez si mes positions vous agacent et n’hésitez pas à me dire que vous êtes d’accord (ça fait toujours plaisir). Mais il faudra le faire depuis chez vous 😉

  • Et la troisième solution ? Elle est extrême: ignorer mon site.

Sans rire. Entre nous, c’est quelque chose que je fais moi-même avec certains sites Mac et technologiques francophones (ils se reconnaîtront, ils sont aussi gonflés d’eux-mêmes qu’ils sont creux), mais pour une tout autre raison : le temps est une denrée bien trop précieuse pour la gaspiller avec des choses insignifiantes, fussent-elles (incompréhensiblement) populaires.

De mon côté, je ne posterai plus de commentaires non plus sur d’autres sites, me forçant à réagir via mon blog. Cela me semble logique.

David, je veux te répondre mais je n’ai pas de blog !

Il existe des solutions clés en main et gratuites pour créer un blog en quelques minutes, sans rien connaître :

  • Blogger (en français)
  • Tumblr (en anglais)
  • Par exemple. Il y en a d’autres.

Sinon, il y a le bon vieil email.

Débattre est un enrichissement. Mais débattre, c’est échanger des points de vue, pas des coups de poing. Ça, c’est se battre tout court. Si je n’ai jamais eu peur de me battre quand il le fallait, je l’ai dit : je ne souhaite pas que mon blog devienne un ring de boxe.

C’est quoi la nation ?

C’est quoi la nation ?
C’est quoi la France ?
C’est quoi la république ?

En cette journée de commémoration de l’appel du 18 juin — 70 ans plus tard — au lieu de jouer la carte de la nostalgie larmoyante, alors que certaines forces parlent de plus en plus ouvertement d’un monde sans nations, ça ne ferait pas de mal de se poser la question.

Parce que bon, si à la place de pleurnicher dans nos mouchoirs on ouvrait une encyclopédie, on apprendrait que le héros de Gaulle avait bel et bien été déchu de sa nationalité et condamné à mort par le gouvernement français, pour “trahison et désertion en temps de guerre”. De nos jours, s’il n’avait pas été militaire de métier, on l’aurait sans doute qualifié de terroriste.

Pendant toute la guerre, donc, ce héros de la France libre et ses petits camarades résistants, ne furent donc jamais que des traitres et des criminels assassins. Ils n’étaient pas la France, qui était à Vichy (et on ne s’attardera pas non plus sur la façon dont les alliés ne voyaient pas, ou à peine, en eux la France, justement).

Alors, c’est quoi la république ? Vichy, qui a choisi de capituler et collaborer, ou est-ce de Gaulle et les Français qui ont choisi de résister et qui auraient été fusillés, comme traitres à la nation ?

Oublions que nous connaissons la fin de la guerre et l’avenir du grand Charles. Oublions que les alliés ont été victorieux. Nous sommes un soldat français en juin 40, notre armée vient de se faire misérablement botter le cul — ils étaient pas habillés en bleu, à l’époque les soldats ? — et un officier dont on n’a sûrement jamais entendu parler (à moins de s’intéresser aux nouvelles technologies militaires) nous dit à la radio de le rejoindre à l’étranger, nous dit que la France est à Londres. Que le gouvernement, la police, l’armée, les fonctionnaires ne sont plus légitimes. Que la guerre n’est pas perdue. Qu’aurions-nous pensé de lui ? Qu’aurions-nous fait ?

Alors que certains semblent parfois rêver presque à voix haute d’une génération d’électeurs et d’électrices amnésiques, votant plus par réflexe que par choix, ça ne fait pas de mal de rappeler qu’aucun pouvoir quel qu’il soit, politique ou autre, n’est indéboulonablement légitime, et qu’il existe des choses plus grandes que les institutions et les personnes qui les incarnent.

Vive la France libre, bien sûr 😉

Qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous ?

WordPress 3.0 vient de sortir.

Wordpress 3

C’est une grosse évolution qui ne devrait pas poser de souci si vous étiez déjà en 2.9. Mais, vous savez quoi ? Même avec cette assurance (et des backups à jour), je ne vais pas faire la mise à jour tout-de-suite-maintenant-sans-attendre.

Non, je vais prendre le temps de m’assurer que tous “mes” plugins sont compatibles, vérifier que le thème du blog fonctionne sur la nouvelle version, etc. Et tout ça pour quoi ? Pour vous éviter de subir les désagréments d’une mise à jour éventuellement foireuse — Vraiment, qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous ? 😉

Apple, t’es rien qu’une maniaque du détail

Merde alors ! Cela fait des années que j’utilise Mail.app et je viens seulement de réaliser ça :

Avion 1

La toute petite icône des brouillons, dans la colonne de gauche de Mail, c’est la feuille de papier avant pliage pour en faire un avion en papier, qui est l’icône des emails envoyés :

Avion 2

Apple, je t’aime quand tu es comme ça. Change jamais.

Ce qui est juste

Google’s apparent idea was to set up a “heads we win, tails we still win” scenario

En français, ça pourrait se dire :

L’idée de Google c’était de jouer à “Pile on gagne, face on gagne quand même”.

John Gruber, dans une polémique qui l’oppose à Joe Wilcox, à propos de la guéguerre entre Apple et Google sur le marché des téléphones mobiles. À lire : What’s fair.