“Sortir” du nucléaire, en une leçon simple

En France, le drame japonais s’est transformé (pour ne pas changer) en une hystérie médiatique “autour” de la menace nucléaire et sur la nécessité d’en “sortir”.

Je reviendrai peut-être dans un autre billet sur cette notion de “sortir du nucléaire”, qui est à peu près totalement vide de sens. En attendant, voici quand même un conseil simple pour réduire notre dépendance au nucléaire, en un seul clic : Read more →

Ce billet s’autodétruira après lecture

HarperCollins has informed libraries that henceforth, ebooks will be sold on the condition that they can only be circulated 26 times before they self-destruct. HarperCollins argues that this reflects the usage characteristics of the print editions that HarperCollins has sold to libraries for literally centuries.

Cory Doctorow, Ebooks: durability is a feature, not a bug | Technology

En résumé : pour “reproduire” la durée de vie des livres imprimés en bibliothèque (qui s’usent un peu à chaque prêt à un lecteur), HarperCollins, a annoncé aux bibliothécaires que les ebooks pourraient être prêtés 26 fois avant de… s’auto détruire (26 sorties correspondant à la moyenne de ce que peut supporter un livre imprimé).

Voilà ce qui est à craindre quand c’est le profit qui décide seul de l’usage à faire d’une technologie. C’est de la folie pure : brider une technologie — jusqu’à nous priver d’une de ses qualités les plus évidentes, à savoir le fait qu’un fichier ne s’use pas, et ne s’usera jamais — pour que les bibliothèques soient toujours obligées d’acheter de nouveaux exemplaires.

Forcer un objet (numérique) à tomber en panne, pour (nous) forcer à le racheter ?

En voilà une logique foireuse, qui marche sur la tête : au lieu de remettre en question le métier d’éditeur, bâti sur une technologie de l’imprimerie et sur la diffusion de livres “physiques”, c’est la nouvelle technologie, celle de l’ebook qui permet de se passer de l’imprimerie, que l’on remet en question.

Pire que cela : on la déforme, on la casse dans le seul but de préserver les intérêts de l’éditeur plutôt que ceux des lecteurs.

Comme le dit Cory Doctorow, il est peut-être bon de se rappeler que la “fragilité” du papier est un défaut, pas un choix. Et reproduire ce défaut volontairement est d’une stupidité sans nom…

(edit: pour l’instant, ça ne concerne que les bibliothèques. Mais il ne faut pas être bien malin pour imaginer leurs projets à venir concernant les ebooks “personnels”)

Sur le même sujet :

De la technologie, des habitudes et de savoir passer la main (2005, déjà)

Vite

Fastandfurious

Un Dock sans Safari, sans Mail, sans Twitter. En route pour une soirée offline, quoi.

Et comme on s’habille pour sortir, j’habille mon Bureau d’un fond d’écran parfaitement adapté à ce que — entre mes quintes toux et mes gémissements de malade imaginaire — je compte faire ce soir : prendre le temps, lire et écrire.

Je vous laisse, le thé est prêt. Passez une bonne soirée 😉

Misère, Linux c’est compliqué… comme 1 + 1

Alpha

Passer d’une version à l’autre de Ubuntu (ici, de la version 10.10, actuellement dispnible, à la version alpha de la prochaine 11.04) se fait comme une simple mise à jour, en quelques clics.

Pas besoin d’un CD, ni même d’une clé USB, tout se fait en téléchargement depuis Internet. Ce n’est même pas intrusif puisqu’on peut continuer à bosser pendant toute l’installation (il faudra redémarrer après l’installation). La durée réelle d’installation est plus longue que ce qui est indiqué sur la capture : le temps restant est celui nécessaire au téléchargement des fichiers, il faut ensuite que Ubuntu les installe. Comptez une heure et quelques pendant laquelle, encore une fois, l’ordinateur reste 100% utilisable pour bosser dessus.

Et le résultat est plus que prometteur. La nouvelle interface de Ubuntu — Unity — semble annoncer de très bonnes choses, même si tous les angles ne sont pas arrondis et si ça plante encore (ce n’est jamais qu’une version alpha).

Unity Small

Cette façon d’installer un système d’exploitation est vraiment plaisante, et si peu contraignante — et cela fait plusieurs versions que ça marche comme ça.

J’en ai déjà parlé : même si pour l’instant cela se limite aux applications à installer sur le Mac, pour moi, il est évident que l’arrivée du Mac App Store annonce la même chose pour Mac OS X lui-même : plus besoin de CD (ou de clé), plus besoin de redémarrer (sauf après l’installation), même pas besoin de s’arrêter de bosser pendant l’installation de l’OS.

Installer une nouvelle version de Mac OS ne sera plus qu’une simple (même si grosse) mise à jour à télécharger depuis le Web. Et c’est pas plus mal.

? eénna’l ed elbisilli sulp al ecutsa’L

.t+lrtC rus zeyuppa te etxet ed engil enu zennoitcelés ,etaMtxeT snaD

Pour celles et ceux qui n’auraient pas le courage de lire le texte dans le bon sens :

L’astuce la plus illisible de l’année ?

Dans TextMate, sélectionnez une ligne de texte et appuyez sur Ctrl+t.

😉

Plus sérieusement, Ctrl+t se révèle bien pratique pour inverser deux caractères, par exemple pour corriger une faute que je fais tout el temps et qui ets assez agaçante. Il suffit donc de sélectionner les deux lettres à inverser et d’appuyer sur Ctrl+t.

Ça marche aussi pour inverser rapidement l’ordre de deux paragraphes. euqitarp porT.