Gratuit, comme dans “c’est toi qui paye”

“Lorsque vous postez une photo sur le Web, elle reste votre propriété, on est d’accord ? En réalité, il vaut mieux vous assurer de lire les petits caractères”, c’est le conseil qui ouvre cet article du NYTimes qui s’intéresse aux licences d’utilisation ainsi qu’aux droits que nous cédons à Twitpic, le service de partage de photos sur Twitter.

Voici un extrait des conditions d’utilisation de Twitpic :

You retain all ownership rights to Content uploaded to Twitpic. However, by submitting Content to Twitpic, you hereby grant Twitpic a worldwide, non-exclusive, royalty-free, sublicenseable and transferable license to use, reproduce, distribute, prepare derivative works of, display, and perform the Content in connection with the Service and Twitpic’s (and its successors’ and affiliates’) business, including without limitation for promoting and redistributing part or all of the Service (and derivative works thereof) in any media formats and through any media channels.

En gros : nous restons propriétaires de nos droits (on pourrait déjà s’étonner de cette précision, vu qu’en France du moins un auteur ne peut pas être “dépouillé” de ses droits sur une oeuvre, mais passons). Mais, en utilisant leur service “gratuit”, nous leur accordons automatiquement un droit mondial d’utilisation et de publication, sur tous les supports et pour à peu près tous les usages, sans la moindre compensation. Nous leur reconnaissons aussi le droit de céder ce droit à des sociétés tierces. Carrément.

On retrouve des conditions assez similaires avec un autre service d’images très apprécié des geeks, instagr.am :

By displaying or publishing (“posting”) any Content on or through the Instagram Services, you hereby grant to Instagram a non-exclusive, fully paid and royalty-free, worldwide, limited license to use, modify, delete from, add to, publicly perform, publicly display, reproduce and translate such Content, including without limitation distributing part or all of the Site in any media formats through any media channels, except Content not shared publicly (“private”) will not be distributed outside the Instagram Services.

Amusant, non ?

Quoi qu’il en soit, que ce soit instagr.am ou Twitpic qui s’accordent le droit de réutiliser nos photos sans nous payer (en échange d’un peu d’espace sur un serveur), ou Google qui scrute nos emails et habitudes de surf (en échange de services “gratuits”), ou Facebook qui monétise toutes les informations parfois très intimes que ses membres lui confient (en échange d’à peine mieux qu’un webmail et un tchat), c’est l’occasion de nous souvenir d’une chose pourtant évidente dans la vie réelle, celle qui sedéroule hors de nos écrans : le gratuit, ça n’existe pas.

Il y a toujours quelqu’un qui paye, d’une manière ou d’une autre.

Vous avez lu un CLUF, récemment, avant de l’accepter ?

En stock, dans le même genre (ou pas du tout) on peut vous proposer :

O.n.e. .l.e.t.t.e.r. .a.t. .a. .t.i.m.e. . o.n.e. .w.r.i.t.e.s. .a. .w.o.r.d.

Grandview is a full screen interface for writing one word at a time (one character at a time as far as I can see, then one may read the full word in all its glory, and then more words can be written):

Grandview
Clic to watch a video demo.

Maybe it’s me who don’t get it (I know I can be stupid as dirt), but who cares about words (and characters) ? I don’t write words, I write sentences (and paragraphs and chapters and books).

Sur le même sujet :

7 conseils (+ 1) pour gérer les personnes négatives

Sur Zenhabits, Celestine Chua livre 7 conseils pleins de bon sens quant à la façon de se comporter face aux personnalités parfois très négatives que nous devons côtoyer au travail (ou ailleurs), vous savez ces personnes qui vous diront que tout ce que vous faites, c’est de la merde ou que c’est voué à l’échec.

Je les recopie ici en anglais, avec ma “traduction” très personnelle 😉

  1. Don’t Engage in the Negativity
    Envoyez-les chier.
    Ne vous laissez pas entraîner dans ce genre de discussion. Il m’a fallu quelques années pour piger que ça ne servait à rien à part m’épuiser (et m’énerver), parfois énormément.
  2. Hang Out In Groups
    Ne soyez pas seul avec elles
    Les commentaires seront rarement aussi négatifs s’ils sont faits en public (ou par écrit), croyez-moi. Et puis, ça permet d’entendre d’autres avis.
  3. Objectify the Comments Made
    Relativisez.
    Généralement la personne ne vous veut pas de mal (pour un parano comme moi, ça a été dur de le comprendre), c’est juste qu’elle est incapable de comprendre que le monde ne tourne pas autour de son nombril et que son avis n’est pas une Vérité Évidente et Indiscutable.
  4. Go with Lighter Topics
    Évitez les sujets délicats.
    C’est tout bête, mais ça marche : ne parlez pas des sujets qui les agacent/les énervent/les excitent.
  5. Be Mindful of the Time You Spend With Them
    Votre temps est précieux, ne le gaspillez pas avec elles.
    Voyez “envoyez-les chier”, plus haut : laissez-les pérorer et passez à autre chose car, peu importe vos arguments, elles ne changeront pas. Ce sont des poids morts. Et si vous ne pouvez pas les envoyer valser (par exemple si c’est un de vos chefs), laissez passer l’orage sans essayer d’argumenter : ça ne sert à rien qu’à le rendre plus désagréable à supporter.
    En fait, on pourrait résumer ce conseil à : don’t feed the troll.
  6. Identify Areas You Can Make a Positive Change
    Voyez s’il est possible de changer des choses pour rendre ces personnes plus positives, plus heureuses.
    Là, je vous avoue que je n’y crois pas un instant. Une personne négative restera négative quoi que vous fassiez : parce qu’elle est généralement incapable de se remettre en question (voir point 3) et parce que démolir/se moquer de quelqu’un est bien plus facile que d’essayer de faire soi-même quelque chose.
  7. Drop Them From Your Life
    Éjectez-les de votre vie.
    Un choix radical, mais qui mérite d’être considéré.

À mon avis, il manque à cette liste le conseil peut-être le plus important :

8: Peu importe ce qu’on dit de vous (ou de votre travail), l’important c’est qui le dit.

C’est pas de moi, c’est de Wilde (et c’est cité de mémoire). Mais je n’en suis pas moins d’accords avec ça.

Dans mon travail d’auteur et d’éditeur, je suis assez peu orthodoxe, ce que je fais ne ressemble pas à grand-chose d’habituel ni dans la forme ni dans le fond. Ça ne m’attire pas que des compliments, loin de là. Mais je m’en contrefiche : les seuls avis qui comptent sont ceux de mes lecteurs car, au final, c’est eux seuls qui décident si mes idées sont viables ou pas.
Les autres avis, j’assois mon gros cul dessus.

Tu me fabriques un tracteur ? Fais-le toi-même !

J’ai réalisé que les outils bon marché, vraiment appropriés, dont j’avais besoin pour établir une ferme durable n’existaient tout simplement pas encore. J’avais besoin d’outils robustes, modulaires, hautement efficaces et optimisés, peu chers, fabriqués à partir de matériaux locaux et recyclés qui dureraient toute une vie, non conçus pour l’obsolescence. Je me suis rendu compte que j’allais devoir les construire moi-même. Et c’est ce que j’ai fait.

Un kit libre pour démarrer une civilisation

Ça va bien avec les imprimantes 3D.