Enfin ! Acheter en ligne sur Lenovo France

Ça y est, le site de Lenovo France permet d’acheter en ligne des machines configurées sur mesure :

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Et merde, en fait c’est une mauvaise nouvelle pour moi : l’impossibilité de facilement commander une machine sur mesure (comme aux USA ou en Angleterre) est une des raisons qui m’empêchait de commander leur X220, qui est super sympa et corrige le seul vrai gros défaut de mon actuel X200s : l’écran trop peu lumineux avec de médiocres angles de vue, qui n’est guère idéal quand on a une vue médiocre…

Notez qu’il apporte pas mal d’autres améliorations en plus de celle-là (une autonomie de >20h, ça vous tente (avec la batterie externe) ?), mais c’est celle qui m’attire le plus–c’est vraiment une très chouette machine, qui tourne bien sur Ubuntu et qui est garantie 3 ans, de base.

L’autre raison, c’est qu’en dehors de cette question d’écran, le X200s me satisfait pleinement et que ça m’embête de claquer encore de l’argent pour un ordinateur (et je n’ai pas besoin d’une autonomie de 20h). Cela dit, si je devais changer, je sais déjà à qui j’offrirais le X200s… Pfff, les excuses bidons pour me trouver une raison d’acheter… J’ai bien peur d’être irrécupérable–mais je ne céderai pas 😉

Oh, un Dell Book Pro

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Photo: Engadget

Dell XPS 15z.

Comme quoi, même en copiant sans vergogne et en utilisant mêmes matériaux (alu et verre), le talent fait toute la différence. Pourtant, on sait bien que l’habit ne fait pas le moine… et que l’alu ne fait pas le Mac.

Lancez-vous !

Pendant que les puissants de ce monde — accrochés aux basques des puissants du monde de demain — définissent ce que devrait être Internet et à quelles règles il devrait se plier, je me suis (très égoïstement et avec un plaisir non dissimulé) plongé dans ce numéro spécial de BoingBoing, qui reprend des extraits des anciens numéros de ce qui fut d’abord un fanzine (ouais, un truc imprimé sur du papier) avant d’être le site Web que nous connaissons tous.

C’est marrant, en lisant les premières pages, je suis tombé sur cette citation de Jeanne Carstensen qui, malgré qu’elle date de 1987, me fait furieusement penser à ce qu’était Internet avant que l’industrie des loisirs et de la finance décident d’en faire leur machine à vendre :

“So start your own magazine. Engage the best writers and artists (you and your friends) and distribute it to the most influential opinion leaders (you and your friends). Exercise your right to rave. After all, that’s what professional writers do. They just get paid for it. You can do it too. ʻʼZinesʼ are wildly partisan small magazines of the fanatic, or devoted, depending on your view of the subject matter. They’re unabashedly noncommercial – true labors of love and don’t seem to conform to any standard of quality except their own.

En français, une fois traduit par votre serviteurle charcut-O-Matic, ça pourrait donner :

Lancez votre magazine. Embauchez les meilleurs auteurs et artistes (vous et vos amis) et distribuez-le aux personnes les plus influentes (vous et vos amis). Faites valoir votre droit à l’enthousiasme. Après tout, c’est ce que font les auteurs professionnels, à la différence qu’ils sont payés pour ça. Vous aussi, vous pouvez le faire. Les fanzines ce sont ces petits magazines totalement partisans, pour les fans, ou les passionnés, qui dépendent de votre avis sur le sujet dont ils traitent. Sans la moindre gêne ils sont non-commerciaux, pur fruit du travail de passionnés, ils ne semblent se plier à aucun standard de qualité, à part le leur propre.

C’est marrant, comme je vous le disais, en lisant ce passage j’ai pensé que ça résumait bien ce qu’était Internet, et que ça mériterait bien d’en faire un petit billet. Et là, en terminant d’écrire ce billet, je me dis que ça résume aussi (et plutôt pas trop mal) la façon dont je concevais mes magazines, à l’époque où je les dirigeais. Mais, c’est une vérité bien connue dans le fandom 1 : la plupart des ‘zines ne durent qu’un temps — avec en corolaire cette évidence, dont j’ai pu douter certains soirs de découragement, que je n’ai jamais été un “pro” mais toujours, au sens littéral du mot, un amateur, un passionné. Dieu merci 😉

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S’il y a une chose à tirer de ce plongeon dans un passé lointain, c’est bien cette certitude que l’occasion n’attend que vous. Saisissez-la. Il n’a jamais été aussi facile de toucher une audience. Saisissez-la, avant qu’Internet soit transformé en hypermarché virtuel planétaire dans lequel notre seul droit sera de consommer, en silence.

1: le fandom est l’ensemble des fanatiques (de science-fiction) qui se retrouvent durant les conventions, autour de magazines (et de fanzines, même si j’en connais peu à l’heure actuelle) ou encore dans certaine librairie… librairie que je vous recommande vivement de visiter si vous aimez ou aimeriez lire de la SF (et si vous n’avez pas pas peur de m’y croiser).

Debout !

Je bosse devant un écran d’ordinateur (bonjour le scoop). Là où ça devient intéressant, c’est de réaliser ce que ça signifie : je suis assis sur mon (volumineux) popotin toute la journée ou presque. 10h ou plus par jour, sans bouger, à vivre comme un homme tronc.

À vivre plié en deux.
Immobile.
Statique.
Inerte, comme un caillou qui ne roule pas et donc qui accumule de la mousse (et des kilos).

Or, je ne veux pas être tout moussu (et je veux maigrir).

Même si rester debout n’est certainement pas idéal pour la santé, je pense que rester plié en deux est beaucoup plus mauvais : mauvaise posture, mauvaise circulation, etc.

Cela fait des années que je pense à bosser debout, mais j’ai toujours reculé devant le prix. Sans rire, cherchez le prix d’un bureau debout (un truc solide et que l’on peut monter à la hauteur désirée) et vous verrez. Surtout, ça me semblait une dépense un peu excessive sans certitude que ça me convienne sur la durée.

Pourtant, depuis ce matin, mon bureau est un standing desk, un bureau devant lequel je bosse debout. La révélation est venue à moi sous la forme d’une caisse — de quatre caisses en fait, tirées de la douzaine de caisses de livres que je compte revendre en septembre et qui encombrent l’entrée de l’appartement. Inutile de me ruiner pour essayer de bosser debout :

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Notez le repose pied high-tech, gracieusement offert par Amazon 😉

Quatre caisses placées entre la planche et les classeurs qui composent habituellement mon bureau. OK, c’est moche — c’est un affreux bricolage dont la simple vue ferait avoir une crise cardiaque à Jonathan Ive — mais ça marche : le bureau est à présent haut de 111cm (càd à 2cm de la hauteur idéale pour moi : 113), pour un coût nul et moins d’une grosse demi-heure de travail. Cela me semble raisonnable pour faire un essai.

Je compte donc bosser debout et massoir régulièrement. Cela surement plus dur les premiers jours (je peux vous dire que sur cette première demi-journée, j’ai l’impression d’avoir des pieds en bois et j’en suis à ma 3ème pause, déjeuner non-compris). Je vous dirai si c’est mieux dans une semaine.

D’ici septembre, lorsque j’aurai revendu mes bouquins (et donc liquidé ces quatre caisses avec toutes les autres), j’aurais eu le temps de me faire une idée et, si ça me botte toujours, j’investirais l’argent récupéré dans un meuble un peu plus sympa.

À présent, il ne me reste plus qu’à attendre ce soir, le retour de ma tendre moitié, et voir sa tête quand elle découvrira mon bureau d’alpiniste dans un coin du salon… En attendant, forcément 😉

(Mention légale : aucun Jonathan Ive n’a été blessé durant la construction de ce bureau.)