Debout !

Je bosse devant un écran d’ordinateur (bonjour le scoop). Là où ça devient intéressant, c’est de réaliser ce que ça signifie : je suis assis sur mon (volumineux) popotin toute la journée ou presque. 10h ou plus par jour, sans bouger, à vivre comme un homme tronc.

À vivre plié en deux.
Immobile.
Statique.
Inerte, comme un caillou qui ne roule pas et donc qui accumule de la mousse (et des kilos).

Or, je ne veux pas être tout moussu (et je veux maigrir).

Même si rester debout n’est certainement pas idéal pour la santé, je pense que rester plié en deux est beaucoup plus mauvais : mauvaise posture, mauvaise circulation, etc.

Cela fait des années que je pense à bosser debout, mais j’ai toujours reculé devant le prix. Sans rire, cherchez le prix d’un bureau debout (un truc solide et que l’on peut monter à la hauteur désirée) et vous verrez. Surtout, ça me semblait une dépense un peu excessive sans certitude que ça me convienne sur la durée.

Pourtant, depuis ce matin, mon bureau est un standing desk, un bureau devant lequel je bosse debout. La révélation est venue à moi sous la forme d’une caisse — de quatre caisses en fait, tirées de la douzaine de caisses de livres que je compte revendre en septembre et qui encombrent l’entrée de l’appartement. Inutile de me ruiner pour essayer de bosser debout :

Getupstandup
Notez le repose pied high-tech, gracieusement offert par Amazon 😉

Quatre caisses placées entre la planche et les classeurs qui composent habituellement mon bureau. OK, c’est moche — c’est un affreux bricolage dont la simple vue ferait avoir une crise cardiaque à Jonathan Ive — mais ça marche : le bureau est à présent haut de 111cm (càd à 2cm de la hauteur idéale pour moi : 113), pour un coût nul et moins d’une grosse demi-heure de travail. Cela me semble raisonnable pour faire un essai.

Je compte donc bosser debout et massoir régulièrement. Cela surement plus dur les premiers jours (je peux vous dire que sur cette première demi-journée, j’ai l’impression d’avoir des pieds en bois et j’en suis à ma 3ème pause, déjeuner non-compris). Je vous dirai si c’est mieux dans une semaine.

D’ici septembre, lorsque j’aurai revendu mes bouquins (et donc liquidé ces quatre caisses avec toutes les autres), j’aurais eu le temps de me faire une idée et, si ça me botte toujours, j’investirais l’argent récupéré dans un meuble un peu plus sympa.

À présent, il ne me reste plus qu’à attendre ce soir, le retour de ma tendre moitié, et voir sa tête quand elle découvrira mon bureau d’alpiniste dans un coin du salon… En attendant, forcément 😉

(Mention légale : aucun Jonathan Ive n’a été blessé durant la construction de ce bureau.)