Amazon’s New Kindles

It’s all about the content, though. That’s the difference that other tablet makers missed. Motorola, Samsung, RIM — they seem to be chasing the iPad on specs, building the best tablet they can manage at the same starting price of around $500. But they have no clear message telling people what you can do with them.

Gruber: Amazon’s New Kindles, via @timoreilly.

L’important, c’est le contenu, pas les specs de l’appareil. Et c’est parce qu’Amazon semble l’avoir compris, comme Apple l’a compris depuis toujours, que le Kindle Fire pourrait bien être le premier vrai rival sérieux de l’iPad.

Je serais bien incapable de vous dire combien de RAM il y a dans mon iPad (ou dans le Kindle) ou à quelle fréquence tourne son processeur, je m’en fiche. Car je sais la seule chose qui importe : (tout) ce que je peux faire dessus/avec.

La prise de conscience de l’importance du contenu me semble particulièrement évidente quand on observe le nouveau Kindle de base (pas le Fire, pas le Touch) : ce n’est plus qu’un écran — du contenu — et une connexion WiFi à Internet (pour pouvoir acheter les livres — du contenu, encore).

Kindle 4

À comparer avec le premier Kindle (Wikipedia) :

412px Amazon Kindle   Wikipedia.jpg

Plus de clavier (inutile et encombrant), à peine de plastique pour tenir l’ensemble. Même les boutons ont presque complètement disparu — pas complètement et on sent bien que certains sont de trop, comme les boutons de navigation sur les côtés qui semblent un ajout de dernière minute ou un reliquat du passé (pour compenser l’absence d’écran tactile sur le modèle de base du Kindle ?), et qui nuisent à l’impression générale de simplicité et d’intuitivité du Kindle version 4. Qui est un pur régal.

D’ailleurs, contrairement à ce que j’écrivais il y a quelques jours avant de l’avoir reçu, je peux vous assurer que mon prochain Kindle sera tactile.

Comment lire des ePubs sur le Kindle (et où trouver des ebooks en français sans DRM) ?

Dans la série “les tutos pour ma grand-mère (et pour moi aussi, mais j’ose pas le dire)” : comment lire un ePub sur le Kindle qui, ce con, ne lit pas ce format — de vous à moi, c’est uniquement parce qu’on est vendredi et que je ne souhaite pas gâcher votre WE, que je me retiens de vous dire à quel point je trouve ça nul de la part de Amazon.

Heureusement, il est possible de transformer un ePub (sans DRM) en MOBI, compatible avec le Kindle, grâce à Calibre, le gestionnaire d’ebooks gratuit (compatible Mac, Windows et GNU/Linux).

Installez-le, pendant ce temps je nous prépare un thé… Ca y est ? OK.

  1. Si ce n’est déjà fait, ajoutez votre ePub à votre bibliothèque Calibre :
    Epubconvert Work Epub
  2. Comme vous le voyez, après importation je ne dispose que du format ePub (clic=grand) :
    Epubconvert Work Format
  3. Faites un clic droit sur votre ebook et choisissez Convertir les livres -> Convertir les livres individuellement. Dans la fenêtre qui s’ouvre, choisissez MOBI comme Format de sortie et mettez à jour les informations qui vous semblent utiles dans les différents champs (clic=grand) :
    Epubconvert Work Meta
  4. Validez. Selon la taille de l’ebook (et son format de départ), cela peut prendre un certain temps. La progression est affichée en bas à droite de la fenêtre de Calibre :
    Epubconvert Work.png
  5. Le nouveau format est disponible :
    Epubconvert Work Done
  6. Branchez votre Kindle à l’ordinteur. Patientez quelques instants puis, dans Calibre toujours, faites un clic droit sur l’ebook et choisissez Envoyer au lecteur, Calibre se charge de tout).

Epubconvert Kindle

Bonus gratuit : une astuce

Pour faciliter encore un peu le travail, dans les Préférences -> Comportement, de Calibre, définissez le format MOBI comme Format de sortie préféré, vous n’aurez même plus besoin de le sélectionner dans la liste déroulante lors des prochaines conversions :

Epubconvert Work Mobi

On en trouve où, des ebooks sans DRM en français ?

Dans pas mal d’endroits, en fait. Voici quelques suggestions qui me semblent intéressantes :

Le dragon Griaule (de Lucius Shepard) que j’ai utilisé comme exemple est édité par mes petits camarades du Bélial. Il est proposé en version imprimée (25 €) et électronique (PDF et ePub, sans DRM, pour 10,99€).
Leur catalogue électronique est encore très récent, mais on y trouvera déjà quelques morceaux de choix. Si vous lisez de la SF, montrez-leur (et aux auteurs, avec eux) qu’ils ont fait le bon choix en refusant de pourrir leurs livres avec des DRM et en proposant les textes à des tarifs raisonnables (à partir de 1 €).

Les plus observateurs auront remarqué d’autres ebooks dans certaines des captures d’écran. En dehors de ceux que je fabrique occasionnellement moi-même, ils proviennent pour l’essentiel de :

  • publie.net, qui les propose lui aussi à des tarifs très raisonnables, sans DRM et dans plusieurs formats dont le MOBI (même pas besoin de convertir le livre pour le lire sur le Kindle, donc).
  • Pour les ouvrages du domaine public, on citera Ebooks libres et gratuits. Là aussi, les ouvrages sont proposés dans un paquet de formats, sans DRM.
  • Les classiques des sciences sociales. Mais ceux-là demandent un réel travail de nettoyage et de préparation avant d’être convertis en ebooks.
  • Sans oublier le Project Gutenberg, qui dispose d’un rayon en français et propose lui aussi ses textes dans un paquet de formats qui facilitent la vie.
    Notez que pour la SF, si vous lisez l’anglais vous trouverez des choses plus récentes que dans le rayon francophone. Du Philip K. Dick, par exemple.

Mentions légales : aucun ebook n’a été maltraité durant la réalisation de ce mini tutoriel. Les octets et les pixels utilisés sont 100% recyclables. En lisant ce texte, vous avez automatiquement accepté de me payer la somme de 2.000.000 d’euros. Merci beaucoup.

Stockage iCloud

Image.png

Quelqu’un aurait le même en français ? Parce que là, je pige que dalle sur ce que j’ai comme stockage (20 ou 25, 20 et 25 ?), si c’est gratuit ou payant, etc.

Are you iphonin’ to me?

L’iPhone 4S parle. Il n’est pas encore capable de disserter avec vous du sens exact du dasein selon Heidegger, mais vous pouvez lui donner des instructions en langage courant : “appelle maman”, “envoie un texto à Momo”, “sers-moi un café”, etc.

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais — et cela même si j’ai horreur des téléphones, comme de toutes les laisses — je suis impatient d’y goûter : cet iPhone, c’est de la science-fiction qui tient dans la poche. Ça laisse rêveur…

Dialogue entre l’iPhone et moi,
alors que je termine de rédiger cet article :


Moi : iPhone, publie ce billet sur le blog.

L’iPhone : À tes ordres, ô Magnifique Splendeur Barbue. Sais-tu que ta prose est douce comme du miel et que ton esprit, plus vif que Flesse Bleue, fait frémir mes octets de plaisir ?… Voilà, c’est fait ô mon Tout Parfait, le blog de ta Rayonnante Rodontité est à jour, les lecteurs se réjouissent en faisant la hola dans les commentaires.

(Extrait inédit de “Ma vie dans un placard”, à paraître en onze volumes, plus un index, reliés pleine peau de schtroumpfette, aux éditions “Fluctuat nec mergitur”)

… Vraiment, j’espère qu’on pourra personnaliser la façon dont il nous répond 8)

Cela dit, mon impatience ne m’empêche pas de redouter un nouveau tsunami de manque de savoir-vivre et d’ineptes bavardages à subir de la part d’une masse d’utilisateurs qui semblent incapables de comprendre qu’un espace public, la rue, un bus, le train, le métro, un restaurant, une file d’attente, ce n’est pas une cabine téléphonique — quoi ? Il fallait bien que je râle sur quelque chose, non ?