Twitter et les listes

(Je n’utilise pas les listes sur Twitter. Je sais que ça existe, mais je n’ai jamais vraiment fait l’effort de leur chercher une utilité. Je ne suis probablement pas le seul (si ?). Du coup, quand j’ai découvert qu’elle les utilisait, j’ai demandé à Valmente si cela l’intéresserait de nous en dire un peu plus, ici sur le blog. À ma plus grande joie, elle a accepté. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que je lui cède la parole — David)




Je ne travaille ni dans le milieu du web, ni dans l’informatique ni dans les arts graphiques, ni dans le marketing mais je suis passionnée de technologie, de photographie et aussi par le Japon. J’ai la chance d’écrire de temps à autre sur Déclencheur, vous pouvez me retrouver principalement sur ma page Flickr ainsi que sur Twitter bien évidemment : @valmente. Je suis ravie que David m’ait proposée une petite place sur son blog dont je suis une lectrice assidue.

Lors d’un échange (sur Twitter, bien évidemment) entre TomaA et David, ce dernier m’a suggéré d’écrire cet article afin que je décrive mon usage des listes sur Twitter.

Je suis très peu de personnes sur Twitter en comparaison du nombre de mes followers. Je passe déjà beaucoup (trop) de temps sur Twitter. Généralement, je privilégie l’interaction et exècre le massfollow/ followback 😉

Néanmoins parmi mes followers ou parmi d’autres comptes twitter, il se passe des choses intéressantes (si si). Pour garder une certaine souplesse et ne pas alourdir ma timeline, j’ai donc commencé à créer quelques listes quand la fonctionnalité est apparue sur Twitter. Je m’en suis servie pendant de longs mois uniquement pour classer mes followings/followers mais je ne les suivais que très rarement au travers de ces listes.

Tout a changé quand j’ai revu mes catégories pour faire un peu plus de veille (nan nan je ne suis pas community ménagère). J’ai d’abord choisi des comptes twitter assez spécialisés c’est-à-dire que je pouvais les ranger dans une thématique assez précise au sein d’une liste. Puis j’ai commencé à utiliser Hootsuite (la version iPhone/iPad) : ce client Twitter me permet d’afficher par panneaux successifs, outre les traditionnelles colonnes (timeline, mentions, messages, RT), mes listes. Ainsi d’un revers de doigt, je me retrouve à suivre une liste particulière.

L’accès direct aux listes me permet donc de cibler l’information, de ne pas me laisser envahir par les tweets ambiants d’une timeline éclectique (du moins à certains moments).

Bien sûr, tout le monde ne tweete pas sur un sujet unique : même les spécialistes du web marketing nous parlent de ce qu’ils regardent à la télé ou ont mangé au déjeuner voire de ce que leur petite chienne fait toute la journée 😉

Pour se faciliter la tâche, on peut commencer par créer une liste constituée avec les comptes de sites officiels d’infos qui “dériveront” moins qu’un compte personnel. J’utilise aussi la recherche par mots-clés ou hashtags pour constituer une liste (en fait dans ce cas une recherche enregistrée), ça me permet de trouver une info assez rapidement et d’en suivre l’évolution.

un exemple ici :

Photo 7.png

(oui je sais trop d’infographie tue l’infographie mais c’est un exemple)

Je pense depuis quelques mois être arrivée à une certaine cohérence dans mes catégories ; elles pourront bien sûr être réadaptées en fonction de mes envies, de mes sujets d’intérêts et de l’évolution des comptes. J’ai donc à ce jour 16 listes dont 10 que je suis régulièrement, les 6 autres sont un reliquat de l’époque où je classais simplement les gens dans une catégorie sans suivre la liste.

Voici quelques unes des listes que j’ai créées (captures hootsuite / echofon)) :

Photo 5.png
Clic = grand

Photo 6.png
Clic = grand

Voilà donc l’usage que je fais des listes sur Twitter, facilité par un client approprié comme Hootsuite ou éventuellement echofon, pour cibler des infos un peu plus spécialisées. Mais je sais les délaisser pour retrouver avec plaisir mes followings avec lesquels j’aime interagir.

 

 

iPad ou Mac ?

What hardware are you using?

A MacBook Pro, about four years old. I’m incredibly boring, as far as hardware and software go. My first computer was an Apple IIc. Have never had anything else, am hopelessly lost in Windows. I also have a first-gen iPad that I use more than the MacBook, unless I’m writing a novel or looking at anything that requires Flash.

William Gibson: The Setup

Embryon humain : leur destruction ne sera pas brevetée

doit être exclu de la brevetabilité un procédé qui, en utilisant le prélèvement de cellules souches obtenues à partir d’un embryon humain au stade de blastocyste, entraîne la destruction de l’embryon.
(…)
tout ovule humain doit, dès le stade de sa fécondation, être considéré comme un embryon humain dès lors que cette fécondation est de nature à déclencher le processus de développement d’un être humain (…) l’ovule humain non fécondé, dans lequel le noyau d’une cellule humaine mature a été implanté, et l’ovule humain non fécondé induit à se diviser et à se développer par voie de parthénogénèse doivent également être qualifiés d’embryon humain.

(France Soir)

Du coup, là, je me pose une question particulièrement bête (plusieurs, en fait, mais je vais vous emmerder avec une seule) : un “embryon humain”, c’est quoi ?

Sans revêtir la blouse blanche du savant que je ne suis pas — ou alors fou à lier et réfugié dans la plus haute tour du château par une nuit d’hiver orageuse, le vent et la pluie frappant les murs à moitié en ruine, et dont le rire résonne lugubrement quand il se penche sur le corps encore inanimé de la créature à qui il s’apprête à donner la vie en abaissant ce gros levier qu’il tient déjà dans la main, mais qui interrompt son geste, il ne ricane plus, l’air un peu perdu il regarde autour de lui avant de fixer son regard sur toi, oui toi, ami lecteur, car il a découvert dans un éclair (forcément) de lucidité que toi et lui aviez un étrange point commun dans cette histoire : vous demander ce qu’il peut bien foutre ici, et vous demander de quoi je peux bien parler. Sans jouer au savant, donc, je pense qu’on peut dire qu’un embryon, en plus d’être beaucoup plus petit qu’un iPod Nano, ce n’est jamais qu’un brouillon d’adulte.

Embryon Welcomeimages cc.jpg
© K. Hardy, Welcome Images, CC by-nc-nd 2.0, via.

Embryon je fus, avant d’être ce sympathique David que vous aimez tous (OK, presque tous : j’en connais deux qui ne m’aiment pas). Comme qui dirait, l’embryon c’est une esquisse, un projet, un potentiel plein de promesses — promesses de sourires et de larmes, d’amours et de ruptures, de réussites et d’échecs, de franches rigolades avec les potes ou d’une tristesse mortelle à subir le voisinage des con(ne)s.

En toute logique, si un embryon est un adulte en devenir, on peut dire d’un adulte que ce n’est jamais qu’un embryon devenu (quelqu’un), une esquisse qu’on aurait ou qui se serait elle-même mise au propre, un paquet de promesses tenues (ou pas), un projet mené à terme ou en voie de l’être (si l’on considère que la mort est l’étape ultime et nécessaire avant de pouvoir dire d’un individu qu’il a vécu).

Donc, détruire un adulte c’est aussi détruire un embryon humain. Non ?

Pourtant, les armes et toutes ces technologies ouvertement développées pour détruire des “humains” ne sont-elles pas brevetables (et avidement brevetées) ?

Et même les autres technologies, celles qui ne sont conçues que pour améliorer la condition humaine — le téléphone, le moteur à explosion, l’électricité, le télescope, la chirurgie, le fil à couper le beurre — ne sont-elles pas potentiellement destructrices ? Le simple fait de se baisser pour ramasser un bout de bois, ou un os, n’est-il pas potentiellement cause de destruction d'(embryons) humains ?

Os
Un Carambar virtuel à celui ou celle qui identifie le film d’où est tirée cette image. Indice : c’est juste le plus grand film jamais tourné, qui légitime à lui seul non seulement l’invention du cinéma (et de la pelloche couleur, et du pop-corn), mais aussi la présence de l’humanité sur Terre. C’est aussi le film qui a réussi à me faire comprendre que la musique ne devait pas nécessairement être mélodique pour être bonne.

Comment s’isoler pour se concentrer et bien travailler ?

Isolator.jpg

J’adore… mais je me demande comment il fait pour le téléphone ? Oh, il semble y avoir assez de place dans son casque pour un iDock quelconque sur lequel poser un iPhone. Ou alors y a le blutouffe. Sûrement, c’est ça…

Plus d’infos sur Graphisme & interactivité. Un grand merci à @MWaterMelon qui m’a signalé cette perle.

Sur le même sujet — quoiqu’un peu moins encombrant — c’est la grande braderie sur le blog ! Les six articles pour le prix d’un seul, profitez-en, livrés à domicile avec le sourire :

🙂 (le sourire promis ;))