Lack of care
Your lettering is entirely hand-cut. Is typography more relevant and important in hand-carved lettering than in sandblasted lettering?
Unfortunately, it does have more relevance in hand-carved lettering, though it shouldn’t. There is no reason why sandblasted lettering can’t be well spaced and laid out. Sadly, however, there is a general lack of care and love with machine-cut lettering. Those who produce hand-carved lettering tend to take more time and give their work more love and attention.
(…)
How do you achieve good letter spacing? Do you use a ruler?
By eye, I never use a ruler! With a ruler one is limited to set measurements and sometimes a letter needs to be moved “by a nothing.” I judge good letter-spacing by visualizing an equal volume between letters. This skill is achieved by having the patience to start drawing out an inscription all over again if it doesn’t look perfect. We call this “killing one’s darlings” and it takes a lot of self discipline.
(I love typography: LETTERS & STONE INTERVIEW FERGUS WESSEL, via @Ihnatko.)
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Un journal rose, avec un élastique là
À qui pourrais-je bien offrir un superbe journal intime rose, pour y raconter sa vie, accompagné d’un stylo feutre Stabilo Stylist, rose lui aussi ?

Anarchie, oui mais
Le « hors-domination » raisonné n’est pas un peureux, il jouit de toutes choses, mord à toutes choses, dans les limites de l’appréciation individuelle. Il goûte à tout et rien ne lui répugne, sous condition de garder son équilibre moral.
(E. Armand, Se sentir vivre, avril 1910. Je souligne)
On sera donc un anarchiste pour pleinement savourer la vie, mais faudrait voir à ne pas devenir un vilain pervers sans morale pour autant.

Quand je tombe sur des écrits anarchistes, je suis toujours étonné à la fois par mon incapacité à comprendre l’anarchisme (qui me semble être une plaisanterie aussi naïve que prétentieuse) et par ce petit élan d’affection que j’éprouve pour (ce que je comprends de) l’anarchie : cette certitude de légitimement pouvoir faire un pied de nez à tout le monde (enfin, à presque tout le monde puisqu’il semblerait que l’on doive préserver notre “équilibre moral”). Mon côté potache, j’imagine.
Qui n’a pas son parti – son programme – sa profession de foi ? Qui n’est pas socialiste ou radical ou progressiste ou libéral ou « proportionnaliste » – le dernier cri du jour ? C’est la grande maladie du siècle, cette abnégation du moi. On est d’une association, d’un syndicat, d’un parti ; on partage l’opinion, les convictions, la règle de conduite d’autrui. On est le mené, le suiveur, le disciple, l’esclave, jamais soi-même.
Il en coûte moins, c’est vrai. Appartenir à un parti, adopter le programme d’un autre, se régler sur une ligne de conduite collective, cela évite de penser, de réfléchir, de se créer des idées à soi. Cela dispense de réagir par soi-même.
Extrait du même texte. Je ne peux qu’apprécier cette réflexion sur notre côté grégaire (et notre paresse), notre société ayant élevé le conformisme — le consensus et le politiquement correct, même déguisé en “cool” ou en rebelle — en véritable religion, comme peu de sociétés avant elle avaient réussi à le faire.
Mais cette idée d’un “soi” qui pourrait être indépendant de la société, qui existerait et s’affirmerait libéré de toute influence (?), comme par magie (ou par la force de la volonté et de l’éducation), me fait gentiment sourire. Peut-être que, pour moi, le vrai problème avec l’anarchie c’est l’idée même que l’expliquer (la théoriser) soit possible ? Plus encore quand elle prétend s’expliquer elle-même. Un peu comme de vouloir définir “la longueur de l’infini” ferait sourire ? Ou comme l’idée de prendre Rousseau au sérieux me fait sourire…
Cela dit, s’il faut (sou)rire de quelqu’un ici, c’est probablement de moi.
Bref, (mal ?)heureusement, je n’ai aucun drapeau qui claque au vent, même pas noir. Je n’ai aucun “équilibre moral” à préserver, non plus.
Et si mon identifiant avait été “BelleGrosseBiroute” ?

Les lettres d’information, c’est bien. Mais ce serait mieux d’utiliser le prénom et le nom de l’abonné(e), plutôt que son login, si on espère lui donner l’impression d’un courrier vraiment personnel.
Je dis ça, je dis rien.
