Distance

C’est une question qui me tarabuste depuis quelques semaines : comment un enfant grandissant avec FaceTime ou Skype comprend-il les concepts d’absence et de distance ? Qu’est-ce que la phrase “papa n’est pas là” ou “maman est à l’étranger” signifie quand il n’a qu’à cliquer sur un bouton pour les voir apparaître et commencer à discuter avec son papa ou sa maman — ou même son tonton, hein 😉 — où qu’ils se trouvent sur la planète ?

It’s quite tragic when, using video Skype, your distant 2-year-old son thinks you are in the same room as him, and asks you to pick him up.

@huwlangridge, via THE NEW AESTHETIC.

L’écran ne compense pas l’absence physique.

L’attention au détail chez Apple, et Disney

Disney’s attention to design detail predates Apple’s by decades. But in each case, the companies approached their work as craft as much as manufacturing. In Disney’s case, the visionary leadership is long gone. In Apple’s, we wait and see. But if Disney’s success is any indication, surely we can be optimistic that Apple will be able to carry on with their current tradition of innovation.

(Joshua Gans: Disney Nailed Attention to Detail Long Before Apple)

Ce qui pourrait donner :

Le souci du design chez Disney précède celui de Apple de plusieurs décennies. Mais, dans chaque cas, ces entreprises ont considéré leur travail autant comme un savoir-faire artisanal et que comme une production industrielle. Dans le cas de Disney, le leadership visionnaire a disparu depuis longtemps. Dans le cas de Apple, nous attendons de voir. Mais si on peut se fier au succès de Disney, on ne peut qu’être optimiste quant à la capacité de Apple de maintenir sa tradition actuelle d’innovation.

Un savoir-faire artisanal, avec tout ce que ça implique non seulement de souci du détail, mais aussi d’amour du travail bien fait sans souci de rentabilité là-dessus.

Et en même temps, une production industrielle de masse : chaque utilisateur aura le sentiment d’être l’heureux propriétaire d’un produit fait pour lui, des millions d’utilisateurs auront le même sentiment au même moment. C’est tout un art.

Au fond, la question pour moi n’est pas tant de savoir si Apple peut continuer à innover dans la qualité (elle a les moyens de s’offrir les meilleurs dans chaque domaine qui l’intéresse) que de savoir si elle voudra encore le faire avec cette même “générosité” qui consiste à dire : rendons notre produit beau, même si tout le monde s’en fiche.

Après tout, ce ne serait pas la première fois que l’économie de marché, l’industrialisation triomphante, mettrait à mort l’amour du travail bien fait sur l’autel du profit maximal et du coût minimal. On sait ce que cette révolution a fait à des entreprises comme HP… Good enough, je crois, disent les grands-prêtres de cette religion de l’économie.

Sur le même sujet :

(Pour éviter une masse trolls : “amour du travail bien fait” ne signifie pas que le travail soit toujours irréprochable.)

Une solution pour modifier les styles de TextEdit, sous Lion

J’en parlai hier : il n’est plus possible de modifier les styles de TextEdit sous Lion.

Mais on peut bricoler. En passant par Bean (un éditeur RTF dont j’ai longtemps été fan, mais qui s’éloigne de ce que je recherche), qui a la particularité d’utiliser les styles de TextEdit. Grâce à Bean, donc, on pourra supprimer et ajouter des styles, les modifications seront préservées. Y compris dans TextEdit :

Bean

Ça marche, pour le moment.