Le jour où le Kindle devint gratuit

Le Contenu Numérique peut être utilisé dans le cadre d’une licence qui vous est concédée mais ne vous est pas vendue par le Fournisseur de Contenu.

Amazon.fr : Contrat de licence et conditions d’utilisation kindle

Je loue donc un droit de lecture, mais je dois acheter le Kindle sur lequel je peux lire mesles ebooks appartenant à Amazon/à l’éditeur ?

Ce n’est pas logique. Pourquoi devoir acheter un support sur lequel Amazon ne me propose que de louer le contenu ? Amazon devrait offrir le Kindle à ses clients, comme elle propose gratuitement son application de lecture pour Mac/PC et iOS.

J’en ai déjà parlé, je ne sais plus où, mais il faudrait proposer une formule d’abonnement qui inclurait la liseuse, avec les livres. Peut-être dans le genre ce que fait Audible avec ses audiobooks : différentes formules proposant un nombre plus ou moins élevé de livres par mois.

Accessoirement, en plus d’être en cohérence avec l’utilisation de DRM et de ce surréaliste droit de lecture des ebooks, même si cela lui coûterait pas mal d’argent de faire ça, ce serait totalement dans l’intérêt de Amazon : le Kindle gratuit, les ebooksles ebooks de Amazon n’en deviendraient que plus abordables. Cela renforcerait sa position ou, pour le dire autrement vu que la position de Amazon n’a pas vraiment d’être renforcée à l’heure actuelle, cela affaiblirait celle des autres diffuseurs obligés de faire payer leur liseuse/tablette, en plus des ebooks.

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Virginia Woolf, Orlando (sans DRM).

Je sais, c’est naïf 😉

Elle doit ?

Ce que ce débat montre, c’est que pour passer au format numérique, l’oeuvre, par essence doit s’augmenter, doit s’ouvrir à d’autres interventions pour être augmentée d’autres fonctionnalités auxquelles l’auteur n’a pas nécessairement pensé. Le numérique bouleverse le travail solitaire de l’auteur parce qu’il faut désormais démultiplier les coopérations pour faire oeuvre.
(…)
(…)ces exemples nous montrent que les auteurs, pour autant qu’ils souhaitent conquérir le numérique, doivent transformer leur relation à leur oeuvre elle-même, à la linéarité de leur oeuvre et plus encore à leur isolement. L’oeuvre collective est assurément l’avenir du livre numérique. C’est en cela que nombre d’experts répètent que la figure de l’auteur est en voit de disparition. Pour jouer des nouvelles contraintes qui leur font face,** les auteurs vont devoir** profondément réinventer leurs métiers, leurs savoir-faire. Et ils ne le feront pas seuls.

(Hubert Guillaud : Le numérique au défi des auteurs)

Très intéressantes réflexions. Mais j’avoue que ce ton impératif me fatigue.

L’oeuvre “numérique” ira où elle ira, mais sûrement pas en lui ordonnant d’y aller comme à un bon petit soldat. Ni en traitant “l’auteur” (lequel ?) comme un cancre que l’instituteur s’estime en droit de gronder parce qu’il devrait s’intéresser à la leçon (de technologie) plutôt que de rêvasser en regardant on ne sait trop quoi par la fenêtre, assoupi bien au chaud près du radiateur au fond de la classe.

À choisir, j’aurais préféré un “pourrait”.

Apple opérateur de téléphonie

C’est ce dont parle macbidouille (via @_LaurentB).

J’y crois toujours autant, ça me semble truc le plus brillant que Apple pourrait faire à moyen terme. On en parlait ici :

Et, même si on peut imaginer que c’était planifié depuis longtemps (si ça devait se confirmer), depuis bien avant la mort de Steve Jobs, ce serait quand même une excellente façon pour la “nouvelle Apple” de marquer le coup et de montrer qu’elle est toujours capable de surprendre en débarquant là où on ne l’attend pas (et où personne ne lui donne une chance, pour ne pas changer).