Microsoft, réfléchir ou se persuader ?

J’en parlais dans mon test, si Microsoft veut réussir son coup avec Windows 8, revenir dans le jeu, investir ses colossales ressources dans un matraquage publicitaire ne suffira pas : Windows doit servir à quelque chose.

Pour servir à quelque chose, Windows a besoin d’applications. De bonnes applications et de pas des mediocrewares qui font l’essentiel de son Store actuellement.

Pour pouvoir proposer de bonnes applications aux utilisateurs, Microsoft doit séduire les bons développeurs, en leur offrant un écosystème viable : des clients, un OS stable et des outils performants pour créer leurs apps.

Simple ? On pourrait le croire.

Read more →

Une semaine sous Windows 8

Me demander de parler de Windows 8, à des lecteurs Mac, quand le rédac’chef me laisse carte blanche, ça donne Une semaine avec Windows 8, à lire sur macg.

J’allais oublier : je leur ai promis que leurs stats allaient carrément exploser, avec la masse de lecteurs qui allait débarquer depuis le blog, me faites pas mentir — oui, c’est à vous que je m’adresse, mes trois chers lecteurs et un quart 😉

Yeah, riding high on love’s true bluish light

Ma nièce, qui vient d’avoir douze ans, est amoureuse d’un garçon de sa classe à qui elle n’ose pas parler — je connais son nom, mais je ne vous dirai rien, c’est un secret — mais elle a décidé de prendre la taureau par les cornes, si je puis dire, et de lui en parler, lundi prochain. Impressionné, je suis.

Évidemment, ça m’a remis en mémoire mes propres émois, mes hésitations et mes… râteaux d’ado timide, au début des années 80, passionné de SF et d’informatique à une époque où être geek était une tare pire que d’être gros (je sais de quoi je parle : j’étais aussi gros que j’étais geek). Plus intéressé de jouer avec des octets — ouf ! j’ai pas écrit “bits”, ça aurait fait jaser — que de courir derrière les jupes des filles, mon pouvoir de séduction était à peu près aussi vaste qu’un mouchoir de poche qui aurait rétréci, toujours un peu plus, à chaque lavage.

Ce n’est pas le cas de ma nièce — pas de rétrécir au lavage, de manquer de charme — mais cela n’a jamais empêché personne de se pendre une gamelle. On aimerait lui épargner ça, parce que ça fait mal, tout spécialement quand l’essentiel de votre vie sociale se déroule dans ce lieu clos qu’est l’école, obligé de côtoyer celui ou celle qui cause votre chagrin.

On aimerait lui épargner ça, ou avoir le pouvoir de faire en sorte que ça se passe bien, et que ça dure bien — Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants — ou pas… Parce que ce serait vraiment un sale coup, en fait, de la forcer à vivre dans un conte de fées.

Cela dit, si ce garçon n’est pas totalement idiot, lui aussi devrait déjà être secrètement amoureux d’elle 😉

Lost inside
Adorable illusion and I cannot hide
I’m the one you’re using, please don’t push me aside
We coulda made it cruising, yeah

Yeah, riding high on love’s true bluish light

Once I had a love and it was a gas
Soon turned out to be a pain in the ass
Seemed like the real thing only to find
Mucho mistrust, love’s gone behind

(Blondie, Heart of Glass)

Il est tout neuf

Le 1er janvier, cela fera un an que j’ai quitté mon job. Aucun regret, même si perdre le salaire qui allait avec était tout sauf une décision confortable, il le fallait pour que parler de moi, et de ce que je fais, ne se fasse pas uniquement au passé.

Je voulais marquer le coup, un an passé à me remettre en état tant physiquement que moralement, même si c’est pas fini, et marquer le démarrage de ce que j’appellerai pompeusement — une petite pompe, genre pompe à vélo qui fait “cuicui” quand on s’en sert — ma nouvelle vie, en passant un coup de peinture sur le site. Mais comme je suis resté un vrai gamin, j’ai pas pu attendre le 1er janvier pour déballer mon cadeau. Faut pas déconner, y avait personne pour surveiller sous le sapin.

Plutôt que de persévérer dans l’idée absurde de créer mon propre thème, tel une huitre voulant coûte que coûte courir le marathon de Paris, ou une sardine remporter le championnat du monde de boxe poids lourds (les plus assidus ont certainement remarquésubi mes maladroites tentatives de relookage, durant cette année), suivant les conseils de l’irremplaçable Jean-Christophe et sous la perspicace direction de Dominique, qui savent de quoi ils causent, je me suis décidé à chercher un thème WordPress créé par un professionnel.

Et je l’ai trouvé. C’est waipoua, il est développé par Elmastudio. En plus, il est pas cher.

Plus clair, plus aéré, plus coloré aussi, j’espère que vous apprécierez autant que moi ce nouveau site. Un site qui est enfin capable de s’afficher correctement sur, je l’espère, tous les écrans.

Datacratie ?

The new megafile didn’t just tell the campaign how to find voters and get their attention; it also allowed the number crunchers to run tests predicting which types of people would be persuaded by certain kinds of appeals. Call lists in field offices, for instance, didn’t just list names and numbers; they also ranked names in order of their persuadability, with the campaign’s most important priorities first. About 75% of the determining factors were basics like age, sex, race, neighborhood and voting record. Consumer data about voters helped round out the picture. “We could [predict] people who were going to give online. We could model people who were going to give through mail. We could model volunteers,”

(…)

The analytics team used four streams of polling data to build a detailed picture of voters in key states. In the past month, said one official, the analytics team had polling data from about 29,000 people in Ohio alone — a whopping sample that composed nearly half of 1% of all voters there — allowing for deep dives into exactly where each demographic and regional group was trending at any given moment.

(…)

The polling and voter-contact data were processed and reprocessed nightly to account for every imaginable scenario. “We ran the election 66,000 times every night,” said a senior official, describing the computer simulations the campaign ran to figure out Obama’s odds of winning each swing state. “And every morning we got the spit-out — here are your chances of winning these states. And that is how we allocated resources.”

Inside the Secret World of the Data Crunchers Who Helped Obama Win

Ca pourrait donner :

Le nouveau super-fichier n’a pas seulement indiqué comment trouver des électeurs et retenir leur attention, il a aussi permis aux analystes de réaliser des essais prédisants quels types de personnes seraient convaincues par quels types d’appels. Les listes d’appels dans les bureaux de campagne, par exemple, ne listent pas seulement  les noms et les numéros, elles classaient aussi les noms par ordre de sensibilité à la persuasion, avec les priorités les plus importantes de la campagne en premier. Environ 75% des facteurs déterminants étaient basiques, du genre âge, sexe, race, voisinage et historique de vote. Les données de consommation des électeurs ont aidé à compléter le tableau. "Nous pouvions [prévoir] les personnes qui allaient donner en ligne. Nous pouvions modéliser les personnes qui allaient donner par la poste. Nous pouvions modéliser les bénévoles,"

(…)

L’équipe d’analyse a utilisé quatre flux de sondages pour dresser un tableau détaillé des électeurs dans les Etats clés. Au cours du mois dernier, a déclaré un officiel, l’équipe d’analyse disposait des données de sondage d’environ 29.000 personnes, rien que pour l’Ohio–un énorme échantillon de près de la moitié de 1% de tous les électeurs là-bas–permettant des analyses en profondeur des tendances de chaque groupe démographique et régional à un moment donné.

(…)

Chaque nuit, les résultats des sondages et les informations de contact des électeurs étaient traités et retraités pour prendre en compte tous les scénarios possibles. "Nous avons rejoué l’élection 66.000 fois chaque nuit", a déclaré un responsable, décrivant les simulations informatiques réalisées pour déterminer les chances qu’avait Obama de gagner chaque Etat indécis. "Et chaque matin, nous avions le résultat–Voici vos chances de gagner ces états. Et voici comment nous avons alloué les ressources."