Acheter un nouvel ordinateur (ultra)portable ?

La sortie du nouveau MacBook m’a de nouveau donné envie d’acheter un ultrabook. Depuis des années, je n’ai jamais caché avoir une certaine forme d’obsession pour les machines les plus portables, et je suis loin d’être guéri — même si, je le rappelle, j’utilise depuis un peu plus d’un an un MacBook pro 13 pouces retina que je qualifierai de génial.

Mal(?)heureusement pour moi, si sa forme et son encombrement sont séduisants, ce nouveau MacBook ne correspond pas à mes attentes pour ce qui est de son processeur (CoreM, un peu faiblard pour ma façon de bosser avec dix-mille trucs ouverts en même temps) et parce qu’il lui manque un port essentiel — non, pas de l’USB classique dont je peux me passer en déplacement mais beaaaaaaaaaaaucoup plus important : le lecteur de SD card.

Ben oui. Je fais des photos et si c’est pour trimbaler un adaptateur USB/USB-C + un lecteur de carte externe USB + son câble en plus du portable lui-même, et devoir jongler avec tout ça chaque fois que je voudrai vider une carte, je ne vois pas trop l’intérêt d’un ultraportable.

Ayant récemment remplacé mon iMac par un PC sur mesure, sans aucun souci, j’ai regardé ce qui se faisait comme ultraportables du côté PC, au cas où. Et je suis tombé sous le charme du Dell XPS 13 édition 2015 : 8 Go de ram, 256 go de SSD, processeur Core i5, deux ports USB classiques, un écran 13″ Full HD mat ou QHD+ tactile, au choix, avec une bonne autonomie (assez pour moi), pour un encombrement pas énormément supérieur à celui du nouveau MacBook. Avec… tadaaaaaaaam… un lecteur de carte SD intégré — woaw 😉

La machine idéale ? Pas loin. A un détail près : le portable ne me sert pas qu’à classer des photos en déplacement. Il me sert aussid’abord à écrire (et à récopier ce que j’écris à la main dans mon carnet). Or, c’est très bête, j’écris rarement sagement assis devant mon bureau et, donc, j’écris rarement sur le PC de bureau — aussi rarement que j’écrivais sur l’iMac qu’il a remplacé.

C’est debout que j’écris, sur un plan de travail bricolé à côté du bureau, ou bien à l’extérieur ou encore vautré dans un canapé — je pourrais dire que c’est à cause de ma jambe ou de mon dos qui ne me fichent pas la paix, mais j’ai toujours aimé écrire comme ça, même quand je n’avais pas ces belles excuses. Et j’écris sur un portable (edit: en fait, je recopie au portable, vu que j’écris à la main, avec un stylo).

Il se fait aussi que, pour écrire, je suis accroc à deux applications qui n’existent pas sur Windows :

  • TextMate, un éditeur de texte depuis lequel je blogue,en Markdown, depuis au moins 2009 ou 2010 — une liaison fusionnelle, entre lui et moi, qui a appris à résister à la plupart des prétendues “révolutions” soigneusement marketées autour de la sortie d’un nième éditeur de texte spécialisé en Markdown : ces petits jeunes ne peuvent tout simplement pas rivaliser avec mon chéri, aussi cools qu’ils soient 😉
  • Ulysses, qui a remplacé Scrivener — que je pensai pourtant indétrônable — au sommet de mon panthéon personnel des logiciels d’écriture. Ulysses qui, lui, s’il s’en donait les moyens, pourrait peut-être remplacer TextMate pour bloguer… C’est dire à quel point cette app me plaît.

Pour blogger sous Windows, il y a Windows Live Writer, qui est un bon produit — le meilleur disponible sous Windows ? Probablement — mais que Microsoft semble avoir abandonné en chemin et qui utilise un format de fichier à la con, lisible par lui seul (même pas par Word).

Il y a aussi cet outil que je me suis fabriqué sur mesure, mélange de VBA et de Word, qui me permet de retrouver à peu près le même environnement que je connais et que j’aime dans TextMate, avec le même confort et la même simplicité — quoi qu’en disent les esprits chagrins, qui ne veulent voir en Word qu’un produit à mépriser : c’est un de ces outils que l’on peut décider de faire à sa main.

Mais, pour remplacer Ulysses, c’est une autre histoire. Il y a bien Scrivener qui existe sous Windows dans une version un peu moins complète, mais largement suffisante. Le problème, c’est que c’est dur de renoncer à la simplicité de Ulysses, à son ergonomie si bien pensée.

J’en étais là de mes hésitations quand je me suis dit que je pouvais tout aussi bien ne pas acheter de nouvel ordinateur.

Fichtre, quelle idée révolutionnaire : ne pas me ruer sur un ultrabook. Garder mon MacBook Pro retina — qui n’est pas dramatiquement lourd, ni insupportablement encombrant, qui a une excellente autonomie, qui a un superbe écran, qui a un excellent clavier, qui a un très bon processeur et qui a… un lecteur de carte SD 😉

Ok, je n’achète pas le nouveau bébé de Apple — étonnement, je n’ai pas entendu parler de vagues de suicides à Cupertino, depuis qu’ils l’ont appris, pas plus qu’en découvrant que je n’avais pas commandé leur montre — mais je garde un outil dont je suis très content, je garde la possibilité d’utiliser des apps que j’apprécie énormément et je fais des économies. Ouais, je suis un génie.

Pour les curieux, ce qu’on trouve dans mon Mac en plus de ce qui est installé par défaut (il y a aussi quelques outils en ligne de commande qui ne sont pas visibles ici) :

2015 0503 n Apps Small Clic = (très) grand.