Ma valise, mon iPhone et le MacPad Air idéal ?

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Quelques fringues, le Kindle, mon carnet et un stylo. Plus l’iPhone, avec lequel j’ai pris la photo. Et le Mac, le bloc d’alu sous le carnet.

La raison de cette photo, ce n’est pas le WE que je vais passer chez ma soeur. C’est le Mac. Plus exactement, c’est la réflexion que je me suis faite en le fourrant dans le sac : quelle plaie, j’en ai besoin parce que ma nièce et mon neveu auront envie de jouer à Minecraft ou à EarthStone avec moi — et parce que moi j’ai envie de jouer avec eux, ça va de soi.

C’est la seule raison de la présence du Mac pour ce voyage. Et c’est l’indice que ma façon de l’utiliser a profondément changé.

En devenant le véritable hub de ma vie numérique, rêvé depuis toujours par Steve Jobs, le Mac s’est aussi distancé de moi.

Distancé, ce n’est pas le bon mot, car il est toujours aussi utile et important, mais je n’ai pas mieux pour décrire ce changement : il y a quelques années, un Mac me suivait toujours partout, je n’aurais jamais imaginé partir sans. Même pour un WE. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Si je n’imagine pas m’en passer sur une longue période, ce n’est plus un souci du tout d’être sans Mac pour quelques jours.

C’est l’iPhone (ou encore l’iPad) qui me suit partout : je n’ai pas hésité longtemps entre une machine qui pèse 0,150 kilo (ou 0,331 pour le mini Retina) et une autre qui pèse 1.570 kilos.

L’iPhone est non seulement mon téléphone, mais c’est aussi mon appareil photo, et le stockage portatif sur lequel je peux archiver les photos, sans aucun souci de place, le temps d’un WE ou même plus; c’est aussi l’ordinateur avec lequel je peux partager ces photos ou les retoucher, si le besoin s’en fait sentir; c’est aussi le terminal que j’utilise pour rester connecté au Web, au mail et à Twitter. C’est sur lui aussi que je peux écrire dans le toujours aussi chouette Day One ou dans Daedalus Touch — quand je ne suis pas dans mon “bête” carnet.

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Si l’iPhone n’est pas parfait (son autonomie trop réduite est un handicap pour qu’il joue pleinement son rôle de compagnon de chaque instant), il a remplacé le Mac piur ces usages ponctuels ou rapides de l’ordinateur.

Le Mac, de son côté, est plus que jamais le hub qui centralise tout. C’est la machine sur laquelle “je travaille” : réécriture, recherches, classement et retouche d’images, etc. C’est la machine sur laquelle j’archive tout pour le long terme. C’est la machine sur laquelle je fais mes sauvegardes Time Machine et CrashPlan.

Toutes choses dont je peux me passer lors d’un déplacement — et même si j’en avais besoin : je peux de toute façon facilement y accéder à distance, du moment que j’ai une connexion Internet.

Pourquoi avoir un Mac portable, et pas une machine de bureau ? J’aime que mon bureau soit là où je pose mon rondouillard popotin — et ce n’est pas forcément dans mon bureau : dans le salon, dans la chambre à coucher, dans un bistrot, sur un banc dans un parc, etc. Et… n’importe où quand je suis loin de chez moi.

L’iPhone mais pas l’iPad ?

J’ai hésité à le prendre. Je sais que je ne l’utiliserai pas cette fois : le peu que je lirai sera lu sur le Kindle, ce que j’écrirai sera écrit dans le carnet, ou sur l’iPhone, et c’est sur le Mac que je jouerai. Je sais que je ne dessinerai sans doute pas (ce qui m’a fait hésiter à le prendre). À quoi bon m’encombrer davantage ?

Je ne sais pas, j’adore l’iPad mais, comme pas mal de monde, pour le moment c’est celui que j’utilise le moins.

L’avenir de l’iPad est peut-être, pour moi, dans cette machine dont je rêve depuis longtemps, qui combinerait le meilleur des deux : un hybride MacBook Air et iPad.

Une véritable tablette de 11 ou 12 pouces qui tournerait sous iOS, comme un gros iPad, mais qui, une fois connectée à sa base, se transformerait en écran d’une machine plus classique, tournant sous OS X, avec un clavier et un Trackpad, etc.

Plutôt que d’avoir une grosse tablette, avec son écran, et un (gros) portable avec son écran. Partager le même écran entre les deux machines. Un seul écran pour au moins deux usages différents. Tu parles d’un gain de place et de poids…

On peut imaginer une tablette qui, une fois dockée, et bénéficiant de tout ce que le dock lui apporte, soit capable de virtualiser OS X : en plus du clavier et du Trackpad, ce dock contiendrait un processeur dédié pour faire tourner OS X (sans perte de perfs), il aurait sa propre batterie (qui s’ajouterait à celle de l’iPad), USB et Thunderbolt. Etc.

Au fond, quelque chose comme la Surface de Microsoft, en mieux : pas une simple couverture faisant office de clavier.

Après tout, ce n’est pas comme si Apple manquait de savoir-faire pour virtualiser un système d’exploitation. Ce n’est pas comme si Apple manquait du génie nécessaire pour réduire la taille et le poids et de ses machines, ou pour simplifier ce qui était complexe. Ce n’est pas non plus comme si Apple n’avait pas les moyens de s’offrir des processeurs sur mesure… ni d’utiliser autre chose que Intel, pour faire tourner OS X.

Bref, j’ai pas peur de rêver. Passez un bon WE 😉