Quelles apps (j’utilise) pour écrire ?

Pour répondre aux quelques courriers que j’ai reçu suite à mon dernier billet : non, je n’utilise pasplus Word pour écrire mes projets personnels. Je pensai que c’était clair dans le billet :

Si Microsoft se décidait à inclure des outils de publication en ligne dans Word ainsi que, je le répète, de quoi exporter vers des formats de livres numériques, il ferait un grand pas pour me séduire
(…)
En attendant que Microsoft me propose ça, je reste sur TextMate (et sur Mac) et sur Markdown pour blogger. (Notez que ce billet a été entièrement rédigé dans Word sous Windows et iOS et publié depuis Word sous Windows.)

Notez que j’utiliserais Word sans hésiter si je devais à nouveau écrire un manuel ou un livre pour un éditeur traditionnel (très peu probable, vu que ça ne m’intéresse plus), ou si Word évoluait dans le sens que je souhaite. Word est une application qui a énormément de qualités, pour ne pas dire qu’elle est imbattable sur bien des points — pour peu qu’on sorte de la caricature qui en est trop souvent faite ou d’un premier contact qui tient plus de la synthèse de toutes ces caricatures que d’une réelle tentative de faire sa connaissance.

Bref, c’est donc TextMate que j’utilise pour écrire en ligne, mais pour écrire le reste, j’utilise quoi ?

DayOne, pour tenir mon journal. Même si je suis toujours tenté de revenir au carnet papier que j’ai utilisé pendant plus de 20 ans, le confort de DayOne sur iPhone et iPad (journal texte et photo, géotaggage et horodatage, etc.) est juste irremplaçable. En plus de ça, l’app est très belle et agréable à utiliser. C’est d’ailleurs plus souvent sur l’iPad ou l’iPhone que je tiens mon journal, plus que sur le Mac.

Scrivener pour les projets d’écriture plus longs — bien qu’il soit une usine à gaz encore plus impressionnante que Word si vous me demandez mon avis, c’est juste un espace de travail que je peux faire à ma main (comme Word) et qui est totalement pensé pour une écriture non linéaire (nettement mieux que Word). Hélas, il lui manque d’être disponible sur iOS.

Ulysses III et Daedalus Touch me servent donc pour travailler sur… le pouce — également de façon non linéaire — et pour esquisser des idées de textes que je ne souhaite pas encore mettre dans Scrivener (qui est tout sauf rapide, pour ça).

Cette jonglerie entre plusieurs apps est supportable, mais je m’en passerais volontiers en utilisant la même application partout. D’où mon intérêt de voir Word débarquer sur l’iPad… et mon espoir qu’il évolue pour mieux prendre en compte les usages purement numériques. Lui, ou OneNote d’ailleurs.

OneNote que j’utilise pour stocker toutes les recherches et autres notes. Je n’utilise plus Notational Velocity… par manque d’une solution satisfaisante sur iOS pour accéder à mes (plus de 9000) notes et références.

Pour info, si vous ne le connaissez pas déjà : David Hewson a écrit une chouette présentation de Ulysses III, qui résume assez bien ce que je pense de ses qualités et faiblesses. Il publie également régulièrement depuis des années des conseils d’utilisation pour Scrivener(auquel il a consacré un très chouette manuel) et pour Word et OneNote.

Voilà, voilà.

Utilisez l’application qui vous plaît, un stylo et du papier, vos secrétions intimes. Peu importe et peu importe ce qu’en disent les gens, ou les spécialistes autour de vous : vous n’avez rien à foutre de leur jugement, ce n’est pas eux qui vont suer à votre place.

Écrivez.