Nationalisme de marque

Dans un monde, où l’entreprise achète la matière première dans un pays, où elle fabrique dans un autre pays avec une main d’œuvre, elle-même venant d’ailleurs et où la mécanisation a réduit les compétences professionnelles à la répétition du geste sans conscience, qu’est-ce qui définit la qualité et l’identité du produit ?

Allez lire la suite chez Karl : Nationalisme de marque.

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  1. Bonjour David, il est pas terrible l’article, non ? Si tu le cite, y accordes tu un minimum de caution ? par ce que là, ça ressemble à un bashing bas de gamme. Il n’a pas compris grand chose à la logique de marque (toutes les marques, de mercedes à vuiton), ni à la logique de la mondialisation. Ni détecté l’influence des états dans les choix de production (le chat noir et blanc), … On peut n’être pas d’accord avec la logique de la mondialisation et de “l’exploitation de l’homme par l’homme”, mais de là à faire des raccourcis douteux on en vient à faire des contresens Une marque n’a de valeur que parce qu’elle est transnationale. Si apple ne signifiait quelque chose que pour les californiens, ou hermes que pour les parisiens, ces marques n’auraient aucune valeur (actif immatériel difficile à valoriser dans un bilan). L’avantage de la marque c’est d’accrocher une légende (histoire) et une gamme de produit, cela s’entretient et se défend.

    a bientôt

    PS j’aime bien ces billets qui forcent à réagir, ça stimule les neurones par ces temps de forte chaleur

    • Au contraire, je le trouve très juste. Ce qui compte, c’est surtout la réflexion de Karl sur la façon dont Apple continue à se définir comme américaine, malgré la mondialisation, et ce que cette pirouette signifie… Y compris pour nous, les clients de Apple — clients dont, si je ne me trompe, Karl fait partie depuis au moins aussi longtemps que moi 😉

      • Je comprend, mais dans ce cas son propos est assez peu clair. A part le centre de design, Apple n’a plus rien de Californien, cette volonté d’ancrer Apple dans son pays d’origine n’est pas nouvelle. Elle apparait déjà sur mon mac de 2008. Elle est simplement mise en avant dans une pub qui parle de design, de la façon de raisonner et de concevoir le produit. La mettre en avant est donc naturelle, cela participe à la “construction de la légende”. Elle fait partie du mythe fondateur.

        Cette pub n’est pas une première. Il s’agit d’une pub institutionnelle qui met en avant la fonction avant le produit. Dans la précédente, la marque montrait l’utilisation de ses produits plutôt que les produits, c’est cet encrage dans le réel qui est important. Le chemin inverse a été pris par Samsung (qui fait du comparatif et du bashing). Ce faisant Samsung se place en situation de challenger agressif, tandis qu’Apple se place en position haute: on ne montre pas les produits, mais on les utilises. Le sens de la pub est là plutôt que dans l’ancrage au pays.

        A ce propos, il faut se souvenir que le “made in” était au départ une volonté du gouvernement Britanique de protéger son industrie contre les importations Allemande au XIXème siècle. Le made in Germany devait servir de repoussoir pour les Royaux Sujets de sa Majesté. C’est tout l’inverse qui s’est produit. Déjà à l’époque le prix et la qualité prévalait.

        Bien à toi

  2. Bonjour David, à lire absolument : «the box , comment le conteneur à changé le monde» de Marc Levinson …

  3. Il s’agirait d’une tendance ce recentrage sur le pays d’origine, le slogan du dernier Motorola est : “design by you, assembled in california”

    A bientôt

    Paul

  4. Je ne suis pas certain que l’on puisse appeler cela du nationalisme de marque. Si tel avait été le cas, ils auraient indiqué “Designed in USA”… Ils ont préféré le “Made in California”, sans doute parce que dans l’esprit des gens, la californie c’est le soleil, des surfeurs aux longs cheveux, bref.. la “cool attitude”.

    Beaucoup de personnes continuent de penser que d’acheter un produit Apple, c’est s’offrir une part de “cool”. A mon avis, c’est sur ce point qu’Apple voulait insister et non sur le patriotisme à deux sous, si c’était le cas, ils auraient rapatrié une grande partie de leur production.