Heinlein encule Hadopi (et ses petites copines les lois scélérates)

[le juge, a l’avocat :] Dans ce pays, certains groupes ont fini par se persuader qu’il suffisait qu’un homme ou une entreprise ait réalisé des bénéfices auprès du public durant un grand nombre d’années pour que le gouvernement et les tribunaux se chargent de leur garantir la permanence de ces profits dans l’avenir quels que soient les changements intervenus dans la situation générale et sans tenir compte de l’intérêt de la population. Cette curieuse doctrine ne s’appuie sur aucun statut ni aucune loi. Aucun individu, aucune société n’a le droit d’introduire une instance auprès d’un tribunal et d’exiger que l’on arrête le cours de l’histoire en faveur de son intérêt particulier.

(Robert Heinlein, Histoire du futur, tome 1. PP 41-42 de l’édition Folio)

Il a écrit ça entre 1939 et 1950…

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