Journée mondiale sans tabac

(un billet spécial “moi aussi, j’aide l’assurance maladie à faire des économies”.)

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale sans tabac. C’est bien, une journée sans tabac.

Je ne sais pas si vous fumez ? Moi, j’ai fumé. Cela fait à peu près six ans que j’ai arrêté.

La santé, le cancer,… toutes ces merdes, ouais, c’est pas rassurant. Et même si elles m’ont poussé à essayer d’arrêter, ce n’est pas seulement la peur de la maladie (des maladies vraiment dégueulasses, avec ça) qui m’a fait arrêter. Le truc qui m’a motivé à résister à l’envie d’en griller une, surtout la première année, c’est le fric.

Le flouse, les pépètes, l’oseille, le blé, les briques, le grisbi. Une montagne de fric qui ne partait plus — littéralement — en fumée.

Tout cet argent économisé, tout en me faisant du bien.

Un paquet par jour (si pas plus), 365 (ou 366) jours par an. Sans compter les cigares, et la pipe (celle qu’on fume, merci). Je ne connais pas le prix d’un paquet de cigarettes en France actuellement, mais le calcul est facile à faire si vous fumez :

Y x 365 = XXXX€/an. Ou Y = le prix d’un paquet et XXXX représente le fric économisé sur un an.

Alors, vu que c’est la journée, pourquoi ne pas essayer une journée sans tabac ? Juste pour vous prouver à vous-même que vous en êtes capable. Et profitez-en pour réfléchir à ce que signifient ces XXXX € qui tombent du ciel (ou plutôt de vos poumons, infiniment reconnaissants). XXXX € :

  • C’est le prix d’un (beau) Mac neuf. Chaque année.
  • Ce sont des vacances un peu plus longues. Chaque année.
  • C’est un nouvel appareil photo. Chaque année.
  • Une meilleure chaîne HiFi.
  • Plus de films, de sorties, de livres à lire. Chaque année.
  • Un don au parti politique qui incarne le mieux votre vision de la société (je plaisante).
  • Etc.

Alors, oui c’est durdurdurdur d’arrêter de fumer. Mais ça en vaut la peine. Et, en plus, c’est bon pour la santé.

Se faire plaisir, juste en cessant de brûler cet argent sous la forme de clopes — qui puent, qui font du mal. Parce qu’elles en font du mal (et pas qu’à soi-même) et parce que, merde quoi, ça pue la clope. Pas besoin d’avoir arrêté de fumer pour le reconnaître. Je n’oublierai jamais un baiser donné à une certaine jeune femme au cours d’une certaine soirée, dont l’haleine me fit immédiatement l’impression de rouler une pelle à un vieux cendrier froid et mit un terme à toute envie d’aller plus loin (parce que nous avions prévu de jouer au Scrabble, bien entendu). Ce fut le premier pas vers ma décision d’arrêter, bien des années avant que je n’arrête réellement.

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