Qu’est-ce qui fait un bon traitement de texte ?

(Ou pourquoi je me rabats encore une fois sur TextEdit)

Alors, qu’est-ce donc qui fait un bon traitement de texte ? Pour moi, la réponse est dans le nom même de l’application : sa capacité à traiter du texte.

C’est quoi traiter du texte, me demanderez-vous avec à-propos ? Chacun donnera une explication différente, en fonction de ses usages et de ses besoins : gestion des notes de bas de page, des références bibliographiques, du publipostage, l’insertion d’images, l’utilisation de modèles, le partage, etc. En ce qui me concerne, c’est bien plus simple, tellement simple même que je tombe des nues quand un traitement de texte se plante sur cette tâche fondamentale, à savoir : ouvrir rapidement un Bon Dieu de fichier texte, et me laisser travailler dedans sans saccade ni ralentissements.

En fait, le seul qui ne m’ait jamais déçu depuis des années, c’est TextEdit (mais oui, je vous parle bien du petit TextEdit qui est livré par Apple avec Mac OS X, pas d’une application exotique hors de prix).

Je viens encore de l’expérimenter sur un fichier de pas loin de 200.000 mots (c’est gros) qu’il a ouvert instantanément sur mon MacBook Air 11″, et dans lequel je travaille sans le moindre ralentissement. Contrairement tous les autres programmes avec lesquels j’ai essayé.

Ils sont tous plus lents pour ouvrir le fichier. Pour ce qui est de pouvoir y travailler, à part Microsoft Word (2011) et LibreOffice (en retrait de Word), tous s’étranglent dessus, quand ils n’étouffent carrément pas à mort. Et cela même si j’utilise leur format d’enregistrement propre ou celui recommandé par leur développeur. Tous. Et je ne parle pas de l’occupation mémoire : TextEdit sort à nouveau gagnant, en consommant 20 Mo de RAM contre plus de 115 pour certains…

OK, il est vrai aussi qu’en règle générale je ne travaille pas dans un seul fichier aussi volumineux, mais pour une fois c’est le cas. Et ça m’étonne un peu que du texte puisse mettre à genoux des applications dont la tâche est de manipuler du texte. Surtout sur une machine aussi performante. Ce n’est pourtant pas comme si j’avais essayé de monter un épisode de la guerre des étoiles en 3D 😉