On serait bien présomptueux d’imaginer que les manifestations en Égypte se termineront avec le même résultat — que, de tout coeur, je leur souhaite — libérateur qu’en Tunisie, il ne faut pourtant pas être bien malin pour deviner qu’elles inquiètent les élus, et pas seulement ceux qui vivent au Sud de la Méditerranée.
Après tout, entre nos rues et celles de Tunis ou du Caire, il n’y a jamais qu’une grande marre à traverser. La prochaine “cargaison” partie du Sud et débarquée à la sauvette sur nos riches côtes nordistes pourrait bien contenir autre chose qu’une poignée de clandestins : la (ré)découverte du sens réel du mot “démocratie“, si joli, qui vient du grec “démos” (le peuple) et “cratos” (le pouvoir).

Idéalisme naïf (à peine) mis de côté, on ne manquera pas bien entendu de se poser la question essentielle de savoir ce que veut le peuple égyptien ? Et s’il n’y aurait pas des personnages discrets pour lui souffler la réponse à l’oreille ?
Et — dans une pure bouffée de délire — s’il se retrouvait jamais dans une situation similaire et se réappropriait la rue, on pourrait aussi se demander ce que voudrait le peuple français. Et quels personnages de l’ombre pourraient bien lui souffler une réponse à l’oreille.

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