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  1. Absolument génial ! Non seulement l’artiste a toutes les couleurs et tous les pinceaux possibles à disposition, mais en plus il peut zoomer.

    Et ce qui est extraordinaire, c’est d’imaginer des expositions de peintures permettant de rejouer le processus de création (pour peu que le multitâche sur iPad permette d’enregistrer ce qui ce fait dans une autre application).

    Le résultat est absolument bluffant.

  2. Ce système est superbe, mais j’ai du mal quand même à comprendre comment on peut réaliser des oeuvres de précision, très détaillées, avec pour outil son doigt. Seul un pinceau ou plutôt iciun stylet permettrait d’obtenir une telle précision, non ?

  3. Il semblerait que non 😉

    Brushes a un très gros niveau de zoom et tu peux définir la taille et la forme du trait.

  4. Pour la vidéo : pas mal, mais que ce soit avec l’iPad ou toute autre tablette n’y change pas grand chose. Ce sont plutôt l’application et l’artiste qui devraient être mis en avant, pas le matos.

    Pour le texte en dessous : tu as repris des propos hors contexte pour leur donner un sens qu’ils n’avaient pas dans la bouche de Tristan… Il suffit d’écouter le discours “Liberté, Égalité, Fraternité” tenu par RMS à la cantine pour comprendre à quel point tu t’es fourvoyé et à quel point tu as mal compris Tristan. Sans rancune, donc… Il arrive fréquemment que les gens méconnaissent la réelle valeur du Libre et ont donc du mal à comprendre les libristes…

  5. Superbe !

    @al.jes : oui, bien entendu c’est l’artiste qui compte. Mais la réflexion de David ne fait peut-être pas référence uniquement à Tristant Nitot. Beaucoup de gens l’ont classé (l’iPad, pas Tristan) dans les trucs de consommation, et pas de production. C’est intéressant de voir des cas de production, voire de création avec cet outil.

    Moi je rêve de iMindmap sur iPad. Bon, il me faudra un iPad déjà…

  6. Je ne sais pas ? Ce n’est pas moi qui parle d’une appareil qui “interdit la créativité”… Je ne fais que montrer à quel point c’est faux. Certes, ma citation n’est pas verbatim, mais presque :

    Mais ce que je n’aime pas chez l’iPad d’Apple, c’est la direction dans laquelle nous nous dirigeons en tant que société, où l’utilisateur est réduit à consommer, où la bidouille et la créativité[4] sont interdites, où un gardien décide de ce qui est bon pour vous et donc ce qu’il daigne vous autoriser à utiliser. Et ça, c’est à peu près l’opposé de la société que je souhaite, en tant que père, citoyen numérique et du monde, activiste et et producteur de contenu numérique.

    Je me permet juste d’en jouer, puisque c’est l’idée même évoquée par Tristan :

    Et moi de répondre, très sérieusement : “c’est vraiment de la merde !”. Évidemment, après avoir ainsi choqué l’interlocuteur, j’ai du mal à garder mon sérieux.

    A 40 ans (dans quelques jours), j’espère savoir lire correctement.

    Et, histoire d’éviter d’autres procès d’intention, je rappelle que j’utilise Linux depuis plusieurs années, je dois avoir été membre de la FSF 3 années sur les 5 dernières (je paye, de ma poche, quand j’ai des sous), j’ai aussi supporté la EFF, etc. J’utilise OOo, Gimp et Firefox. Je pourrais aussi parler des bouquins “sur” Linux que j’ai pu publier parce c’est un sujet que je veux défendre à mon niveau très modeste ?

    Mais à quoi bon… puisqu’il semblerait que je sois rangé dans le groupe de ceux qui ne comprennent pas la valeur du libre.

    Ce discours sur l’incompréhension/l’ignorance/le manque d’éducation des “autres”, de ceux et celles qui osent ne pas être d’accord, commence sérieusement à me fatiguer. C’est d’ailleurs ce qui fait que je me sens de moins en moins capable de soutenir et d’adhérer à ce mouvement qui prône tant l’ouverture mais qui disqualifie “sans rancune” (encore heureux !) les critiques qu’on se permet de lui adresser, comme étant le fruit de personnes ignorantes ou incompétentes.

    Je suis certainement incompétent comme développeur, mais pas comme utilisateur. Reste à savoir pour qui sont développées les solutions libres ? Pour les utilisateurs ou pour d’autres développeurs ?

    Edit: au cas où, je te renvoie à ma réponse plus “détaillée” au billet de Tristan : L’iPad, au-delà de la chasse aux sorcières

    Edit bis: Bien entendu je ne “vise” pas que Tristan. Je ne vise personne tout court, d’ailleurs. Je le répète : à l’argument “l’iPad interdit la créativité/l’iPad sert à consommer” (particulièrement développé par Tristan & Doctorow, il est vrai), je me permet de répondre en signalant des exemples concrets de créations.

    Cela ne veut pas dire qu’ils ont tort. Par contre, cela veut dire que à mon avis ils se trompent de cible, ou de critique. Voir mon billet sur la chasse aux sorcières 😉

  7. C’est très joli, mais qu’est-ce que ça prouve ? Qu’on peut créer quelque chose sur l’iPad ? Oui, bien sûr.

    Mais la question c’est surtout “est-ce que ça présente un intérêt par rapport à un autre support ?”

    Je n’ai pas la réponse, de mon point de vue de néophyte il me semble qu’il doit être plus facile d’utiliser une tablette graphique avec un stylet qui gère la pression et un soft de dessin sur PC/Mac, mais je ne suis pas graphiste. Peut être que la peinture au doigt est plus naturelle ? l’iPad est plus transportable aussi.

    J’ai du mal à voir si il y a un vrai + ou si on est juste dans la démo technique.

  8. C’est très joli, mais qu’est-ce que ça prouve ? Qu’on peut créer quelque chose sur l’iPad ? Oui, bien sûr.

    Merci, c’est exactement ce que j’essaye de montrer 🙂

    A partir de là, si tout le monde s’entend et cesse d’attaquer un produit sur des défauts qu’il n’a pas, on pourrait avoir une chance de se concentrer sur les vrais problèmes “potentiels” de l’iPad et de la position quasi monopolistique de Apple. Ca ne serait pas plus mal.

  9. J’attends moi-même l’ipad avec grande impatience : comme appareil de présentation, j’imagine pouvoir en avoir un usage vraiment plus confortable qu’avec mon mbp. J’en attends à vrai dire beaucoup trop, de cette tablette qui me fascine autant que les tablettes de cire de l’Antiquité : remplacera-t-elle le papier que j’utilise sous toutes ses formes ? (Cf. ce que peut en dire David qui juxtapose habilement le carnet et l’ipad, l’un à côté de l’autre). Pourrais-je me servir de la version ipad de l’imindmap avec autant d’aisance que sur mon grand ordi ? Avec autant de finesse qu’avec des feutres et une feuille de papier au format paysage ? J’en doute. Et à la fois je brûle d’impatience de pouvoir en tester tous les usages possibles. Mais le problème n’est-il pas là ? Pour le peintre ou la peintre – je n’ose dire que j’en suis -, l’ipad ne résout rien : c’est un outil d’une très grande inventivité. Son pouvoir de suggestion symbolique est immense : souvenez-vous de la première image que montra Jobs en janvier. Mais la toile se travaille : il faut d’abord la préparer, la faire sécher, l’enduire, etc. Du croquis au tableau, l’écart est incommensurable : ce n’est jamais exactement la représentation qu’on en avait. Il faut savoir attendre : laisser plusieurs jours s’écouler sans jamais regarder son travail pour pouvoir ensuite voir (et non revoir) celui-ci d’un oeil inattendu. Le temps consacré à l’élaboration d’une toile est inévaluable. Ce temps est sans commune mesure avec le temps médiatisé de l’ipad : une vidéo accélérée qui sublime la technique pour gommer le travail psychique humain : temps, patience, persévérance, attention, attente, impatience, incertitude, désarroi, etc. Je n’ai pas la conviction que l’ipad soit autant un outil de création qu’on veut bien nous le faire croire : mais vous l’avez dit vous-même, nous voudrions déléguer tout à la technique. Nous voudrions qu’elle nous délivre de notre inconfortable solitude de créateurs. L’ipad est un outil de création parmi d’autres. Un outil souverainement abouti dans sa classe. Mais quel usage en aurons-nous ? Quel outil sera-t-il ? Quel sens lui donnerons-nous ? En fin de compte, je sais pourquoi je viens aussi régulièrement sur ce site, je sais ce qui me fascine autant dans votre blog M. Bosman : c’est la passion avec laquelle vous parvenez à nourrir constamment notre désir pour la technologie (et en particulier pour l’informatique à la pomme) sans jamais vous départir d’une certaine lucidité. Mon plaisir à vous lire est immense.

  10. Le temps est sans commune mesure avec le temps médiatisé de l’ipad : une vidéo accélérée qui sublime la technique pour gommer le travail psychique humain : temps, patience, persévérance, attention, attente, impatience, incertitude, désarroi, etc.

    C’est très juste. Cela mériterait d’être développé. Et peut-être mis en parallèle avec les récentes études américaines qui s’intéressent à la diminution de notre capacité de concentration, à force de baigner dans un océan de stimulations numériques, et ce risque de “infantilising” the 21st-century mind.

    Je n’ai pas la conviction que l’ipad soit autant un outil de création qu’on veut bien nous le faire croire

    Il n’est pas plus un outil de création qu’un crayon et un bloc-notes, ou qu’une tablette de cire. Mais je ne doute pas qu’il le sera autant.

    mais vous l’avez dit vous-même, nous voudrions déléguer tout à la technique. Nous voudrions qu’elle nous délivre de notre inconfortable solitude de créateurs.

    Je ne pense pas l’avoir dit aussi clairement 🙂

  11. rapelle toi david, tu te posais et te pose certainement toujours les même questions quand tu es venu à castillon.

    “à quoi va-t-il servir, je n’en sais rien mais il sera une avancée aussi grande que celle de l’imprimerie”

  12. @David

    Je n’avais pas vu ta réponse, et d’ailleurs, pour être tout à fait honnête, je pense que je ne l’aurais jamais vu si je n’avais pas reçu ton mail… Tu peux peut-être voir une mailing list pour les commentaires d’un article (tu sais, la petite page à cocher qu’on vois assez souvent…) ? D’ailleurs ça me fait penser qu’il faudrait que j’implémente ça pour mon propre blog (faites ce que je dis, pas ce que je fais… hum).

    Pour la citation, je pense qu’il parlait davantage de hackabilité et de la négation de la liberté d’étudier le fonctionnement du logiciel (l’une des libertés majeures du Libre, et où Apple atteint des records de rejet), comme me soutient la note de bas de page, que de créativité au sens artistique du terme. C’était certes maladroit, mais je pense que c’était compréhensible…

    A 40 ans (dans quelques jours), j’espère savoir lire correctement.

    D’abord joyeux presque anniversaire, et ensuite, que dire si ce n’est que la valeur n’attend pas le nombre des années mais qu’elle n’arrive pas toujours… Vengeance ! (désolé, mais ce genre d’arguments n’a pas de valeur à mes yeux de jeune irrespectueux envers ses aînés ;-))

    Pour la suite, toutes mes excuses, tu viens de grimper de beaucoup dans mon estime (sans blaguer, cette fois)… Mais il est vrai que, comme tu me l’as souligné par mail, tu ne parles pas tant que ça du libre, et pas vraiment d’un point de vu très libriste… (oui, je comprends ce que je veux et tu en prendra de toute façon plein la gueule, puisque tu veux de la rancune ;-))

    Pour le reste (avant les ajouts), je ne vois pas le libre comme un ensemble de solutions mais plus comme une éthique. J’ai rencontré la première fois le libre par le biais de l’informatique, mais je n’y ai vu un intérêt réel que depuis que je connais l’éthique qu’elle sous-tend. Du coup ce paragraphe me semble plus Open Source que libriste… et tu retombe dans mon esprit. Na.

    Premier ajout : déjà lu. C’est le cumul des différents articles avec cette même approche qui m’a poussé à réagir comme je l’ai fais… J’aurais dû faire tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de frapper mon clavier. Bien que “ça casse au bout de 4 tours et demi” (origine de la citation : les guignols de l’info à propos de la torture perpétrée par des soldats américains, je sais plus trop quand…)

    Second ajout : Et bien le vieux, tu radote déjà ? (humour, pas taper !) (ou pas trop fort au moins…)

    Voilà pour ma réponse à ta réponse (Quand je retrouverais le mot français qui m’éviterais cette affreuse répétition, je me fouetterais avec. Promis).

    ellisfr avait, me semble-t-il, soulevé une excellente question : l’intérêt par rapport à un autre support. La réponse est à mon avis non. Ne serait-ce que pour la précision que le doigt fait perdre, ou encore pour l’absence de degré de pression due à l’absence de technologie résistive (en sus de la techno capacitive, hein !)… Ensuite un artiste maîtrisant suffisamment sa technique peut parfaitement se passer des bons outils…

    Et pour finir sur le parallèle avec l’invention de l’imprimerie, je pense comme Benjamin Bayart qu’il a plus lieu d’être avec Internet.

    Ayé, mais vu 1/ le pavé que je viens d’écrire et 2/ l’heure tardive, hors de question que je me relise… Désolé d’avance pour les éventuelles fautes.

  13. D’abord joyeux presque anniversaire

    Merci 🙂

    ellisfr avait, me semble-t-il, soulevé une excellente question : l’intérêt par rapport à un autre support. La réponse est à mon avis non. Ne serait-ce que pour la précision que le doigt fait perdre,

    Oh quand même un peu : portabilité (autonomie, poids, non encombrement) et prix (une Cintix c’est pas le même prix qu’un iPad et il faut encore la brancher à un ordinateur, c’est donc aussi plus “simple” d’emploi) et… les possibilités: la Cintix ou une Wacom de base c’est pas ça pour faire autre chose que dessiner 😉

    Pour le reste, peut-être on en reparlera à l’occasion d’un prochain billet.

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