Incarnations of Burned Children

The Daddy was around the side of the house hanging a door for the tenant when he heard the child’s screams and the Mommy’s voice gone high between them. He could move fast, and the back porch gave onto the kitchen, and before the screen door had banged shut behind him the Daddy had taken the scene in whole (…)

Avec un souci maniaque du détail et une mécanique si parfaite qu’elle ferait rougir le meilleur horloger Suisse, sans pourtant jamais se dresser entre nous et ce qui se passe (ce serait trop beau !), Wallace nous entraîne à la suite du père dans un sprint de deux ou trois pages, ne nous libérant qu’après nous avoir fait vivre le drame. On reste là, la gorge nouée et les poings serrés, pantelant comme cette porte mal fixée.

On pourrait discuter du texte, chercher un sens plus profond que l’horreur et la douleur, la souffrance, et les cris et les remords. Mais tout est peut-être déjà dit dans le titre du recueil lui-même, “Oblivion” : oublier, ou crever. Tout le reste, c’est le talent de David Foster Wallace.

“Incarnations of Burned Children” (Oblivion) est également disponible en ligne, sur Esquire.

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