Trois notes de musique, une question con et mon impitoyable vengeance

Il y a une bonne raison qui fait que les classiques, justement, deviennent des classiques: on ne peut plus les lâcher une fois qu’on y a goûté, même si parfois il faut y goûter à plusieurs reprises avant de les apprécier, on se demande ensuite comment on faisait pour vivre sans. Ca marche, quoi. 

Par exemple le Blue rondo à la turk ou Bowie que j’écoutai, avec quelques extraits de La passion selon Saint Mathieu (toujours aussi sublime, 25 ans après l’avoir entendue pour la première fois, sur une cassette mal copiée 1), durant la petite promenade que je viens de terminer.

Les classiques, ça marche ou, du moins, ça me fait marcher d’un pas un peu plus léger dans les rues animées de Paris, alors que la lumière du jour termine de se dissoudre dans ce qui n’est pas encore la nuit. C’est un très beau moment, tellement bref qu’on peut ne pas le remarquer et que j’avais oublier d’apprécier depuis trop longtemps.

Bercé de bonne musique, je ne pensai à rien, goûtant une paix inhabituelle quoiqu’un un peu amère — ne pas être rongé de soucis et de doutes, me surprendre, presque, à croire que je ne suis pas entièrement un raté —, et une question idiote me trottai dans la tête: les musiques qui comptent pour nous, sont-elles toujours associées à des évènements (mal)heureux ? Malheureux, en ce qui me concerne: j’aime beaucoup la musique, et si tous les morceaux n’évoquent pas des moments de tristesse, aucun ne me rappelle un bon moment. C’est la musique qui est heureuse, et c’est elle qui rend les mauvais moments supportables.

Et vous ?

Oh, pendant cette balade, j’ai également réfléchi à mon problème avec Sigma Chess, et j’ai trouvé la solution: lorsque la prochaine partie sera presque perdue, j’échangerai nos deux jeux. Ca devrait me laisser une chance, ça où renverser ma tasse de thé sur le Mac…

(1): Coucou, Hadopi. Comment ça va chez toi ?

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