Se perdre. Un coup de pied dans la tronche

On se dit qu’on a la vie pas facile, un boulot (passionnant mais) épuisant, des problèmes personnels comme tout le monde — mais ceux-là sont les nôtres, qu’on vit dans un monde pourri-mais-que-puis-je-y-changer-moi, qu’on a pas le choix, qu’il faut payer le loyer, qu’il faut tout ça quoi…

Les factures, nos certitudes, les habitudes, ça devient si vite un réflexe de puiser dans toutes ces mauvaises raisons des bonnes excuses — on verra ça demain. Le mois prochain. J’ai pas la force ce soir. Je peux pas, c’est trop dur. J’ose pas — pour ne rien faire de ce qui nous tient à coeur, ne rien dire de ce qu’on a sur le coeur. Pour laisser filer le temps qui s’en fiche bien.

Je pense très fort à vous tous, je pense à toi. Tellement. De tout mon coeur.

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  1. une anecdote talmudique raconte qu’un juif pieux nommé Aaron se lamentait en disant: "quand je serai jugé par l’Eternel, s’il me demande pourquoi je n’ai pas été à la hauteur de Moïse, je n’aurai rien à répondre, je serai fini!" (je paraphrase assez librement j’en conviens). Son ami lui répondit: "Il ne te demandera pas pourquoi tu n’as pas été à la hauteur de Moïse, mais pourquoi tu n’as pas été à la hauteur d’Aaron". (mais j’ignore d’où il tirait ses renseignements, celui-là…). Je ne sais pas à qui tu penses, mais moua je pense beaucoup à toi.