Ubuntu : Linux ne me fait plus peur

Vous avez envie de goûter à Linux ? Plusieurs distributions proposent des « Live CD ». Ils permettent de démarrer Linux depuis un CD sans rien installer sur le disque dur. C’est vraiment génial.

L’OS sera pleinement fonctionnel : vous pourrez surfer sur le web, écrire, etc. et même enregistrer votre travail, par exemple sur une clé USB. Le démarrage est un peu plus lent depuis un CD, mais ce n’est franchement pas catastrophique et c’est tellement moins stressant que de partionner ses disques durs pour faire une petite place Linux 😉

Bref, c’est facile et ça permet de savoir si on aime travailler sous Linux et, surtout, si notre PC est bien reconnu.

J’ai testé Knoppix, qui marche très très bien, mais j’avoue que l’interface « KDE » ne me plaît pas. Suite à la lecture d’une interview de Tristan Nitot, j’ai testé Ubuntu :

Bureau de Ubuntu sous Gnome 2.10

L’explorateur de fichier, un document Word affiché dans Open Office et la console, en bas à gauche.

Ubuntu utilise « Gnome » comme gestionnaire de bureau, je le trouve très beau et un peu plus facile à prendre en main. Les menus sont assez proches de ce qu’on trouve sous Windows pour ne pas être dépaysé, et il y a un véritable effort d’organisation (à comparer avec les menus sous KDE, par exemple) :

Menu principal

Je ne dis pas que pour être “bon” Linux doit être pareil à Windows, mais il est évident que si on veut faire essayer Linux à des utilisateurs gavés de Windows ou de Mac, comme moi, c’est une sacrée bonne idée : on ne perd pas trop de temps à chercher où se trouve ça ou ça, comment paramétrer tel truc, etc.

Que les puristes se rassurent, je n’attends pas de Linux qu’il soit une copie de Windows : emacs est mon éditeur préféré et je connais déjà un peu la console. Vous voyez, hein ;-))

J’ai essayé le live CD avant-hier soir sur mon ordinateur portable. Tout a bien fonctionné, mais je n’ai pas essayé le WiFi ni la gestion de la batterie. Autres bons points : le réseau s’est configuré tout seul et j’ai pu surfer dès que l’OS a fini de démarrer, la localisation est presque excellente, le clavier azerty ne pose aucun problème. Mais le plus important c’est la rapidité avec la quelle on trouve ses marques, que du bonheur. Les touches de fonctions, FN+…, du portable sont mêmes fonctionnelles. Je peux aussi écouter ma librairie Ipod (mp3)  — ça ne marche pas avec les fichers cryptés, mais il suffit de les décrypter 😎

Du côté des problèmes, il faut signaler que la résolution réelle de mon écran n’est pas reconnue (1280×768 au lieu de 1600×800), mais je n’ai pas vraiment cherché. Cela a probablement une influence sur la qualité de l’affichage, mais il reste très correct :

Menu principal

Les caractères accentués de fichiers réalisés sous Windows ne s’affichent pas correctement, je ne doute pas qu’il s’agisse d’un petit réglage de rien du tout.

Autre étrangeté, il a fallu que j’ajoute manuellement une ligne dans le fichier ad hoc pour que le disque FAT soit reconnu et monté, étonnant quand on sait que FAT est parfaitement supporté par Linux, contrairement à NTFS. Mais bon, ce détail à part, tous les disques internes ou externes (FAT, NTFS, clé) ont été reconnus et sont accessibles (le NTFS en lecture seulement).

* * *

Abandonner Microsoft Windows sur mon ordinateur personnel est un projet que j’ai depuis très longtemps, qui n’a jamais pu se réaliser pour cause d’incompatibilité entre le matos et Linux, et un peu aussi pour cause de mon incompétence 😉

Avec Ubuntu, je me trouve sur un terrain assez connu pour pouvoir expérimenter, explorer les possibilités d’un véritable Linux et, en cas de problème, revenir à quelque chose de rassurant. En fait, maintenant que je sais que je peux “survivre” sous Linux, je n’ai plus peur de me mettre dans la peau d’un vrai débutant, maladroit, et de refaire mes classes : je perdrai moins de temps, un temps précieux.

J’ai installé Ubuntu (hoary) pour de bon sur le portable. Un TRES GRAND MERCI aux développeurs de Ubuntu, et aux participants du forum francophone qui donnent des tas de conseils judicieux dans une ambiance plutôt accueillante.

(Ceci dit Photoshop me manque déjà beaucoup, franchement. Mais je vais prendre le temps d’apprendre The Gimp et d’oublier la somme d’expérience accumulée sous Photoshop depuis la version 5.0 (sous Mac)… )

Pour info :

pour afficher un menu contextuel (créer un raccourci, copier, etc.) n’utilisez pas le clic droit, mais le bouton central de la souris (oui oui, la molette).

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