Simplifier : les apps

Se débarrasser des poids morts, balancer du leste, ça fait du bien.

Y a d’abord le plaisir de faire le ménage et de faire la place, un plaisir qui ne dure qu’un instant. Puis, y a le bonheur de se découvrir plus léger et plus libre de ses mouvements. Un bonheur qui peut durer… aussi longtemps qu’on ne recommence pas à accumuler.

C’est valable dans la vie quotidienne comme dans notre vie numérique — peut-être même plus, tant il est facile d’accumuler. Y compris en ce qui concerne les applications.

Je ne sais pas si quelqu’un a jamais imaginé calculer le poids en grammes d’un octet, mais une chose est sûre : qu’il ait un poids ou non, il peut vite peser très lourd et vous embourber. Ce n’est pas la première fois que j’en parle.

Si depuis quelques semaines/mois je parle moins d’iPhone et d’app de prise, c’est pour une raison très bête : plutôt que de passer mon temps à tester tout ce qui sort, j’ai choisi de passer mon temps à utiliser ce que j’ai.

Un choix qui me semble d’autant plus censé que tous ces tests d’apps me coûtent de l’argent (tout est payé de ma poche, et je suis toujours sans emploi) et que ce travail se transforme vite en une absurde course à la nouveauté. Tiaaft était une tentative de faire ça autrement, mais elle s’est rapidement transformée en une autre façon de courir. Tant pis, ça valait la peine d’essayer.

La conséquence directe de cette décision, c’est que j’ai à nouveau fait le ménage dans l’iPhone et l’iPad : inutile de me trimballer avec un gazillion d’apps, là où une ou deux peuvent suffire.

Comment choisir ce que je garde ?

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The Ecuadorian Library

Computers were invented as crypto-ware and spy-ware and control-ware. That’s what Alan Turing was all about. That’s where computing came from, that’s the scene’s original sin, and also its poisoned apple.

There’s not a coherent force on Earth that wants to cork up that bottle. They all just want another slug out of that bottle — and they’d rather like to paste their own personal, prestige label onto the bottle’s glass. You know, like your own attractive face, pasted on the humming planetary big iron of Facebook.

Digital, globalized societies — where capital and information moves, and where labor and human flesh doesn’t move — they behave like this. That is what we are witnessing and experiencing. It’s weird because we are weird. We’re half actual and half digital now. We’re like the squirming brood of a tiger mated to a shark.

You can tell that Manning, Assange and Snowden are all the same kind of irritant, because, somehow, amazingly, the planet’s response is to physically squish them. They’re all online big-time, and their digital shadow is huge, so the response is just to squeeze their mortal human bodies, literally, legally, extra-legally, by whatever means becomes available.

It’s a wrestling match of virtuality and actuality, an irruption of the physical into the digital. It’s all about Bradley shivering naked in his solitary cage, and Julian diligently typing in his book-lined closet at the embassy, and Ed bagging out behind the plastic seating of some airport, in a jetlag fit of black globalization that went on for a solid month.

And, those tiny, confined, somehow united spaces are the moral high ground. That’s where it is right now, that’s what it looks like these days.

Bruce Sterling: The Ecuadorian Library