Avec les vêtements intelligents, la musique du corps

Pour compléter vos smartclothes, pourquoi ne pas écouter la musique créée par votre propre corps ?

Our heart rate, movement and even DNA can now be captured to create unique pieces of music. We can quite literally march to the beat of our own drum.
Launched last week, Mu_ by Sensum, a start-up based in Belfast, UK, uses wearable sensors to create danceable music tracks complete with trippy on-screen visuals.

New-Scientist: Biomusic lets you dance to the beat of your own drum

Des smartclothes designed by Apple, demain ?

You can choose your clothes, but can you control them? A new line of clothing that incorporates tiny, flexible LEDs right into jackets and dresses could be the first fully controllable electronic clothing that’s ready for the shop rack.

The collection, called Lüme, (…) consists of a bomber jacket, a tunic, and an open-backed dress – all of which have controllable LEDs built-in that can be controlled by a smartphone app.

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The pattern of the fabric can be tailored with a laser cutter to make anything from polka dots to floral filigree, for instance. Their electronic components are designed to be easily removable, for when the clothes need a wash.

(…) wearers can “control the light pattern to match other elements in their outfit, react to a sensor event, or even echo the colours in the surrounding environment”. For example, you can use the Lüme app to take a photo of a piece of clothing that you want to match with.

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Lüme clothing can also change colours in time with the beat of music in a club. Bigger says the app could easily be tweaked to adjust the clothing colour according to the weather, or to sentiment in a wearer’s Twitter feed.

New-Scientist: Colour-changing clothes could make tech fashionable

L’aspect “démonter avant lavage” (bien trop contraignant) mis à part, le potentiel de ce que je ne résiste pas à appeler des smartclothes me semble inépuisable.

Et j’imagine sans aucun mal ce que Apple pourrait en faire—et de quelle façon elle pourrait à nouveau faire un bon de géant au nez de la concurrence, en proposant une gamme de vêtements et d’accessoires qui communiqueraient avec l’iPhone ou avec la iWatch (même si je trouve ce nom toujours aussi décevant), sous la houlette du nouveau co-processeur M7 par exemple, pour faire un tas de choses… pour l’utilisateur lui-même, mais aussi pour faire des choses en réseau :

  • La garde-robe de l’utilisateur de se mettre à jour selon son humeur. Ou selon ce qu’il fait, ce qu’il écoute ou ce qu’il regarde.
  • Le vêtement affiche un code couleur  identifiable uniquement par telle ou tel interlocuteur avec qui on aurait rendez-vous, ou servant à faire passer un message codé en toute discrétion, même dans un lieu public, même dans la foule.
  • Des messages publics, aussi : je suis seul(e) et je m’ennuie…  Il suffit de penser aux couleurs utilisées par certains animaux lors des parades amoureuses ou en cas de danger.
  • Des formes d’expression où le corps de l’acteur/artiste lui-même servirait de support. Les tenues du public pouvant y participer, automatiquement (le spectateur aura donné son autorisation, en entrant dans la salle, ou en achetant un billet) associée au travail de l’artiste pour créer des fresques éphémères. Etc.
  • De nouveaux jeux, avec le corps/les vêtements comme support. On imagine sans mal des jeux d’enfants mais aussi, bien sûr, des jeux pour les adultes.
  • Etc. C’est vraiment inépuisable. Et très excitant.

Si on sort du simple jeu des couleurs (qui ne sont jamais que des pixels) et qu’on imagine un affichage un peu plus performant : le tissu pourrait devenir un écran à part entière, pour afficher des données. Qui aurait encore besoin d’une iWatch ou même d’un iPhone quand n’importe quelle bout de vêtement, le poignet de ma chemise ou la jeans sur ma cuisse,  serait connecté à un processeur et capable de servir d’écran ?

Du côté des dérives à redouter il y a la pub (et la capacité des concurrents de Apple à la copier pour ne réussir qu’à faire quelque chose de réellement affreux, mais ça…). Imaginez des vêtements sponsorisés qui afficheraient de la pub… en fonction des gens qui passent autour de vous et des information que diffusent leurs propres smartclothes  (ou leur compte Facebook) : habitude d’achat, humeur du moment, dernier jeu joué, célibataire ou pas, anniversaire,etc. Brrrr ( ! ou ?).

iOS 7 : le Kiosque, cette foire

Avec iOS 7, Apple a viré (presque) complètement le skeumorphisme. Chouette, ou presque.

Je ne pensais pas ça possible, mais, au passage, elle a réussi à rendre le Kiosque encore plus moche qu’il ne l’était du temps du pseudobois et ses pseudoétagères :

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Sans blague, Apple ? Tu as débauché quelqu’un de chez Samsung ou Google ?

Ça sert à quoi ces espèces de dégradés et ces étagères qui-ne-veulent-surtout-pas-ressembler-à-des étagères ? Et pourquoi il y a Kiosque écrit en énorme (avec le lien vers le Store, en bleu plus petit) en bas de l’écran ? Que je sache tu n’as pas jugé utile d’indiquer leur nom EN ÉNORME sur l’écran des autres apps.

Et puis, bonne chance pour voir la pastille bleu pâle affichée sur le fond gris clair, qui indique quel magazine vient d’être mis à jour.

Dear Apple

I propose a compromise. I am willing to give up apple care, my warranty, and any and all support relating to my device in return for a permanent bootrom unlock key for my device. I am even willing to buy the device outright so that I can prove that I am not beholden to a contract with a carrier. This way, I can put whatever version of the iOS (that is compatible of course) I want on the devices I own. I can tinker to my heart’s content. I can upgrade, downgrade, and even sidegrade, if that were a real thing.

semaphore: Dear Apple

Not sure I want to customize anything on my devices — maybe I don’t care anymore and just want to use the damn thing — but I do understand that need.

Ton stylo, il est cher

Lors d’une discussion, après un passage dans une boutique spécialisée, un ami s’étonnait du prix de certains stylo-plumes — assez chers.

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C’est vrai, ils sont chers mais celui-là, lui dis-je en parlant d’un modèle de ma propre collection, je l’ai acheté d’occasion et son ancien propriétaire l’avait lui-même acheté d’occasion. Pourtant, tout comme celui-ci que j’ai acheté neuf, il fonctionnera bien longtemps après que je sois mort et enterré. Je pourrais les léguer à ma nièce ou à mon neveu ou, soyons optimistes, à leurs enfants — mais d’ici-là ces plumes auront encore écrit des kilomètres et des kilomètres de texte, avec à peine d’entretien.

C’est sûr qu’on trouve une flopée de stylos pas chers — certains sont excellents, pour ne pas dire parfaits, la plupart sont jetables et sont jetés d’une année sur l’autre à chaque rentrée scolaire. Je ne sais pas ce qui est le plus triste, ni ce qui revient le plus cher au final.

Bien sûr, posséder autant de plumes est un luxe. C’est donc absolument inutile : une seule suffit pour écrire. Mais depuis quand est-il interdit de se faire plaisir ?

Et puis, chaque plume est différente, avec le temps elle se fait d’une façon unique à votre main et procure une sensation différente. Le même genre de plaisir que l’amateur de polices de caractère trouve en utilisant telle police plutôt que telle autre pour afficher son texte çà l’écran ou pour l’imprimer — là où d’autres personnes ne penseront jamais qu’il est possible de choisir une police ou ne verront pas à quoi ça peut servir de le faire — ou dont on choisira plus ou moins soigneusement son papier.

Il y a aussi les aspects pratiques : comme d’utiliser des encres différentes sans devoir nettoyer le stylo chaque fois qu’on en change, ou toujours avoir un stylo plein en réserve,…

Et, j’y reviens, il y a cette étrange satisfaction de se dire que ce sont des objets qui dureront plus longtemps que soi : des objets que l’on ne possède pas réellement mais que l’on transmet — peut-être un peu comme on transmettait une maison de génération en génération, quand les maisons n’étaient pas encore devenues des produits jetables comme les autres.

Ma collection se fait lentement, et elle se fait depuis des années. Telle ou telle occasion, telle ou telle plume étonnante vient s’ajouter aux autres, alors que telle autre s’en va parce que je ne l’apprécie plus. Comme s’enrichi une bibliothèque ou une discothèque : lentement, en suivant votre évolution personnelle (et vos moyens : je ne peux m’offrir ce genre de luxe depuis un moment) et qui n’est jamais réellement achevée.

Tout n’est évidemment pas parfait, on tombe parfois sur des canards boiteux. Si ça vous intéresse, le plus décevant dans ma petite collection (il en manque trois, sur la photo), c’est le Mont-Blanc, qui n’a jamais eu un débit d’encre constant. Mais c’est un cadeau de quelqu’un que j’aime beaucoup.