Le professeur Choron est mort.

Hier. François Cavanna parlait de son ami à un journaliste télé. Un regard vif, et des mains qui cherchent à s’occuper pour masquer une tristesse dont la pudeur la rendait encore plus marquante.

Faire tenir une vie dans quelques lignes manuscrites, une anecdote et des amis disparus — déjà.

Ca doit être ça vieillir.

Un escalier du Louvre

Le plus triste ce n’est pas de savoir que nous ne faisons que passer, mais que rien n’aura changé — malgré tout.

Achat de matériel photo : boutique ou boutique en ligne ?

Mon appareil photo est parti ce matin au SAV pour au moins 15 jours, probablement plus.

Ce qui fait la différence entre ce qui aurait pu être une sacrée nuisance et un détail presque insignifiant, c’est que mon revendeur (spécialiste bien connu à Paris) m’a prêté un boîtier de remplacement le temps nécessaire.

Ce n’est pas la première fois qu’il me tire d’embarras.

Si je comprend l’envie de chacun de payer son matériel au meilleur prix, à voir certains s’empresser d’acheter à l’étranger (sur le web, par exemple) pour épargner un peu d’argent, j’ai l’impression qu’ils oublient de s’interroger sur ce qu’ils achètent exactement : un appareil photo, ou un appareil photo et un service ?

J’ai opté pour le second choix, même si ça implique que je doive traverser Paris du Sud au Nord pour faire mon shopping -– en métro c’est long 😛

Le plaisir de toucher l’objet avant de l’acheter — sans parler de la possibilité d’essayer le matériel !

Ajoutez à cela un accueil et une disponibilité qui feraient rougir n’importe quel SAV.

Et puis, le plaisir de quelques bavardages 😉

Wallstreet, le chat chez qui nous vivons ma compagne et moi

Un café, seul ce matin

Pas loin d'ici, à Paris

Sandra, qui était partie deux jours en “mission” pour son travail, rentre ce soir. Son avion vient d’atterrir à Roissy.

Thierry, qui était venu passer quelques heures à Paris, est rentré en Belgique.

Je déteste et j’adore ces brisures.

Donner, ne pas donner à MSF ?

Médecins Sans Frontières (nous) demande de ne plus faire de dons pour leur intervention en Asie (ici). En France du moins, cela soulève un début de polémique que l’on pourrait résumer par “une ONG peut-elle avoir trop de moyens/dons ?”, où certains craignent que cela réduise le volume des dons toutes ONG confondues.

MSF s’est contentée de signaler que les dons déjà reçus, explicitement destinés à l’Asie (nous le précisons au moment de faire le don), suffisaient pour financer leur travail sur le terrain.

Il y a bien d’autres organisations qui ont et auront besoin de plus de moyens pour aider les victimes du tsunami : la croix-rouge et, l’UNICEF.

Leur décision permet de rappeler que le monde à quatre coins et que les dons sont toujours les très bienvenus pour financer leurs opérations, ailleurs.

Paris, 3 janvier

Savoir si une ONG peut avoir trop de moyens n’est vraiment pas la question à poser. Il faudrait plutôt se demander si ce que l’on donne, comment on le donne, permet à ces ONG d’agir partout où c’est utile.

Comme beaucoup, j’ai donné un peu d’argent au lendemain de cette catastrophe (à MSF d’ailleurs). Je n’y avais pas prêté attention sur le coup, mais la décision de MSF m’a fait réaliser que le montant (même très modeste) était supérieur à tout ce que j’avais pu donner ces deux ou trois dernières années.

Vous avez noté la formule de don régulier privilégiée par MSF ?