Cruauté envers une clé USB

Ma clé USB est passée à la machine à laver, dans la poche d’un de mes Jean’s.

Ebouillantée, noyée, imbibée d’adoucissant (j’aime porter des vêtements doux 8-)), séchée et, enfin, recuite et essorée à je n’ose imaginer combien de tours/minute. Le traitement fut si violent qu’elle fut ejectée de la poche du Jean’s et s’est retrouvée propulsée au fond de la machine. C’est là, brûlante, que je l’ai découverte. Sans trop d’espoir que la fragile électronique puisse résister à un tel traitement, mais pas suicidaire au point de brancher sur mon ordinateur une clé USB sortant de la lessiveuse pour le vérifier, je l’ai posée sur un coin du bureau et j’en ai commandé une nouvelle, histoire de ne pas rester trop longtemps sans clé.

Ce matin, après l’avoir laissée séchée quelques jours, je l’ai branchée. Pour voir. Et jai vu… la clé monter sur le Bureau, comem si rien ne s’était passé:

clesolide.jpg

Elle n’a même pas rétréci au lavage, elle fait toujours 1Go 😉

Perdre moins de temps avec les flux RSS

Le RSS facilite la vie: en rassemblant toutes les mises à jours de sites qu’on apprécie dans une seule page, on n’a plus besoin de les visiter l’un après l’autre. Génial, sauf que au final ça (me) fait… perdre un temps fou : je lis bien plus de flux RSS que je ne fréquentais de sites web. Mmmm…

J’ai commencé par essayer de me fixer des “moments” RSS dans la journée. Mais rien à faire, mes horaires sont tout sauf réguliers, ça ne collait pas et j’y accédais de toute façon quand j’en avais envie, c’est-à-dire souvent 🙂

Alors ? D’abord, j’utilise Google Reader. Un lecteur en ligne à deux énormes avantages à mes yeux : j’y ai accède depuis n’importe quel ordinateur (fini les problèmes de synchronisation des abonnements et d’installation de tel ou tel logiciel). Ensuite, il fonctionne uniquement en ligne ! Si je n’ai pas Internet je ne peux pas y accéder (même si c’est en train de changer). Dieu merci, il y a encore pas mal d’endroits où il n’y a pas Internet : c’est l’occasion de faire autre chose 🙂

Faite le ménage ! Supprimez les fils que vous ne suivez plus. Ils ne servent à rien à part vous faire perdre du temps chaque fois que vous passez dessus. Rassurez-vous : le webmaster ne vous en voudra pas de négliger son site 🙂

Un autre truc tout bête : organisez vos flux. C’est si facile de s’abonner qu’on se retrouve vite avec une liste interminable de blogs, quelque chose d’ingérable où l’on va passer plus de temps à chercher quels billets lire qu’à lire vraiment. On peut les ranger par genre ou par “domaine”, par exemple “boulot” et “perso” histoire de ne pas mélanger les deux. Je ne distingue pas “perso” de “pro”, même en faisant la part des choses, les deux sont très liés donc… Je les classe par importance :

Google Reader

“important” rassemble les flux que je consulte plus de deux fois par jour (pas forcément des sites sérieux !). Dans “almost…” ceux que je vais voir une ou deux fois par jour maxi. “Why not” regroupe les abonnements en période d’essai: ceux qui continuent à m’intéresser après une ou deux semaines passent dans une des deux catégories précédentes, les autres sont supprimés. Les autres catégories sont spécifiques : j’y accède énormément par période, presque pas le reste du temps.

Enfin, j’ai défini la rubrique “important” comme page d’accueil dans Google Reader, de cette façon je ne risque pas d’être tenté de lire autre chose en arrivant dessus.

Ca fonctionne bien avec moi : je me laisse y accéder aussi souvent que je veux, mais dès que la page d’accueil est vide, cela perd de son intérêt et je la referme 8-). Je suis sûr qu’il y a pas mal d’autre méthodes auxquelles je n’ai pas pensé. N’hésitez pas à les partager.

vertige

Des souvenirs et des sensations remontent de loin et me secouent depuis quelques jours. Je réalise à quel point j’avais oublié.

J’ai l’impression d’être fait de paille et pourtant tout semble tellment plus douleureux sous ma peau que dehors.

Une telle sensibilité ? Ce n’est pas moi, je le sais bien !

conversation avec ma boulangère

En rentrant ce soir je m’arrête à la boulangerie (j’y passe presque chaque jour depuis 6 ans). J’étais préoccupé par un problème informatique pour le boulot et ça devait se voir :

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p>La boulangère: Bonjour. Oh, ça ne va pas ce soir?
Moi: Bonjour. Non. Je voudrais…
Elle : Rien de grave ?
Moi: Non, un problème informatique… une baguette tradition s’il vous plaît, et un pain.
Elle: moi aussi j’en ai un !
Moi (interloqué): ?
Elle: j’ai un problème informatique ! Ma souris elle bouge toute seule sur l’écran ! Ca m’énerve !
Moi: Il faut la nettoyer.
Elle: hein ?
Moi: Enlevez les saletés devant le faisseau lumineux, dans le petit trou en-dessous de la souris. Ou décrassez les galets de la grosse boule, si elle a une boule ?
Elle: Non, elle a pas de fil et on l’a payé cher, elle n’est pas sale du tout.
Moi: Alors c’est le chat…
Elle: Quel chat ?
Moi: vous avez un chat ?
Elle: Oui…
Moi: Il a du jouer avec elle en votre absence et depuis elle tremble de peur…
Elle: Quoi ?
Moi: vous savez bien : une souris, un chat… c’est bien connu.
Elle: Ah ! Ahahaha !
Moi: Je vais aussi vous prendre un cookie. (c’est mal, je sais: mais ils sont bons ses cookies)

Depuis, j’ai résolu mon problème (qui n’en était pas un, enfin si mais pas informatique : c’était un problème de David au cerveau éteint). Je saurai sans doute demain soir si la souris de ma gentille boulangère va mieux… ou si le chat lui a fait la peau 😉

Scylla : piège mortel pour l’amateur de science fiction

Hier, après un RDV tout ce qu’il y a de plus professionnel et sérieux (mais sans cravate) dans le XII arrondissement, je suis passé à Scylla: la librairie de SF à Paris. RDV convenu avec son patron, Xavier, pour y acheter le dernier Egan.

Scylla, si vous ne connaissez pas, c’est la seule librairie au monde avec un fauteuil hanté (si, si), c’est aussi la seule librairie au monde où l’on écoute aussi bien de la musique (du jazz) que du… bruit, celui que font certains jeunes gens aux longs cheveux en s’énervant sur une guitare électrique ou sur une batterie (ou tout autre malheureux instrument qui leur tombe sous la main… sous les pieds?) en poussant d’étranges grognements rauques — héritage probable et abâtardi des parades amoureuses remontant à nos origines néandertaliennes, une époque où l’odeur de vieil ours au fond de la caverne affolait les donzelles bien plus que la marque d’un téléphone ou d’une paire de basket; une époque où la taille de votre b…iceps comptait plus que la taille de votre compte en banque (amical salut à mon vampire banquier préféré) ou que votre capacité à citer Heidegger en ayant l’air de comprendre.

Bref, à Scylla il y avait une chouette ambiance, et une agréable compagnie. Il y avait aussi des livres.

Il a pas l’air comme ça, Xavier, avec son téléphone grenouille, à offrir des Choco Princes, des blagues à 2 centimes et du café dégeu © ™, mais c’est un sacré requin en affaires ! Il m’attendait bien, mais pas qu’avec “le Egan” dont nous avions discuté par email — ”Y a aussi ça qui devrait t’intéresser” (s’en suit une petite présentation qui rendrait sympa même l’annuaire téléphonique)… “et ça…”, “Au fait, t’as lu Bidule Chose de Machin Truc ? Non? Mais c’est pas vrai ! Je fais mal mon boulot! Tu dois le lire”, annonce-t’il en le plaçant avec les autres livres, au sommet de la pile :

scylla.jpg

Car c’est avec une pile de livres que je suis reparti de là, 3 ou 4h et quelques café dégeu © ™ plus tard. Des bouquins que je n’aurai pas le temps de lire avant fin décembre 2063, au plus tôt…

Je te le dis Xavier : un jour je sortirai de ta librairie sans avoir acheté un seul bouquin. Et même pas bu un café, rien. Ton paquet de Choco Prince intact, ta défaite sera totale, je rentrerai chez moi le coeur (et le sac à dos) léger 😎

PS: Les plus observateurs auront notés que cet implacable libraire ne vend pas que de la SF. Un piège, mortel j’vous dit.

Edit Juin 2011 : La librairie n’est plus ouverte le lundi.