Economiser les ressources sous Ubuntu

Mon ultra-portable tourne sous Ubuntu 8.10 — tout le monde s’en fiche probablement, mais vu que c’est la raison de ce billet, il vaut mieux le préciser 😉

Comme c’est un vieux portable avec un vieux processeur (qui n’était déjà pas puissant à l’époque où il a été mis en vente), il est parfois lent. En plus, Ubuntu active pas mal de gadgets qui ne (me) servent à rien. Par exemple, Compiz et ses jolis effets graphiques qui consomment de précieuses resources. Pour le désactiver, allez dans Ubuntu -> Système -> Préférences -> Apparence, dans l’onglet Effets visuels. Choisissez Aucun :

compiz

Une autre chose qu’on peut faire, c’est demander à Gnome de consommer moins (y a pas de raison). Pour cela, j’utilise le Gestionnaire de configuration qui se cache dans le menu Outils système (que vous pouvez activer dans Ubuntu -> Système -> Préférences -> Menu Principal). Dans le Gestionnaire, allez dans apps -> metacity -> general et cochez reduced_resources. La différence est immédiate chez moi:

ressources-gnome

La première zone indique un déplacement de fenêtre classique, la seconde correspond à un déplacement avec le mode reduced_resources activé (le contenu de la fenêtre est masqué pendant le déplacement, remplacée par une étrange grille qui la schématise). C’est moins joli, mais beaucoup plus économe.

Même si j’ai assez de RAM sur cet ordinateur (1Go, sous Linux et pour mon usage, c’est énorme), j’ai également désactivé les “services” dont je n’ai pas besoin (via Ubuntu -> Système-> Administration->Services). C’est toujours ça de moins à lancer au démarrage.

Il y a d’autres astuces qui traînent sur le Web, des trucs sensiblement plus techniques, comme modifier le fstab avec le paramètre noatime. Tout semble effectivement plus réactif, mais je n’ai pas fait de mesures.

Chasse aux fantômes

C’est apaisant d’écrire à la main. L’ordinateur et l’écran sont éteints. Pas d’iTunes, pas de radio. Le calme. Le seul bruit est celui du stylo qui gratte sur la feuille de papier; et ça gratte péniblement lentement. C’est long à tracer et c’est si peu manipulable des mots manuscrits: pas de Suppr., quand on change d’avis il faut raturer et recommencer à côté, pas de chercher/remplacer, il faut tout relire. Mais c’est joli, on dirait un fil qui se déroule et qui hésite, parfois. Manque plus que le chat pour jouer avec. Mais le chat dort dans le fauteuil à côté.

Il fait nuit. La lampe — elle doit avoir plus de 60 ou 70 ans, elle a été réparée, remontée, bricolée personne ne sait combien de fois. Elle pèse une tonne avec toute sa fonte grossièrement peinte en noir et vert, quand elle n’est pas écaillée. Elle n’est peut-être pas belle, mais elle est bien foutue et j’y tiens à cette lampe. Elle a connu tous les bureaux où j’ai travaillé, les villes et les pays — posée tout à gauche projette une lumière qui ne suffit pas éclairer toute la table. Ca me suffit et ça laisse un peu plus de place à la nuit tout autour si proche que je pourrais la toucher, si je n’avais pas aussi peur des fantômes.

A l’autre bout de la table, la plante, ma plante, est dans une quasi pénombre. Elle est belle. Pourtant je ne la soigne pas tant que ça. J’oublie souvent de l’arroser. Pas toujours. Puis, je lui fais de temps en temps un clin d’oeil, je n’en suis pas fier vous savez, je lui parle, surtout quand je coince sur quelque chose. C’est aussi vers elle que je regarde quand je m’emmerde. A croire que ça lui plaît, et qu’elle y tient à ce coin de bureau.

Dans l’ombre, comme ça, je me dis que même si on connaît un tas de choses sur les molécules, les atomes et tout ce dont parlent les savants, vivre, ça reste de la magie. Un truc de gosses, sûrement pas fait pour les grandes personnes. De quoi s’étonner, et pas seulement le temps d’écrire ce billet un peu con. De quoi rester bouche bée toute une vie, voire plusieurs. Elle vit, comme moi, comme vous. On vit.

Je me gratte la tête, je regarde la feuille de papier, je ne me souviens plus pourquoi j’ai commencé à écrire ce billet? Ah oui: je voulais partager cet instant de calme et d’étonnement.

Le drame, c’est que pour vous l’apporter j’ai allumé l’écran et l’ordinateur, posé le stylo et repoussé le bloc-notes, empoigné le clavier et commencé à matraquer les touches. La dure lumière de l’écran a chassé la pénombre, je vois que la plante à soif et qu’il lui faudrait un plus grand pot. Le bruit des touches qui claquent et le vrombissement de l’ordinateur ont brisé le charme du silence.

Les fantômes se sont enfuis devant la technologie, toujours prête à les assassiner.

American dream

The other day I got an e-mail message saying simply this: Rosa Parks sat in 1955. Martin Luther King walked in 1963. Barack Obama ran in 2008. That our children might fly.

Tough days lie ahead. But it’s a moment to dream. Americans have earned that right, along with the renewed respect of the world.

(Roger Cohen, NY Times)

Via Mark Bernstein.

C’est vrai qu’avec l’élection de Oboma, on se reprend à espérer… comme on sort le souffle court et l’air hagard d’un cauchemar qui ne voulait pas finir. Welcome home USA.

Après les coups de batte, des coups de clavier

Comme si j’avais pas assez de problèmes travail avec nos trois magazines, je viens de décider de participer au NaNoWriMo de cette année. 1 mois pour écrire 50000 mots. Le but c’est d’écrire beaucoup de mots, et d’écrire chaque jour. Comme le disent les organisateurs: on vise la quantité, pas forcément la qualité.

Pour moi, le but c’est de me forcer à écrire autre chose que des trucs informatiques et, surtout, de m’obliger à écrire un peu chaque jour — ce serait déjà excellent — promis, je ne demanderai à personne de lire ce qui en sortira 8)

Ah oui, si vous vous posiez la question, on peut écrire en français.

Remet-lui un coup de batte dans la tête, il bouge encore!

Y a des jours comme ça, où rien ne va. Parfois, de tels jours se suivent… sans fin.

Après presque quatre semaines de galère et de travail acharné, alors qu’on pensait en être sorti depuis hier et qu’on s’était surpris à sourire et même à plaisanter, on est sauvagement rappelé à la réalité: les merdes, c’est pas terminé. A croire que chaque numéro s’est promis de nous causer plus de souci que le précédent. En plus de ça, un de nos sites Web est tombé en panne le jour du lancement du magazine (en Espagne) et personne ne semble comprendre ce qui se passe, ni pouvoir le faire marcher (vaudou ?).

Pourtant, le pire ce n’est pas tant ces problèmes: ils sont pénibles et on est très énervés, mais un problème implique obligatoirement une solution; on va régler tout ça. Non, le pire c’est le temps perdu, du temps volé à tout le travail à venir. Ca, c’est terrible.

Y a des jours comme ça, où je me dis que j’aurais du suivre ma pente naturelle et devenir fleuriste. Les fleurs, ça tombe pas en panne, les fleurs ça pousse pas en retard, les fleurs ça n’a pas de “problèmes de marges décalées”. Les fleurs ça n’a pas d’humeur (quoi que…). Et puis c’est tellement beau, les fleurs.

Je dis ça, mais si tout marchait bien. Si tout marchait comme prévu et dans les délais… ce serait d’un monotone 😉