18h, presque l’heure du thé

18h15. J’ai terminé de bosser pour aujourd’hui. Fi-ni !

iCal, Word, Mail et Skype renvoyés au néant numérique. L’ordinateur lui-même sera bientôt une masse d’aluminium inerte, l’écran une fenêtre opaque, ouverte sur rien. Fermée sur tout. Jusque demain.

Le reste de la soirée m’appartient, et la nuit avec elle. Débauche et extravagance, seront mes compagnes.

Je me prépare donc à savourer très doucement un thé que j’aurai pris le temps de soigneusement préparer. Puis, je me replongerai dans un roman Stephen King commencé cette nuit. Et quand la fatigue me prendra, je me jetterai dans ses bras, consentant et joyeux !

Malgré des temps difficiles, alors que résonne encore à mes oreilles imbéciles la propagande ultra-libérale du “travailler plus, pour gagner plus”, je dois bien avouer que j’y prends goût à travailler moins.

Cela ne se fait pas sans heurts, et c’est encore rare de terminer si tôt, mais au moins ça arrive. C’est pas si mal. Et même si j’ai encore des difficultés à cloisonner travail et vie privée — j’imagine que c’est inévitable après tant d’années où j’ai aboli l’une au profit de l’autre — je le sens: c’est déjà mieux. Ca va de mieux en mieux.

Joyeux anniversaire le Mac

Je vois fleurir ici et là les billets qui célèbrent les 25 ans du Mac. Je m’en voudrais de ne pas lui souhaiter un joyeux anniversaire à mon tour.

C’est vrai que le Mac a marqué une révolution. C’est le passage de ça :

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à ça:

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L’interface graphique, les fenêtres et… la souris.
(source)

J’en ai rêvé pendant des années: remplacer mon Apple II par un Mac.

Et depuis ? J’ai eu un tas de Mac. Le clavier a perdu son fil, la souris est devenue “laser”, l’écran a pris des pixels et des couleurs. Bien sûr, l’OS lui aussi a évolué en profondeur. Il est devenu multitâches. Nos Mac sont si puissants qu’on peut installer un tas de logiciels qui permettent de calculer l’orbite des satellites ou de jouer à la guerre en 3D comme si on y était. On peut lire ou créer de la vidéo, retoucher des photos ou créer des images, écouter ou faire de la musique. Faire de la vidéo conférence et surfer sur le Web pour trouver des photos de cul des informations sur n’importe quel sujet. On peut même écrire un roman. C’est génial.

Mais on a toujours besoin d’un clavier et d’une souris, et on travaille toujours dans des fenêtres:

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Depuis 25 ans, s’il faut chercher une révolution comparable à celle de l’arrivée du Mac, c’est du côté d’Internet et de l’iPhone qu’il faudra regarder. Bien sûr, je caricature: l’évolution est énorme. Mais on est toujours dans la même logique qui a donné naissance au Macintosh, il y a 25 ans de ça:


Steve Jobs était déjà un génie du showbusiness 🙂

Il y a une chose qui n’a pas changé et, à mon avis, c’est ça la véritable révolution du Mac: l’ordinateur cessait d’être une machine qu’il fallait dompter, pour devenir un outil entre nos mains, prêt à nous servir. Ecrire un roman, ou un article, retoucher des photos, monter un film, faire de la musique ou même créer des applications innovantes, le Mac est une invitation à la création et à s’exprimer (peut-être est-ce pour ça qu’il fait bon ménage avec Internet?). C’est cette idée que Apple continue de développer aujourd’hui encore.

Joyeux anniversaire le Mac ! Et merci pour tout ce que tu es.

J’espère bien te revoir pour tes 50 ans, et très différent de ce que tu es aujourd’hui 🙂

Comment sait-on qu’un Mac c’est vraiment mieux ?

Quand on réalise accidentellement que la machine sur laquelle on bosse n’a pas redémarré depuis…

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… 35 jours 🙂

On s’en fiche l’uptime, mais le fait que je n’aie pas éprouvé le besoin de rebooter le portable est un bon indice de son confort et des qualités d’OSX. Enfin, je trouve.

Bon, allez ! Je vais le rebooter quand même, juste pour lui rappeler que ça existe 8)

Edit: les phrases toutes mélangées :-/