Le ciel, la nuit

Vous avez déjà pris le temps de regarder le ciel, la nuit? 

Pas besoin de vivre à la campagne pour ça, même si c’est mieux, en ville aussi quand il fait beau, tard dans la nuit, on arrive à voir les étoiles. Pas une étoile aperçue par hasard, ou un avion que l’on prendrait pour une étoile. Non. Si on lui laisse le temps de se dévoiler, voir le ciel étoilé. Le firmament, la voûte céleste. Le magnifique tapis stellaire qui chaque soir s’offre en vain à l’indifférence des dormeurs retranchés derrière leurs paupières closes.

Cet espace incompréhensible. Qui aspire tout. Qui m’aspire. 

Quand la ville est silencieuse. Sans aucun bruit pour nous ramener les pieds sur terre, allongé sur le dos et le regard fixé sur les étoiles, ou est-ce sur le vide qui les entoure, avec le vent qui souffle doucement, c’est comme si on flottait parmi elles. C’est comme si on n’avait jamais voulu que ça: flotter avec elles.

Sans jamais y réussir. De toute façon — le ciel est gris — ce soir les étoiles sont cachées.

Appelez-moi vieux con

consomme

Mais quand j’avais son âge on parlait de faire un cadeau à sa maman, pas de l’acheter (toutes mes excuses pour la piètre qualité de l’image, ça dit : “Ouiiii, je vais acheter le cadeau de maman dans deux minutes !”).

Enfin bon, la fête des mères m’a toujours semblé une vaste fumisterie (sauf pour toi, maman), alors…

Je crois que je serais au désespoir si j’étais un papa: je ne vois pas quel avenir on promet à nos enfants, à part celui d’être des consommateurs, des consommateurs de plus en plus infantilisés.