The macaroni situation is serious

Sauf si l’on est un schtroumpf habitant dans un joyeux champignon au pays des schtroumpfs, la vie est une perpétuelle succession de conflits, qui se règlent plus ou moins facilement. En voici un qui fait exploser tous les records de stupidité. Enfin, je l’espère.

En résumé : lors d’une soirée quelqu’un aurait balancé une salade de macaroni faite par un certain Rob sur la tronche d’une vieille peau (pour résumer le ton du message). La dite salade de macaroni étant à présent considérée comme une arme, une arme dont la détention menace de faire expulser le pauvre Rob. S’ensuit un échange d’emails. Difficile de n’en citer qu’un extrait.

La convocation :

There will be a meeting to discuss Rob’s macaroni salad (…) I know a few of you may think this is on overreaction but I assure you the the macaroni situation is serious.

Je souligne. Et un extrait de la réponse :

(…)
I am still trying to figure out why you all are bent out of shape or what even  happened with the macaroni salad. Macaroni salad is not a weapon. having it is not a violation of the bylaw against weapons or such.
(…)
From what I could tell Rob may not have been at te party at the time of the incident. (… and) just because he made the salad doesn’t mean he’s responsible for somebody else hurling it across a room at some old bag (…)

On appréciera la précision et l’effort louable de la dame pour défendre l’innocence de son ami Rob (qui a juste préparé la salade, mais ne l’a pas jetée). 

Lire la lettre complète sur Rants.

Les macaroni… Merde, ça fait réfléchir.

Je crois que je vais fermer le placard de la cuisine à double ou même à triple tours : il est bourré de nouilles et qui sait ce que je pourrais en faire sous l’emprise de la colère contre mon voisin du dessus, le fameux inventeur du championnat de claquement de vide-ordure et de jet de bouteilles en verre en plein milieu de la nuit ?

La biographie de Stallman, sur Framabook

Disponible gratuitement dans plusieurs formats, mais aussi à la commande en “vrai” livre imprimé (22€), la biographie en français revue et corrigée par Saint IGNUcius himself : Richard Stallman et la révolution du logiciel libre

Perso, après en avoir lu les premières pages, j’aurais opté pour un titre différent : “Stallman, ou comment une imprimante bornée a changé la face du monde” 😉

(…) jusqu’à l’arrivée de l’imprimante laser de Xerox, qui provoqua un changement imperceptible mais profond : si la machine fonctionnait très bien, malgré des bourrages épisodiques, la possibilité d’en modifier le programme à son goût ou selon des besoins communs, avait disparu.
(…)
Pour Stallman, l’imprimante était un cheval de Troie.
(p. 12 du PDF)

Edit: avec la fin de l’extrait, c’est mieux.

Bacigalupi, coup de coeur SF

Avec un peu de retard, et à la demande générale de… euh… moi-même, je vous livre mon coup de coeur SF pour l’année 2009 : Paolo Bacigalupi. 

J’en parlai à Xavier pas plus tard que ce tantôt et, vraiment, même si j’ai lu d’excellentes choses cette année, les textes de Bacigalupi sortent du lot. Tant par les thèmes abordés, bien en prise avec notre époque, que par leurs qualités littéraires propres. C’est cynique, intelligent — souvent c’est lié, je ne sais pas si vous avez remarqué — et il sait comment mener son lecteur par le bout du nez d’une page à l’autre.

“Pump six”, (une nouvelle publiée dans l’anthologie Year’s Best SF 14 et dans Pump Six and Other Stories, liens Amazon) se passe dans un futur relativement distant et raconte la journée d’un employé en charge des gigantesques pompes souterraines qui filtrent les eaux usagées de la ville, les égouts quoi. Des pompes usées, qui ont passé depuis une éternité l’âge d’être remplacées et qui tombent doucement en ruine sous les yeux inquiets du narrateur. Elles s’effritent lentement, comme la société dans son ensemble et tout le monde autour de lui. Un monde où tout savoir, toute intelligence et la curiosité elle-même finissent de disparaître pour laisser l’humanité seule avec elle-même, impuissante, abrutie et terriblement conne. 

Il faut lire la première scène, qui se passe dans la cuisine du couple, quand il découvre sa compagne à quatre pattes, le cul en l’air et la tête plongée dans le four, un briquet à la main et le gaz ouvert. C’est… croustillant. Voici les premières lignes : 

The first thing I saw Thursday morning when I walked into the kitchen was Maggie’s ass sticking up in the air. Not a bad way to wake up, really. She’s got a good figure, keeps herself in shape, so a morning eyeful of her pretty bottom pressed against a black mesh nightie is generally a positive way to start the day.

Except that she had her head in the hoven. And the whole kitchen smelled like gas. And she had a lighter with a blue flame six inches high that she was waving around inside the oven like it was a Tickle Monkey revival concert.

(…)

(Paolo Bacigalupi, Pump Six)

Le site Web de Paolo Bacigalupi

Quelques histoires disponibles en ligne

  

Il y a un autre coup de coeur dont je vous parlerai à l’occasion. Mais rien ne presse: les rares textes disponibles datent des années 30.

Pandoc sur Snow Leopard

Pour l’instant, il n’est pas possible d’installer pandoc (et le ghc qui va bien avec) via Macport sur Snow Leopard. Ca bug. Fichtre. Pour les amateurs de détails techniques précis, disons qu’il y a un bidule qui fout la merde dans la compilation du machin et, ça, c’est mal.

C’est mal et c’est aussi très con parce que depuis que je l’ai découvert sous Linux, je suis devenu dingue de pandoc, et que j’aimerais vraiment pouvoir l’utiliser aussi sur le Mac. Et si Linux peut le faire, y a pas de raison que le Mac ne puisse pas. Non mais.

Après moultes recherches, d’âpres tentatives d’installation et une bordée de jurons qui feraient rougir ma maman, je peux finalement vous annoncer que (en attendant que le bug avec Snow Leopard soit corrigé et qu’une version macport officielle soit dispo), il est possible de l’installer, en suivant ce tutoriel. Faites bien attention à installer les dépendances dans l’ordre indiqué.

Pour que la commande “pandoc” soit reconnue, Il faudra aussi penser à mettre à jour votre PATH (riez pas, j’en connais un qui n’y a pensé qu’après s’être arraché des poignées entières des rares cheveux qui lui reste), par exemple en ajoutant ceci dans votre ~/.bashrc :

export PATH=$PATH:~/.cabal/bin

Long live pandoc & markdown — si je puis me permettre.

Papier et stylo, ou clavier ?

Dans l’éternel débat qui oppose les amateurs de papier à ceux du clavier (réel ou virtuel), voici une comparaison de saisie d’un texte avec un stylo et du papier, un clavier (de MacBook Pro), un iPhone, un Palm, un Newton, etc. : qui est le plus rapide ?

Via Daring Fireball.

Très intéressant. On notera cependant un aspect qui n’a pas été pris en compte dans la comparaison : la rapidité de mise en route (et là, le papier garde un petit avantage) — oui oui, je chicane. Et oui, j’aime le papier et le stylo (en plus, j’utilise le même Lamy, mais pas la même encre) 😉