Frederik Pohl a un blog

Ecoutez-le parler du fandom, de son travail d’auteur et d’éditeur, de John W. Campbell, de l’âge d’or des magazines de SF, ou encore de son ami d’enfance Isaac Asimov et d’autres auteurs qui ont fait la SF — la mienne en tout cas : celle que je lisais gamin. Et que je lis encore aujourd’hui.

What Isaac did was write an actual story, leave it with Campbell and come back a month later to get the rejected manuscript (which he then mailed off to Amazing Stories, who bought it right away), along with a thirty-minute lecture on what Isaac did wrong and what he should have done right. So Isaac wrote a second story, trying to do it as Campbell had described. That got the same treatment; bounce with lecture from Campbell, acceptance by Amazing. And the third story was the charm. It was accepted by Campbell, as were scores of others over the next decades.

(Frederick Pohl, Isaac, Part 2 of many)

Traduit vite fait, ça donne ceci :

Ce que Isaac faisait c’était écrire une histoire, la déposer chez Campbell et repasser un mois plus tard pour récupérer le manuscrit refusé (qu’il envoyait ensuite à Amazing Stories [NDT: un magazine concurrent à celui de Campbell] qui l’achetait immédiatement), ainsi qu’un sermon de 30 minutes sur ce que Isaac avait mal fait et ce qu’il aurait du faire pour bien faire. Ensuite Isaac écrivait une seconde histoire, en essayant de la faire coller à ce que Campbell avait dit. Elle connaissait le même sort; un rejet et un sermon de Campbell, un achat par Amazing. Et la troisième histoire était la bonne. Elle était acceptée par Campbell, ainsi que le furent nombre d’autres durant les décennies suivantes.

The Way the Future Blogs. C’est fantastique, si je puis dire 😉

C’est intéressant de voir un auteur qui a connu le succès que l’on sait, travailler et retravailler son texte pour l’amener là où son rédacteur en chef l’attendait… Savoir mordre sur sa chique, quoi, apprendre le métier en suivant les conseils de son rédacteur en chef. Ne pas se croire déjà arrivé… où cela, d’ailleurs ?

Tiens, je vais relire quelques nouvelles de Asimov et pas plus tard que tout de suite 😉

iPad ou Kindle, qui a le meilleur écran pour lire ?

Ca dépendra de ce que nous lisons, et comment nous lisons. 

Je n’imagine pas vraiment lire un magazine ou un manuel informatique sur le Kindle, avec ses possibilités minimales de mise en page et d’interactivité, alors que je vais pouvoir l’afficher en couleurs sur l’iPad, dans une mise en page comparable à la version papier, avec en plus de la vidéo, du son, du Web et — vous n’espériez quand même pas y échapper — de la pub partout (l’iPad, le paradis des annonceurs ?). 

Sans parler du confort de pouvoir feuilleter le magazine sans attendre que la page s’affiche : la technologue du Kindle est reposante pour les yeux et offre une bonne qualité d’affichage, mais elle est lente, alors que l’écran de l’iPad semble comparable à celui d’un MacBook, la taille mise à part.

Pour lire un roman, un livre “sérieux” et sur lequel on va passer du temps, l’écran de l’iPad risque de fatiguer très rapidement les yeux. Ca n’aurait donc rien d’étonnant de garder un Kindle à portée de main…

Ou alors — dans un hypothétique sursaut de résistance à la surenchère de terminaux électroniques dont on voudrait nous (et dont on aimerait se) convaincre qu’ils sont indispensables — je vais continuer à lire “en papier”, jusqu’à ce qu’on me propose vraiment  mieux en version numérique, dans un seul appareil ? Mouais… En même temps, l’iPad j’ai vraiment très envie d’y publier des trucs (pas forcément informatiques), et donc d’en lire dessus 😉

Les artistes ont le droit de signer leur création

At least (…) engineers should get credit for their work because (…) artists should get to sign their work.

(John Gruber, à propos des ingénieurs qui font OS X, Via MacWorld.)

J’aime bien cette idée d’avoir le droit de signer ce que l’on fait. 

Vu de l’extérieur, ça semble aller de soi mais c’est pourtant loin d’être évident. Et ça l’est encore moins dans un environnement mixte ou plusieurs personnes contribuent à un projet, collectivement.

A mon sens, il n’y a pas de différence fondamentale entre écrire, peindre ou composer une oeuvre et coder. Ce n’est pas le même genre d’histoire qui est raconté, ni la même émotion qui est atteinte. Mais c’est le même objectif : faire en sorte que ça marche. Partir de rien et arriver à quelque chose qui accroche l’utilisateur, le lecteur, le spectateur ou l’auditeur. C’est le même effort de réflexion, d’analyse et d’imagination, ce sont les mêmes doutes et les mêmes espoirs. C’est le même esprit audacieux (ou pas), c’est la même originalité qui est à l’oeuvre (ou la même capacité à pomper sans en avoir l’air le travail des autres, les vrais créateurs). C’est la même curiosité (ou la même routine monotone). 

Et c’est probablement le même plaisir qu’on éprouve quand “ça marche”.

Après tout, le premier Mac ne portait-il pas la signature de ses créateurs dans sa coque.

Désactiver l’avertissement au premier démarrage d’une application téléchargée

Chaque fois qu’on démarre pour la première fois une application téléchargée sous  (Snow) Leopard, on à droit à un avertissement de ce genre :

warning.png

Voici une petite astuce pour le désactiver définitivement.

Attention : cet avertissement, comme on peut s’en douter, sert à éviter de démarrer par inadvertance une application malicieuse. Je connais assez mon Mac (et je sais très bien ce que je télécharge) pour ne pas m’inquiéter de cela. A vous de décider si vous pouvez télécharger sans ce garde-fou.

Lancez le Terminal et tapez:
defaults write com.apple.LaunchServices LSQuarantine -bool NO

Pour le réactiver, remplacez NO par YES et redémarrez à nouveau.

Astuce pêchée sur MacWorld.

Ecrire : tenir un journal papier et numérique

Bosser plus efficacement, n’est pas mon unique objectif pour cette année. Je souhaite également me mettre sérieusement à écrire autre chose que des ouvrages techniques et/ou informatiques. Et ça, c’est pas gagné, vraiment pas. J’en tremble rien que d’y penser.

Mais il n’y a pas de formule magique. Si je veux écrire quelque chose, il s’agit de m’y mettre, de suer et d’avancer, chaque jour. Bref, il faut travailler et faire jouer ma belle musculature cérébrale sous les feux du soleil, pour espérer attirer et séduire la muse 😉

Comme pour le boulot, je suis persuadé que c’est une erreur de vouloir tout changer d’un coup. C’est même courir à l’échec. Donc, là aussi, je vais avancer d’un seul pas à la fois. Les premiers objectifs seront même assez facile à atteindre, histoire de ne pas me démotiver en échouant sur des choses trop prétentieuses ou trop exigeantes.

Le tout premier objectif est, même simplissime dans son genre, je vais copier !

Environ deux ans de notes, d’idées, de bouts de dialogues, de descriptions, de tout un tas de trucs et de machins plus ou moins intéressants, sagement accumulés mais inexploitables tant qu’ils sont enfermés dans les pages de ces carnets. 

Je vais donc les recopier en format numérique (dans des fichiers .TXT), histoire de profiter des gros avantages que ça apporte : recherche, copier/coller, etc. Et pour ça, y aura pas le choix : va falloir relire chaque page pour recopier ce qui en vaut la peine — je me suis bien demandé s’il fallait pas tout copier, genre “attention à respecter l’intégrité du document! et patatipatata valeur historique et patatipatata…”, mais hé! c’est pas des manuscrits de Kumran dont il est question — Bref, chaque soir, pendant 1h maximum, je jouerai au moine copiste high-tech. Je me suis donné 2 mois. 

Ce sera probablement très chi… monotone, mais c’est facile à faire (ça n’exige qu’un peu de patience et de temps) et je serai vachement content de l’avoir fait, après.

Ca va me permettre d’éponger le retard, mais pendant ce temps je vais continuer à accumuler de nouvelles notes. Pour ne pas retomber dans le même problème, depuis cette semaine, je m’oblige à recopier chaque soir les notes de la journée. J’en suis le premier surpris, mais ça marche : non seulement je le fais, mais ça ne prend que quelques minutes.

En plus, relire les notes quand les faits ou les idées sont encore frais dans votre mémoire, ça aide à les affiner.

Tout ce travail, juste pour recopier ce qui a déjà été écrit une première fois. Je suis certains que vous vous posez la même question que moi : pourquoi s’emmerder avec le papier ? Pourquoi ne pas directement écrire sur l’ordinateur (ou sur l’iPhone) ? 

Cela changera peut-être un jour mais, actuellement, pour la prise de notes rapide (et tout terrain), rien ne vaut un bloc-notes et un crayon. Et même pour les choses plus longues et plus calmes, je dois bien avouer que “ça” me vient plus facilement une plume à la main, plutôt que les doigts écartelés sur les touches d’un clavier, comme un vieux grippe-sou tentant de ramener à lui les pièces d’or éparpillées sur la table 😉